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Document unique Carreleur:
guide et modèle à télécharger

Photo de Thony Maufay

Rédigé par : Thony Maufay, Ingénieur sécurité au travail - Créateur de Document Unique Facile.

Date de rédaction : 12 Juin 2026

Le métier de carreleur est l’un des métiers du bâtiment les plus exposés aux troubles musculo-squelettiques (TMS). Le travail à genoux, adopté plusieurs heures par jour pour poser le carrelage au sol, en est la première raison. Les TMS représentent aujourd’hui près de 90 % des maladies professionnelles reconnues en France, tous secteurs d’activité confondus (INRS, données Cnam 2024), et le genou en est l’une des articulations les plus touchées.

 

À cette usure articulaire s’ajoute un danger plus silencieux : l’inhalation de poussières de silice cristalline classées cancérogènes avérées (INRS) en raison de la découpe de carrelage, surtout de grès cérame. Dans ces circonstances, la création d’un document unique est la première pierre d’une démarche de prévention des risques qui va vous permettre de diminuer la survenue d’accidents et de maladies professionnelles dans votre entreprise au quotidien.

Dans ce guide, nous vous expliquons à partir de quand le document unique devient obligatoire pour tout carreleur à son compte, comment il est structuré, et surtout, quels choix nous avons retenus pour concevoir notre propre document unique destiné aux carreleurs.

À partir de quand vous faut-il un document unique en tant que carreleur ?

Le document unique est obligatoire pour tout carreleur à son compte dès l’embauche de son premier salarié, quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, apprentissage, intérim).

Cette obligation découle de l’article L.4121-3 du Code du travail, qui impose à l’employeur d’évaluer les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs sous ses ordres, et de l’article R.4121-1, qui prévoit la transcription de cette évaluation dans un document unique. L’employeur reste responsable de cette évaluation, y compris lorsqu’il en confie la réalisation à un tiers, d’où l’intérêt de faire appel à un professionnel compétent enregistré IPRP.

L’absence de document unique, ou son défaut de mise à jour, engendre une contravention de 5e classe au titre de l’article R.4741-1 du Code du travail. Au-delà de l’amende, c’est surtout en cas d’accident ou de maladie professionnelle que l’enjeu est lourd pour le chef d’entreprise : l’absence d’évaluation des risques facilite la reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur, ce qui engendre des pénalités financières importantes pour l’entreprise.

Notre choix des unités de travail pour ce document unique.

Une unité de travail regroupe des situations de travail qui exposent les salariés à des risques comparables.

 

Pour notre document unique carreleur, nous avons retenu quatre unités de travail, qui couvrent 28 situations à risque, du travail sur le chantier jusqu’aux tâches administratives, en passant par les déplacements routiers. Voici les dangers principaux que nous avons retenus pour chacune d’entre elles.

Sur le chantier

C’est l’unité de travail la plus fournie en dangers, du fait que c’est également là que se concentrent les contraintes physiques, chimiques et mécaniques du métier.

  • Postures contraignantes, et notamment le travail à genoux : la pose du carrelage au sol impose de rester agenouillé de longues heures. Cet appui prolongé use l’articulation du genou et peut provoquer sur le long terme l’hygroma du genou (inflammation des bourses séreuses du genou), des lésions des ménisques, et la compression du nerf sciatique au niveau du bassin. Ce danger qui reste un des plus emblématiques du métier sera développé plus en détail dans cet article.

  • Manutentions manuelles : les carreaux de carrelage sont lourds et conditionnés en paquets, les sacs de ciment et de mortier sont également conditionnés en grande quantité, ainsi que la colle (sacs de 25 kg). Le chargement – déchargement ainsi que la manutention de ces charges jusqu’au chantier (parfois difficile d’accès, ce qui empêche d’utiliser des aides à la manutention) exposent le dos et les épaules à des lombalgies et à des TMS (ex : tendinopathies, syndrome du canal carpien des poignets, etc.).

  • Gestes répétitifs : la coupe à la carrelette, le lissage à la truelle et à la taloche, la pose du carrelage carreau par carreau sont autant de tâches qui nécessitent en continu de réaliser des gestes répétitifs avec ses mains, ses poignets et ses épaules. Le froid et l’humidité sur les chantiers, en particulier sur des travaux neufs où il n’y a pas de chauffage, aggravent ces atteintes articulaires.

