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Document unique Carrosserie :
guide et modèle à télécharger

Photo de Thony Maufay

Rédigé par : Thony Maufay, Ingénieur sécurité au travail - Créateur de Document Unique Facile.

Date de rédaction : 29 juin 2026

Rares sont les métiers qui exposent autant à des risques chimiques qu’à des risques physiques comme celui de carrossier. En appliquant peintures et vernis au pistolet, le carrossier inhale des isocyanates, première cause d’asthme professionnel d’origine chimique en France. Parmi ces professionnels, les peintres en carrosserie sont la population la plus exposée selon les données de l’INRS sur les métiers de la réparation automobile. Mais l’asthme du carrossier est loin d’être la seule source de danger chimique. Le ponçage dégage des poussières (ex : métaux, mastics, fibres de verre) bioaccumulables dans les poumons, et la soudure émet des fumées classées cancérogènes pour l’homme (groupe 1) par le CIRC depuis 2017. Pour ce qui est des risques physiques, la majorité des maladies professionnelles proviennent de gestes répétitifs réalisés avec force et insistance, durant les travaux de ponçage jusqu’au lustrage final après peinture qui usent les articulations et provoquent des Troubles Musculo Squelettiques des membres supérieurs à long terme (ex : tendinite au niveau des épaules). À ces atteintes physiques et chimiques de long terme s’ajoutent aussi des risques immédiats : brûlures, coupures, projections, coup d’arc, sans oublier l’exposition au bruit, aux vibrations et à la possibilité de départ de feu et d’incendie lié au stockage de solvants inflammables.

 

Face à cette accumulation de risques, le document unique doit devenir l’outil permettant d’organiser la prévention dans votre carrosserie afin de diminuer les accidents de travail et surtout les maladies professionnelles de long terme.

Ce guide détaille à partir de quand le document unique devient obligatoire pour toute carrosserie, comment le structurer en vous présentant les choix que nous avons nous-mêmes retenus pour bâtir notre document unique déjà rempli pour la carrosserie à télécharger.

À partir de quand une carrosserie doit-elle avoir un document unique ?

Aucune entreprise de carrosserie ne peut se passer de document unique dès qu’elle embauche un salarié, quel que soit son contrat de travail (ex : CDI, CDD, apprentissage, intérim).

Deux articles du Code du travail sont à l’origine de cette obligation : l’article L.4121-3 oblige l’employeur à évaluer les risques pour la santé et la sécurité des salariés, et l’article R.4121-1 exige de retranscrire le résultat de cette évaluation dans un document unique. Le chef d’entreprise reste le seul responsable du document unique même s’il confie sa réalisation à un tiers : mieux vaut donc le confier à un professionnel compétent enregistré IPRP.

 

L’absence de document unique ou son défaut de mise à jour expose à une contravention de 5e classe (R.4741-1). Le risque majeur se situe cependant ailleurs : si un salarié développe un asthme professionnel ou un cancer reconnu comme issu de son activité de carrossier, l’absence d’évaluation des risques facilite la reconnaissance de la faute inexcusable de son employeur. Devant le conseil de prud’hommes, les sommes de dédommagement requises sont alors en capacité de couler financièrement l’entreprise.

Notre choix des unités de travail pour ce document unique carrosserie.

Une unité de travail est un regroupement de tâches qui exposent les salariés à des risques comparables. Pour notre document unique carrosserie, nous avons retenu sept unités de travail, pour un total de 32 situations à risque couvrant toute l’activité d’une carrosserie type, de la cabine de peinture jusqu’aux tâches administratives. Voici, pour chacune, les principaux dangers et risques que nous avons identifiés.

La peinture

Cette unité de travail couvre la préparation et l’application des apprêts, peintures et vernis, en cabine comme en atelier.

