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Document unique Vétérinaire :
guide et modèle à télécharger

Photo de Thony Maufay

Rédigé par : Thony Maufay, Ingénieur sécurité au travail - Créateur de Document Unique Facile.

Date de rédaction : 09 juillet 2026

Derrière l’image de la profession de soin, le métier de vétérinaire expose à une grande diversité de risques professionnels bien réels. Le danger le plus caractéristique tient au contact avec les animaux : un animal effrayé ou qui souffre tend le plus souvent à se défendre, si bien que les morsures, griffures et coups occasionnés par les animaux constituent, à eux seuls, 64 % des accidents du travail de la profession de vétérinaire. Ils sont également la première cause d’accidents du travail de la profession, selon les chiffres de l’Assurance Maladie et de la CRAMIF sur son étude concernant les cliniques vétérinaires. Derrière la plaie laissée par l’animal se cache un autre danger, souvent plus grave : les germes que la morsure inocule (ex : panaris, tétanos professionnel, zoonoses).

Mais le contact avec l’animal n’est pas le seul danger. Le vétérinaire manipule des produits conçus pour agir puissamment sur le vivant (ex : gaz anesthésiques, cytostatiques de chimiothérapie, produits d’euthanasie), il s’expose aux rayonnements des radiographies, aux piqûres accidentelles d’aiguilles et à la manutention d’animaux parfois lourds. À cela s’ajoutent des risques psychosociaux liés à la charge émotionnelle des soins et aux incivilités de certains propriétaires, ou encore les risques routiers lors des déplacements en véhicule sur la route.

Face à cet éventail d’expositions professionnelles, le document unique doit être l’outil qui permet à votre cabinet vétérinaire de recenser l’ensemble des risques, de les hiérarchiser du plus grave au moins grave, puis de déclencher les actions de prévention permettant de réduire le nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles.

Vous apprendrez au cours de cet article à partir de quand le document unique est obligatoire pour tout cabinet vétérinaire, la façon de le structurer, et les choix de prévention qui nous paraissent importants, via la présentation des choix que nous avons retenus pour concevoir notre propre document unique déjà rempli pour vétérinaires.

À partir de quand un cabinet vétérinaire doit-il avoir un document unique ?

Dès qu’un cabinet vétérinaire emploie un salarié, peu importe sa fonction (ex : vétérinaire, auxiliaire spécialisé vétérinaire, secrétaire) et quel que soit son contrat de travail (ex : CDI, CDD, apprentissage, intérim), il doit établir un document unique.

Deux articles du Code du travail sont responsables de cette obligation : l’article L.4121-3 impose au chef d’entreprise d’évaluer les risques pesant sur la santé et la sécurité de ses salariés, et l’article R.4121-1 l’oblige à consigner cette évaluation dans un document unique. ­Confier la rédaction du document unique à un tiers ne décharge pas le vétérinaire employeur : il reste le seul responsable du DUERP aux yeux de la justice, d’où l’intérêt de s’adjoindre les services d’un professionnel compétent, et pour cela enregistré IPRP.

Un document unique absent ou qui n’est pas tenu à jour par l’entreprise constitue une infraction entraînant une contravention de 5e classe selon l’article R.4741-1 du Code du travail. Mais l’enjeu déterminant est ailleurs : si un salarié contracte une zoonose, se blesse gravement au travail ou développe une maladie professionnelle, l’absence de document unique constitue aux yeux de la justice une faute inexcusable de l’employeur. Portée au conseil de prud’hommes, l’affaire peut déboucher sur des indemnités si lourdes qu’elles peuvent mettre le cabinet vétérinaire en péril.

Notre choix des unités de travail pour ce document unique vétérinaire.

Une unité de travail est un regroupement de tâches qui exposent à des risques de même nature. Pour notre document unique vétérinaire, nous avons retenu quatre unités de travail, pour un total de 23 situations à risque : le soin des animaux, le contact avec la clientèle, le travail dans les locaux et les déplacements routiers. Voici, pour chacune, les principaux dangers et risques que nous avons identifiés.

Le soin des animaux

Cette unité de travail couvre le cœur du métier de vétérinaire : consultation, contention, chirurgie, imagerie et administration des traitements, du petit animal de compagnie aux gros animaux d’élevage.