  • Poussières de silice cristalline : la découpe du carrelage, en particulier du grès cérame, libère des poussières fines de silice cristalline classées cancérogènes. Ce risque chimique, insidieux car à effet différé, est développé dans une partie dédiée plus bas.

  • Produits chimiques (ciment, colles, résines) : le ciment et les mortiers sont caustiques et allergisants (le chrome qu’ils contiennent provoque des dermatites et de l’eczéma), tandis que les colles et les joints à base de résine époxy peuvent provoquer des réactions allergiques (R.4412-1 et suivants).

  • Coupures et happement par les machines : les scies utilisées pour la coupe du carrelage, les meuleuses et carrelettes électriques peuvent provoquer des coupures profondes, voire des sectionnements de membres, ainsi que des projections d’éclats vers les yeux.

  • Chutes de hauteur : la pose de faïence murale nécessite de travailler en hauteur. L’utilisation de matériel inadapté (ex : tréteaux, chaise, au lieu d’utiliser un escabeau) constitue un facteur de risque important. Les chutes de hauteur provoquent généralement des blessures engendrant des arrêts de travail, notamment des fractures d’un ou plusieurs os.

  • Chutes de plain-pied : des sols rendus glissants par de la colle au sol, de l’eau liée à la découpe des carreaux de carrelage, ou l’encombrement du chantier par des gravats issus d’anciens carrelages peuvent provoquer des entorses et des contusions.

  • Bruit : la découpe et le meulage dans une pièce fermée, encore plus si elle est vide (travaux neufs), génèrent un bruit intense du fait de la réverbération ; une exposition répétée à 80 dB(A) ou plus sur huit heures de temps peut conduire à une surdité professionnelle irréversible, reconnue au tableau n° 42 des maladies professionnelles.

  • Risque électrique : l’usage de machines électriques avec les mains humides du fait de l’eau de découpe accentue les risques d’électrisations et d’électrocutions.

Les déplacements routiers

Les trajets entre le siège de l’entreprise et les chantiers exposent au risque routier, première cause de mortalité au travail.

  • Accident de la route : la fatigue (notamment en hiver et en automne), les longs trajets, le non-respect du Code de la route (vitesse), le fait de vouloir rattraper son retard sur la route du fait de la pression d’un planning trop chargé, augmentent les risques d’accident de la route.

  • Frein de parking mal serré : l’oubli de serrer le frein à main ou un problème technique peuvent provoquer de graves accidents si le véhicule de l’entreprise se met à dévaler une pente alors qu’il était garé en pente.

Le contact avec la clientèle

Le carrelage a une dimension esthétique très importante au sein d’une rénovation ou sur des travaux neufs. En conséquence, les exigences des clients sont la plupart du temps élevées en ce qui concerne le rendu final des travaux.

  • Agressions verbales : des litiges sur les délais de réalisation, sur le montant des devis ou sur la qualité des finitions (ex : taille des joints, alignement des carreaux) peuvent dégénérer en échanges agressifs entre le carreleur et le client, siège de risques psychosociaux (ex : insomnie, perte d’appétit, de sommeil, peur au travail, etc.)

  • Agressions physiques : pour les mêmes raisons que les agressions verbales, les situations de tensions entre les carreleurs et les clients peuvent dégénérer en agressions physiques avec à la clé des blessures physiques (ex : hématomes) mais également des séquelles psychologiques (ex : insomnie, perte d’appétit, de sommeil, peur au travail, etc.)

Le secrétariat et les tâches administratives

Au sein d’une entreprise, l’établissement des devis, la facturation et la gestion du personnel se font le plus souvent sur ordinateur.

  • Travail sur écran : l’usage prolongé de l’écran provoque une fatigue visuelle, mais peut également générer des maux de tête et des TMS au niveau du cou et des poignets.

  • Posture assise prolongée : la station assise statique prolongée favorise l’apparition de lombalgies et de douleurs cervicales.

Le travail à genoux, source de dommages articulaires irréversibles chez les carreleurs.

Le travail à genoux est le risque le plus emblématique du métier de carreleur : la pose de carrelage nécessite d’adopter la position à genoux de manière prolongée, plusieurs heures par jour, ce qui use l’articulation des genoux à long terme.