  • Inhalation d’isocyanates : appliquer au pistolet des peintures et vernis à base de polyuréthane projette dans l’air un brouillard chargé d’isocyanates. Inhalés, ils provoquent l’asthme du carrossier, une maladie respiratoire irréversible. Ce danger sera développé plus en détail au cours de cet article.

  • Contact cutané avec les additifs et solvants : durcisseurs, diluants, anti-silicones et bases à mater s’en prennent à la barrière cutanée de la peau lors de la préparation des mélanges et du nettoyage du matériel (ex : pistolet, verre doseur). À court terme, ils provoquent des irritations et des brûlures. À long terme, ils sont à l’origine de dermatoses et d’eczémas.

  • Inhalation de solvants (COV) : les vapeurs de solvants issus des peintures et des nettoyants (qui sont des composés organiques volatils, COV) irritent les voies respiratoires en cas d’inhalation. Transportés par le sang, ils finissent par atteindre le système nerveux, provoquant maux de tête, vertiges et troubles de la concentration.

  • Incendie et explosion : les peintures, vernis et solvants sont hautement inflammables. Le brouillard qui se forme lors de leur pulvérisation peut suffire à former une atmosphère explosive, tout comme un défaut d’étanchéité des contenants lors de leur stockage. La moindre source de chaleur / d’inflammation peut devenir le point de départ d’un incendie ou d’une explosion.

La tôlerie

Cette unité de travail couvre le redressage, le ponçage, la soudure et le remplacement des éléments de carrosserie des véhicules.

  • Gestes répétitifs : le ponçage (à la cale ou à la ponceuse) et le lustrage sollicitent sans cesse les coudes et les épaules. Répétés durant toute une carrière professionnelle, ces gestes provoquent des troubles musculo-squelettiques (ex : tendinites des épaules, épicondylite des coudes).

  • Manutention des éléments de carrosserie : porter et positionner des pièces lourdes et encombrantes (ex : capot, pare-chocs, portière) sollicite le dos et les épaules et favorise lombalgies et TMS.

  • Inhalation de poussières de ponçage : poncer les carrosseries des véhicules dégage des poussières de métaux, de mastics, de plastiques, d’anciennes peintures et de fibres de verre. À long terme, l’inhalation de ces composés provoque des bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO) et des fibroses pulmonaires. Ce danger fera l’objet d’un développement dédié.

  • Fumées et rayonnement de soudure : souder émet des fumées métalliques cancérogènes, ainsi qu’un rayonnement lumineux intense. Ce danger sera également traité au cours de cet article.

  • Vibrations : les ponceuses et meuleuses transmettent des vibrations aux mains et aux bras. Après plusieurs heures de travail, cela peut provoquer le syndrome de Raynaud (doigts blancs insensibles, ou bleus et gonflés), et à long terme, des atteintes ostéo-articulaires des poignets.

  • Coupures et brûlures : le bord des tôles et les outils coupants exposent les membres (principalement les mains) à des coupures, tandis que les pièces chauffées ou soudées exposent à des brûlures.

Le secrétariat et l’administration

Cette unité de travail couvre l’accueil téléphonique, la facturation et la gestion administrative de la carrosserie.

  • Travail sur écran : l’usage prolongé de l’ordinateur (ex : devis, gestion des dossiers d’assurance) fatigue la vue et sollicite le cou et les poignets. À long terme, il favorise l’apparition de Troubles Musculo Squelettiques (TMS), notamment du syndrome du canal carpien des poignets.

  • Posture assise prolongée : rester en position assise durant de longues heures favorise l’apparition de lombalgies et de douleurs cervicales, qui sont aggravées par la sédentarité en dehors du travail.

Le contact clientèle

Cette unité de travail couvre la relation avec les clients, les experts, les livreurs, bref : toutes les personnes ne travaillant pas directement pour la carrosserie mais avec lesquelles il existe des interactions.

  • Agressions verbales : un conflit sur un devis, un délai ou encore une prise en charge d’assurance peuvent dégénérer en altercation. Répétées, ces tensions laissent souvent des séquelles psychologiques (ex : stress, anxiété, insomnie, peur au travail).