  • Morsures, griffures et coups : contenir et manipuler un animal apeuré ou souffrant expose aux morsures, griffures, hématomes et coupures ; sur les gros animaux (ex : bovins, équins), s’ajoutent les coups de sabot, ruades et écrasements, parfois graves. Ce danger, le plus caractéristique et le plus fréquent du métier, sera développé plus en détail au cours de cet article.

  • Risque biologique, zoonoses et allergies : le contact avec les animaux, leurs fluides et leurs déjections expose à des germes pathogènes et à des maladies transmissibles de l’animal à l’homme (ex : pasteurellose, maladie des griffes du chat, leptospirose, teigne), ainsi qu’à des allergies (ex : eczéma, urticaire, asthme provoqués par les poils et les plumes). Ce point sera repris en détail avec les risques liés aux morsures au cours de cet article.

  • Heurt et écrasement par des animaux : intervenir sur de gros animaux (ex : bovins, équins) pour quelque soin que ce soit, dans un environnement externe au cabinet sur lequel on ne peut agir, expose davantage aux risques de prendre un coup de sabot, d’être heurté par un animal, voire d’être écrasé par celui-ci. Les conséquences de ces accidents peuvent aller jusqu’au décès du vétérinaire.

  • Piqûres et coupures avec les instruments : scalpels, aiguilles, seringues et broches exposent aux risques de piqûres et de coupures. Une piqûre accidentelle peut inoculer une substance pharmaceutique (ex : anesthésique, produit d’euthanasie) ou un agent infectieux. Ce danger sera traité avec le risque chimique au cours de cet article.

  • Risque chimique et médicamenteux : gaz anesthésiques, analgésiques injectables, produits d’euthanasie et médicaments de chimiothérapie exposent à des substances toxiques, dont certaines sont cancérigènes. Ce danger fera l’objet d’un développement dédié au cours de cet article.

  • Rayonnements ionisants : les radiographies exposent aux rayonnements ionisants, dont les effets sont particulièrement graves pour la femme enceinte et son embryon. Ces rayons peuvent également favoriser certains cancers (ex : cancers de la thyroïde) à long terme.

  • Manutention et contention d’animaux : porter et maintenir des animaux, parfois lourds ou inertes (ex : gros chien anesthésié soulevé depuis le sol jusqu’à la table d’opération), ainsi que travailler en station debout prolongée lors des soins provoquent à long terme des troubles musculo-squelettiques des membres supérieurs et du rachis (ex : affections péri-articulaires, lombalgies).

Le contact avec la clientèle

Cette unité de travail couvre l’accueil des propriétaires, l’annonce des diagnostics et plus largement, la gestion de toutes les situations relationnelles difficiles.

  • Agressions verbales : un désaccord sur le coût d’une opération sur un animal, un temps d’attente jugé trop important, ou l’annonce d’un diagnostic grave ou du décès d’un animal peut dégénérer en altercation. Répétées trop souvent, ces tensions dégradent la relation du vétérinaire à son travail et tendent à l’instauration de troubles psychosociaux (ex : stress, anxiété, insomnie, perte d’appétit, lassitude, etc).

  • Agressions physiques : plus rarement, l’altercation verbale bascule dans la violence physique (ex : bousculade, coup), notamment lorsqu’un propriétaire est bouleversé par l’état ou le décès de son animal. Au-delà des blessures immédiates (ex : contusions, plaies), ces agressions dégradent durablement la relation du vétérinaire à son travail et instaurent des troubles psychosociaux (ex : anxiété, insomnie, peur au travail, etc).

  • Charge émotionnelle et charge mentale : la confrontation à la souffrance animale, la pratique de l’euthanasie, les annonces difficiles et les astreintes pèsent sur le moral et peuvent conduire, au fil du temps, à l’épuisement professionnel. Il est essentiel de pouvoir en parler, de s’appuyer sur le collectif de travail, et de savoir s’arrêter pour consulter un professionnel de santé en cas de souffrance trop importante.

Le travail dans les locaux

Cette unité de travail regroupe les risques liés au nettoyage, à l’entretien et aux installations du cabinet vétérinaire.