Chez les carreleurs, ce sont les genoux qui sont les membres les plus exposés à l’usure professionnelle. L’appui prolongé sur les sols provoque des microtraumatismes répétés qui débouchent sur l’hygroma du genou (inflammation des bourses séreuses), reconnu comme maladie professionnelle au tableau n° 57 des maladies professionnelles, et sur des lésions chroniques du ménisque, reconnues au tableau n° 79 des maladies professionnelles. (l’hygroma du genou chez les carreleurs est un cas d’école typique de pathologie professionnelle). À cela s’ajoute la compression du nerf sciatique au niveau du bassin.

 

Les facteurs aggravants de ce danger sont bien connus : en premier lieu figure l’absence du port de protège-genoux adaptés (norme EN 14404). À cela s’ajoute le travail sur des sols froids ou humides, et l’absence de rotation de tâches entre collègues (qui permet de diminuer l’exposition individuelle de chacun). Pour contrer ce danger, voici la hiérarchie de prévention que nous avons retenue dans notre document unique carreleur :

  1. Réduire à la source le temps passé à genoux : recours aux aides à la pose (siège ou chariot de carreleur roulant, tabouret bas) et rotation de tâches entre collègues (alterner pose au sol et pose murale si possible, ou pose au sol et découpe) ;

  2. Aménager le poste de travail pour être moins exposés collectivement : tapis et coussins de protection, assises ergonomiques pour limiter l’appui direct sur le genou.

  3. Utiliser des EPI : protège-genoux normalisés pour travaux à genoux (Type EN 14404).

Cette logique applique le principe de priorité donnée à la prévention collective sur la protection individuelle posé par l’article L.4121-2. La formation gestes et postures doublée d’un suivi médical régulier est un très bon complément à ces mesures de terrain.

La silice cristalline issue de la découpe de carrelage, un danger cancérogène (CMR).

La découpe de carreaux de carrelage, en particulier de grès cérame, libère des poussières de silice cristalline classées cancérogènes. Il s’agit du risque chimique le plus grave pour la santé, mais également le plus insidieux, du métier de carreleur.

Inhalée de façon répétée, la silice cristalline provoque la silicose, une fibrose pulmonaire (perte de capacité respiratoire irréversible) qui dans les cas les plus graves évolue vers une insuffisance respiratoire. La silice joue aussi un rôle avéré dans le cancer des bronches et des poumons. Elle est classée cancérogène avéré (groupe 1) par le CIRC. Les travaux qui exposent à la silice figurent sur la liste réglementaire des procédés cancérogènes (INRS). Près de 300 000 salariés y sont exposés en France, et les affections qui en découlent sont reconnues au tableau n° 25 du régime général. À titre d’illustration : découper du carrelage à sec en intérieur expose souvent davantage aux poussières de silice que l’usage du marteau-piqueur en extérieur (milieu ventilé).

Parce qu’il s’agit d’un procédé cancérogène, ce sont les règles de prévention applicables aux agents CMR qui s’imposent, avec une valeur limite d’exposition professionnelle : VLEP (à titre informatif car difficilement mesurable sur le chantier, elle est de 0,1 mg/m³ sur huit heures pour le quartz).
 

Sur l’aspect prévention du danger lié à l’inhalation de poussières de silice que nous avons intégrée à notre document unique, celui-ci repose d’abord sur la suppression des poussières à la source : toujours privilégier la découpe à l’eau plutôt qu’à sec, toujours raccorder les machines à un système d’aspiration efficace si la découpe à sec est inévitable, ventiler le lieu de travail autant que possible (s’il n’y a pas de poussières au sol pour éviter leur remise en suspension), et nettoyer par aspiration plutôt qu’à la soufflette ou au balai. Le masque respiratoire FFP3 vient en complément de toutes ces mesures (car la mise en place d’EPC est systématiquement priorisée à la mise en place d’EPI, même si aucune ne supplante l’autre).

Enfin, une mesure de l’empoussièrement peut permettre de se rendre compte de la quantité de poussière permettant d’atteindre la VLEP, mais cela n’est pas facilement réalisable, et surtout, cela ne constitue pas une mesure de prévention en soi.

La coordination SPS sur les chantiers du bâtiment concerne également les carreleurs.

Dès que plusieurs entreprises interviennent sur un même chantier, une coordination en matière de sécurité et de protection de la santé (SPS) est obligatoire selon la loi actuellement en vigueur.