  • Agressions physiques : plus rarement, l’altercation verbale bascule dans la violence physique (ex : bousculade, coup). Au-delà des blessures (ex : contusions, plaies), l’agression laisse quasi systématiquement des séquelles psychologiques durables (ex : anxiété, insomnie, peur au travail).

  • Charge mentale : les exigences de récupération rapide des véhicules de la part des clients, les négociations difficiles avec certaines assurances, la gestion des clients mécontents entretiennent le stress au travail. Quand il s’installe sur la durée, il finit par altérer la santé (ex : troubles du sommeil, anxiété, épuisement professionnel).

L’utilisation de véhicules

Cette unité de travail couvre les déplacements et les essais : récupération des véhicules, restitution, essais routiers après réparation.

  • Accident de la route : les trajets et les essais de véhicules exposent aux accidents de la circulation, qui reste encore la première cause de mortalité liée au travail en France.

  • Heurt et écrasement de piétons : déplacer et manœuvrer les véhicules aux abords de la carrosserie (ex : entrée et sortie d’atelier, repositionnement) expose les salariés et les tiers circulant aux heurts et aux écrasements.

L’environnement de travail

Cette unité de travail regroupe les risques liés aux ambiances de travail et aux installations de l’atelier.

  • Bruit : Le débosselage, le ponçage et le meulage génèrent des niveaux de bruit particulièrement élevés qui, à long terme, provoquent une surdité professionnelle irréversible qui s’accompagne potentiellement d’autres troubles (ex : perte d’équilibre).

  • Atmosphère chargée en polluants : brouillard de peinture, poussières de ponçage et fumées de soudure s’accumulent dans l’air de l’atelier et exposent l’ensemble du personnel, pas seulement les tôliers peintres. Ce point sera repris avec les dangers respiratoires au cours de cet article.

  • Chutes de plain-pied : des sols glissants (ex : poussières, coulures de produit), ou encombrés (ex : tuyaux et câbles au sol) favorisent les blessures par chutes, qui restent parmi les premières causes d’accidents de travail en atelier.

Les locaux de travail

Cette unité de travail regroupe les risques présents dans les espaces de circulation de la carrosserie.

  • Risque électrique : Les installations électriques, les machines (filaires et électroportatives) et l’usage du poste à souder exposent aux risques d’électrisation (choc électrique sans décès), voire à l’électrocution (choc électrique mortel).

  • Risque incendie : le stockage de solvants et de peintures, et surtout les chiffons et déchets imprégnés, sont source d’inflammation s’ils sont situés à proximité d’organes chauffants tels que des chaudières (ex : auto-échauffement) et peuvent propager un incendie.

Les peintures, les isocyanates, et l’asthme du carrossier.

Un peintre en carrosserie peut pulvériser du polyuréthane pendant des années sans ressentir la moindre gêne, puis du jour au lendemain avoir de l’asthme de manière irréversible. Les isocyanates des peintures sont la première cause d’asthme professionnel d’origine chimique en France, et les carrossiers la profession la plus exposée.

Les durcisseurs des peintures et vernis polyuréthane contiennent des isocyanates. Pulvérisés au pistolet, ils forment un brouillard de microgouttelettes qui reste en suspension pendant toute la phase de durcissement et pénètre profondément dans les voies respiratoires. Il suffit parfois d’une seule sensibilisation pour que l’asthme s’installe définitivement. Une fois la sensibilisation déclarée, la moindre exposition, même infime, peut déclencher des crises de toux, des sifflements et un essoufflement. Les isocyanates attaquent aussi la peau et les yeux (irritations, brûlures).

Pour prévenir de la sensibilisation aux isocyanates, voilà dans l’ordre, la prévention que nous avons intégrée à notre document unique :

  1. Substituer quand c’est possible les produits aux isocyanates (principe de substitution de l’article L.4121-2), et n’appliquer la peinture qu’en cabine ventilée et entretenue, au pistolet à peinture (type HPBV : haute pression, bas volume) ce qui réduit fortement la taille du brouillard.