Le carreleur intervient généralement en fin de chantier sur les travaux neufs, possiblement en co-activité avec d’autres corps de métier du bâtiment (ex : plombier, électricien, plaquiste, peintre). L’article L.4532-1 du Code du travail impose alors la désignation d’un coordonnateur SPS, qui établit un plan général de coordination (PGCSPS) et tient à jour le dossier d’interventions ultérieures sur l’ouvrage (DIUO) si des interventions futures sont prévues. De son côté, le carreleur à son compte rédige son plan particulier de sécurité et de protection de la santé (PPSPS), prévu par l’article R.4532-56 du Code du travail.

Ces documents organisent la sécurité collective du chantier quand plusieurs entreprises interviennent simultanément : ils complètent le document unique de l’entreprise, sans jamais le remplacer.

Les EPC et EPI indispensables du carreleur.

La prévention privilégie toujours les équipements de protection collective (EPC) sur les équipements de protection individuelle (EPI), conformément au principe posé par l’article L.4121-2.

Les équipements de protection collective qui nous paraissent indispensables pour les carreleurs sont :

  • La découpe à l’eau.

  • L’aspiration des poussières à la source sur les machines de coupe.

  • La ventilation du lieu de travail.

  • L’utilisation d’aides à la pose limitant le travail à genoux (sièges et chariots de carreleur, tabourets roulants).

  • L’utilisation d’aides à la manutention pour le port des charges lourdes.

Les équipements de protection individuelle qui nous paraissent indispensables pour les carreleurs sont :

  • Des protège-genoux pour les travaux à genoux (Type EN 14404).

  • Des masques respiratoires FFP3 contre les poussières de silice (Type EN149).

  • Des lunettes de protection contre les projections (Type EN166).

  • Des gants de protection chimique pour le ciment et les colles (Type EN374) et des gants pour les risques mécaniques comme les manutentions (Type EN388).

  • Des protections auditives pour la découpe et le meulage du carrelage (Type EN352).

  • Des chaussures de sécurité (Type EN20345).

  • Des casques de chantier ou des casquettes coquées, notamment en cas de co-activité avec des personnes travaillant en hauteur (Type EN397).

Pour rappel, l’employeur doit mettre ces équipements à disposition gratuitement et veiller à leur entretien (ex : remplacement en cas d’usure) selon l’article R.4321-4. Le salarié doit quant à lui les utiliser conformément à l’usage pour lequel ils sont prévus (L.4122-1).

La formation et les actions de sensibilisation importantes pour les carreleurs.

La formation, l’information et la sensibilisation aux risques sont des leviers de prévention à part entière, au même titre que les équipements de protection collective et individuelle. L’article L.4141-1 et les articles suivants du Code du travail imposent à l’employeur de former à la sécurité sur les risques liés au poste de travail du salarié. Pour les carreleurs, nous recommandons en priorité :

  • La formation gestes et postures (autrement appelée PRAP, pour Prévention des Risques liés à l’Activité Physique), pour prévenir tous les risques liés à la manutention et au travail à genoux.

  • La sensibilisation au risque cancérogène des poussières de silice (avec rappel des bonnes pratiques : découpe à l’eau, captage à la source, port du masque FFP3).

  • La formation à l’utilisation en sécurité des machines de coupe utilisées sur les chantiers.

  • La sensibilisation aux risques chimiques du ciment et des résines époxy (dermatites, allergies de contact).

Note personnelle : Même si cela est moins critique pour le métier de carreleur, il est tout de même possible de faire passer aux équipes la formation extincteur ainsi que la formation SST : sauvetage secourisme du travail.

Toutes les actions de formation devront être tracées dans le passeport de prévention prévu par l’article L.4141-5 du Code du travail, qui recense également les attestations et certifications acquises par chaque salarié.

Quand modifier ou mettre à jour ce document unique.

Le document unique doit être mis à jour au moins une fois par an dans les entreprises d’au moins onze salariés, et à chaque évolution importante au sein de l’entreprise.

L’article R.4121-2 du Code du travail prévoit une mise à jour :

  • Au moins annuelle pour les entreprises de onze salariés ou plus.

  • Lors de tout aménagement important modifiant les conditions de travail (nouvelle machine de découpe, nouveau type de chantier, nouveau produit).

  • Lorsqu’une information nouvelle sur un risque apparaît.