  2. Équiper le peintre d’une protection respiratoire adaptée (masque à cartouche), complétée par une tenue couvrante jetable (catégorie 3 ou 4) ainsi que des gants nitrile qui doivent être renouvelés régulièrement.

  3. Assurer le suivi médical des peintres par des visites auprès du médecin du travail pour effectuer des tests spécifiques à la sensibilisation aux isocyanates et aux capacités respiratoires.

Pour rappel, la sensibilisation aux isocyanates étant irréversible, il est impossible de se débarrasser de son allergie une fois celle-ci déclarée. La prévention des risques doit donc être appliquée avant l’apparition du premier symptôme. (Source : Officiel Prévention)

Le ponçage et la soudure : poussières et fumées cancérogènes.

Poncer et souder, c’est saturer l’air ambiant de l’atelier de particules de poussières et de composés nocifs. Les poussières de ponçage s’accumulent dans les poumons de manière irréversible (bioaccumulation), tandis que les fumées de soudage sont cancérogènes pour l’homme.

Poncer est une tâche récurrente en carrosserie, qui libère des poussières de métaux, de mastics, de plastiques, d’anciennes peintures et de fibres de verre. À court terme, ces poussières irritent les voies respiratoires (rhinites). À long terme, elles provoquent des bronchopneumopathies chroniques obstructives et des fibroses pulmonaires. Concrètement, cela signifie une perte irréversible de la capacité respiratoire de la personne. La soudure ajoute à cela deux sources de dangers spécifiques : les fumées, classées cancérogènes pour l’homme (groupe 1) par le CIRC depuis 2017, et le rayonnement lumineux, qui provoque le coup d’arc (brûlure de la cornée) et, en cas d’exposition répétée sans protection adaptée, des risques de développer un mélanome.

La prévention des risques que nous avons retenue face à ces dangers repose sur trois leviers :

  1. Capter les polluants à la source : ponceuses raccordées à un dispositif d’aspiration (ex : aspirateur HEPA), torche ou bras aspirant pour la soudure, complétés par une ventilation efficace de l’atelier.

  2. Protéger les voies respiratoires (ex : au minimum masque FFP2, FFP3 de préférence contre les poussières. Masque adapté aux fumées de soudage) et les yeux (ex : masque type cagoule de soudure à teinte variable).

  3. Inscrire les agents cancérogènes rencontrés dans le document unique et organiser le suivi médical des carrossiers par la médecine du travail, comme l’impose la réglementation sur les agents CMR.

Noter que les poussières et les fumées de soudures ne touchent pas uniquement les personnes qui poncent et qui soudent dans la carrosserie. S’il n’y a pas de captation à la source ni une bonne ventilation des locaux, elles contaminent l’air de tout l’atelier et exposent l’ensemble du personnel, y compris les salariés travaillant à l’administratif.

Les EPC et EPI indispensables en carrosserie.

En prévention des risques, on agit d’abord sur le danger à la source : les équipements de protection collective (EPC) passent avant les équipements de protection individuelle (EPI), conformément à l’article L.4121-2 du Code du travail.

Les protections collectives qui nous paraissent indispensables pour toute carrosserie sont :

  • Une cabine de peinture ventilée et entretenue régulièrement pour confiner dans la cabine, puis extraire les brouillards de peintures à l’extérieur de l’entreprise.

  • La captation des poussières et des fumées à la source (ex : ponceuses reliées à un aspirateur HEPA, bras aspirant de soudure), complétée d’une bonne ventilation de l’atelier.

  • Le stockage des produits inflammables dans une armoire à produit chimique (armoire ventilée) et les déchets souillés (ex : chiffons) à l’écart des points chauds.

Les protections individuelles qui nous paraissent indispensables en carrosserie sont :

  • Une protection respiratoire type masque à cartouche (A1/P2, A2/P2 et A2/P3) pour la pulvérisation des peintures et autres produits, et des masques de protection (FFP2 minimum, FFP3 recommandé) contre les poussières de ponçage.

  • Des gants de protection chimique pour les peintures et solvants (Type EN ISO 374) ainsi que des gants anti-coupure pour les opérations de tôlerie (Type EN388).

  • Une tenue de protection à usage unique (catégorie 3 ou 4) à porter en cabine, des lunettes de protection (Type EN166) ainsi qu’un masque de protection (Type EN 175) ou une cagoule de soudure à teinte variable (Type EN 379 auto-obscurcissants).

  • Des protections auditives variées contre les bruits (Type EN352) et des chaussures de sécurité à semelle antidérapante (Type EN ISO 20345, S3).

 

L’employeur doit fournir gratuitement ces équipements et veiller à leur entretien (R.4321-4), tandis que le salarié est tenu de les utiliser conformément à leur usage (L.4122-1).

La formation et la sensibilisation des carrossiers.

Informer, sensibiliser et former aux risques est un levier de prévention comme un autre au même titre que les EPC et EPI. Les articles L.4141-1 et suivants du Code du travail imposent à l’employeur de fournir une formation à la sécurité adaptée au poste de travail à chaque salarié. Pour les carrossiers, nous recommandons en priorité :

  • La sensibilisation au risque chimique et aux CMR : savoir lire une étiquette de produits chimiques et les fiches de données de sécurité (FDS) qui doivent être collectées pour tous les produits chimiques utilisés au sein de la carrosserie (obligatoire).

  • La formation au soudage en sécurité : information sur les risques liés aux soudages, sur les EPC (captation des fumées) et EPI (cagoule de protection) à adopter pour se protéger.

  • La formation gestes et postures (PRAP) : prévenir les risques de TMS liés au ponçage, au lustrage et aux manutentions.

  • La sensibilisation au risque incendie et à la manipulation des extincteurs : particulièrement utile en carrosserie du fait du stockage de solvants et de déchets inflammables.

À cela peut s’ajouter la formation SST : Sauveteur Secouriste du Travail.

Ces actions devront être tracées dans le passeport de prévention prévu par l’article L.4141-5 du Code du travail, qui recense les attestations et certifications de chaque salarié.

Quand mettre à jour le document unique de votre carrosserie.

Un document unique n’est pas un document que l’on conserve dans sa version originale durant toute la vie de l’entreprise. Il est à mettre à jour au moins une fois par an dans les entreprises de onze salariés et plus, ainsi qu’à chaque évolution notable, quels que soient les effectifs.

L’article R.4121-2 du Code du travail prévoit la mise à jour du DUERP dans trois cas de figure :

  • Au moins onze salariés : révision annuelle obligatoire.

  • Peu importe le nombre de salariés : lors d’un aménagement dans l’entreprise (ex : nouvelle cabine de peinture, utilisation de nouveaux produits, poste à souder d’un nouveau type).

  • Peu importe le nombre de salariés : dès qu’une nouvelle information sur un risque jusque-là absent du DUERP est portée à la connaissance du dirigeant.

Comme notre document unique carrosserie est au format Excel, ces mises à jour prennent quelques minutes. Notre guide dédié à la mise à jour du document unique en détaille la marche à suivre.

Faire de ce document unique le moteur de l’amélioration continue de la sécurité dans votre carrosserie.

Un document unique ne vaut que par les actions de prévention des risques qu’il déclenche. Pour passer à l’action, la planification de la prévention des risques reste un indispensable.

À partir de cinquante salariés, l’article L.4121-3-1 impose que l’évaluation des risques aboutisse à un programme annuel de prévention des risques et d’amélioration des conditions de travail (PAPRIPACT). En dessous de ce seuil, la carrosserie consigne simplement dans le document unique une liste d’actions de prévention des risques.