Notre document étant fourni au format Excel, il se modifie facilement pour intégrer ces évolutions. Notre guide dédié à la mise à jour du document unique détaille la marche à suivre.

Faire de ce document unique le moteur de l’amélioration continue de la sécurité dans votre entreprise de pose de carrelage.

Le document unique n’a de valeur que s’il débouche sur des actions de prévention concrètes et planifiées.

Pour les entreprises d’au moins cinquante salariés, la loi impose, via l’article L.4121-3-1 du Code du travail, que l’évaluation des risques débouche sur un programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail (PAPRIPACT).

En dessous de cinquante salariés, la seule obligation est d’avoir une liste d’actions de prévention des risques qui doit figurer dans le document unique.
 

Chez Document Unique Facile, parce que la planification nous paraît importante pour passer à l’action et mettre en place la prévention des risques sur le terrain, nous avons décidé d’inclure un calendrier de type PAPRIPACT dans l’ensemble de nos documents uniques : chaque mesure de prévention listée se voit attribuer une échéance de mise en place ou de renforcement. En cas de contrôle de l’inspection du travail, ce suivi constitue la preuve d’une démarche de prévention vivante. Notre page consacrée à l’évaluation des risques professionnels et notre guide de rédaction du document unique approfondissent la méthode.

FAQ sur le document unique pour les carreleurs.

C'est quoi le document unique pour une entreprise ?

Le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) est le document obligatoire qui recense, dans un seul document, l’ensemble des risques pour la santé et la sécurité des salariés d’une entreprise.

Le document unique est-il obligatoire en tant que carreleur ?

Oui. Il est obligatoire dès le premier salarié embauché, quel que soit son contrat de travail. Seuls les carreleurs indépendants, sans salarié, n’y sont pas soumis.

Quel est le rôle du document unique dans mon entreprise de carrelage ?

Il sert à identifier les dangers du métier (ex : travail à genoux, manutentions, exposition à la silice, utilisation de machines de découpe et de produits chimiques, etc.), à les hiérarchiser, puis à décider des mesures de prévention adaptées pour protéger les salariés.

Qui doit établir le document unique de mon entreprise de carrelage ?

L’employeur en est responsable. Il peut le réaliser lui-même s’il est compétent ou, à défaut, recourir à un professionnel compétent reconnu et enregistré IPRP.

Comment rédiger le document unique de mon entreprise de carrelage ?

Il faut découper l’activité en unités de travail, lister les dangers, coter les risques (pour cela, notre méthode se fonde sur l’occurrence, la gravité, la fréquence et la maîtrise), puis associer des mesures de prévention.

Qui peut consulter le document unique de mon entreprise de carrelage ?

Les salariés, les membres du CSE, le médecin du travail, l’inspection du travail et les agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale.

Où stocker le document unique de mon entreprise de carrelage ?

Il doit être conservé dans l’entreprise et rester facilement accessible. Chaque version doit être archivée pendant au moins quarante ans, sous format papier ou numérique, pour assurer la traçabilité des expositions durant la carrière professionnelle des travailleurs.

À quelle fréquence dois-je mettre à jour le document unique pour mon entreprise de carrelage ?

Au moins une fois par an si vous employez onze salariés ou plus, et à chaque aménagement important (nouvelle machine, nouveau type de chantier, nouveau produit) ou apparition d’une information nouvelle sur un risque, et ce quelle que soit la taille de votre entreprise.

Qui doit mettre à jour le document unique de mon entreprise de carrelage ?

L’employeur, qui reste responsable de cette mise à jour. S’il n’en a pas les compétences, il peut se tourner vers un professionnel compétent enregistré IPRP. Dans tous les cas, le format Excel de nos documents uniques permet de réaliser ces mises à jour facilement, sans repartir de zéro.

Téléchargement du document unique pour carreleur gratuit.

Notre modèle de document unique gratuit dédié aux carreleurs est disponible ci-dessous. Il reprend la même trame que notre document unique carreleur déjà complété, c’est-à-dire :

  • Une page de couverture illustrée adaptée pour les carreleurs.

  • Une page d’informations sur l’entreprise.

  • Une présentation de la méthode d’évaluation des risques utilisée.

  • Une section d’évaluation des risques professionnels.

  • Une section de prévention des risques professionnels, assortie d’un calendrier de planification.

Télécharger le document unique gratuit pour carreleur

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