 

Chez Document Unique Facile, nous sommes convaincus de l’importance de la planification de la prévention des risques. C’est pourquoi chacun de nos documents uniques intègre un calendrier de type PAPRIPACT (libre à vous de l’utiliser ou non si votre carrosserie embauche moins de cinquante salariés).

Chaque mesure de prévention des risques reçoit ainsi une échéance de mise en place ou de renforcement. En cas de contrôle de l’inspection du travail, ce calendrier constitue la preuve qu’une démarche de prévention est en place dans l’entreprise et que le chef d’entreprise assume son rôle de garant de la santé et de la sécurité des salariés. Notre page sur l’évaluation des risques professionnels et notre guide de rédaction du document unique détaillent la méthode pour ce faire.

FAQ sur le document unique pour une carrosserie.

C’est quoi le document unique pour une entreprise ?

Le document unique (ou DUERP) est le document où l’employeur va consigner, unité de travail par unité de travail, les risques qui pèsent sur la santé et la sécurité de ses salariés. Il sert ensuite de base à l’élaboration du plan de prévention des risques.

Le document unique est-il obligatoire pour ma carrosserie ?

Oui, dès le premier salarié et quel que soit son contrat de travail. Seul un carrossier qui travaille réellement seul, sans salarié, en est dispensé.

Quel est le rôle du document unique dans ma carrosserie ?

Il recense les dangers propres au métier (ex : isocyanates, poussières de ponçage, fumées de soudage, TMS, bruit…), en mesure la gravité et sert à planifier les actions de prévention.

Qui doit établir le document unique de ma carrosserie ?

La responsabilité revient à l’employeur. Il peut le rédiger lui-même s’il en a les compétences, ou à défaut en confier la réalisation à un professionnel compétent enregistré IPRP.

Comment rédiger le document unique de ma carrosserie ?

En quatre étapes : découper l’entreprise en unités de travail, recenser les dangers dans chacune, évaluer chaque risque (notre méthode d’évaluation des risques se base sur l’occurrence, la gravité, la fréquence et la maîtrise), puis définir les mesures de prévention adaptées.

Qui peut consulter le document unique de ma carrosserie ?

Vos salariés et le CSE, le médecin du travail, l’inspection du travail et les agents de prévention de la CARSAT. Un ancien salarié peut aussi le demander pour la période où il était en activité dans l’entreprise.

Où stocker le document unique de ma carrosserie ?

Dans n’importe quel endroit de l’entreprise, tant qu’il est facilement consultable, sur papier ou sur informatique. Chaque version est à conserver au moins quarante ans pour garder la traçabilité des expositions (ex : isocyanates, fumées de soudage, poussières).

À quelle fréquence dois-je mettre à jour le document unique de ma carrosserie ?

Chaque année dès que vous avez atteint le seuil de onze salariés, et, quel que soit l’effectif, à chaque changement notable (ex : nouvelle cabine, nouveaux produits) ou dès qu’un risque nouveau apparaît.

Qui doit mettre à jour le document unique de ma carrosserie ?

L’employeur reste le seul responsable. Faute de compétences en interne, il peut s’appuyer sur un professionnel compétent enregistré IPRP. Le format Excel de nos documents uniques rend toutes les mises à jour simples et rapides, sans devoir tout recommencer à zéro, contrairement au format PDF fourni par d’autres entreprises.

Téléchargement du document unique pour carrosserie gratuit.

Notre modèle de document unique gratuit dédié aux carrosseries est disponible ci-dessous. Il contient la même trame que notre document unique carrosserie déjà complété, soit :

  • Une page de couverture illustrée adaptée aux carrosseries.

  • Une page d’informations sur l’entreprise.

  • Une présentation de la méthode d’évaluation des risques utilisée.

  • Une section d’évaluation des risques professionnels.

  • Une section de prévention des risques professionnels, assortie d’un calendrier de planification.

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