  • Détergents et désinfectants : les produits de nettoyage et de désinfection (ex : aldéhydes, tensio-actifs) irritent et sensibilisent la peau et les voies respiratoires. Ils peuvent provoquer des brûlures cutanées et/ou oculaires, de l’eczéma ainsi que de l’asthme. Ce point sera repris en détail avec les risques chimiques au cours de cet article.

  • Chutes de plain-pied : des sols mouillés lors du nettoyage du cabinet, des fluides répandus sur les sols (ex : urines) ainsi que des zones de passage encombrées favorisent les risques de chuter de plain-pied. Dans ces situations, avoir les mains occupées empêche de pouvoir se rattraper lors de la chute.

  • Risque électrique : l’utilisation du réseau électrique (230V monophasé EDF) et des appareils électriques (ex : matériel médical, stérilisateur, appareil de radiographie) expose aux risques d’électrisation, voire d’électrocution, en particulier si les dispositifs de protection des personnes (ex : disjoncteur différentiel) dysfonctionnent.

Les déplacements

Cette unité de travail couvre les risques routiers liés aux déplacements véhiculés, que ce soit lors de visites à domicile, ou encore pour des interventions sur des élevages bovins, porcins, etc.

  • Risque routier : les trajets vers les domiciles de propriétaires d’animaux de compagnie, ou vers des élevages, souvent réalisés dans l’urgence et parfois avec la fatigue qui s’accumule lors des astreintes, renforcent les risques d’accident de la route. Les accidents de la route restent la première cause de mortalité au travail en France, tous secteurs d’activité confondus.

Les morsures, griffures et contaminations biologiques : les premiers dangers du métier de vétérinaire.

Un animal effrayé ou qui souffre se défend : les risques d’être mordu, griffé, ou de prendre des coups font partie du quotidien du vétérinaire. Mais derrière ces blessures, il y a aussi le risque d’être contaminé par un germe. Ce que l’animal peut transmettre (ex : infection locale, zoonose) peut se révéler bien plus grave que la blessure en elle-même.

Contenir un animal pour l’examiner, le vacciner ou l’opérer, c’est prendre le risque qu’il puisse se défendre : morsures, griffures, hématomes et coupures sont fréquents, et le risque grimpe en flèche pour les animaux lourds ou difficiles à manipuler (en élevage, les coups de sabot et les écrasements peuvent même être potentiellement mortels). Or, toute plaie ouvre la porte à la contamination par des germes pathogènes, avec pour conséquences des infections locales (ex : panaris, furoncles), la contraction du tétanos, et plus largement la contamination par des zoonoses. Ces maladies se transmettent de l’animal à l’homme (ex : pasteurellose, maladie des griffes du chat, leptospirose, teigne, voire rage). À ces risques s’ajoutent les piqûres accidentelles avec des aiguilles ou des instruments souillés, ainsi que les allergies (ex : eczéma, urticaire, asthme) provoquées par les poils, les plumes ou encore les fluides. Les femmes enceintes doivent faire preuve d’une vigilance toute particulière, notamment vis-à-vis de la toxoplasmose.

La prévention de ces risques que nous avons intégrée dans notre document unique vétérinaire privilégie, dans l’ordre :

  1. De contenir en sécurité : recourir à des techniques et à du matériel de contention adaptés (ex : muselière, cage de contention, lasso, phéromones d’apaisement, voire tranquillisation de l’animal), approcher l’animal calmement et interroger le propriétaire sur son comportement (peur, agressivité) avant tout soin.

  2. De prévenir l’infection : se laver et se désinfecter les mains après chaque animal sur lequel on prodigue des soins, porter des gants adaptés, désinfecter immédiatement chaque plaie (une plaie profonde impose une antibiothérapie), veiller à être à jour de ses vaccinations (dont le tétanos) et déclarer tout accident d’exposition à son médecin traitant pour voir les suites à donner.

  3. De protéger les personnes vulnérables : écarter les femmes enceintes des tâches à risque (ex : risque de contracter la toxoplasmose), conformément à l’article D.4152-3 du Code du travail, ventiler les locaux et gérer les déchets de soins (DASRI) avec rigueur.

Noter que comme le rappelle l’Assurance Maladie / CRAMIF pour les cliniques vétérinaires, la contention est d’abord une affaire d’organisation et d’anticipation : interroger le propriétaire et préparer le bon matériel avant d’approcher l’animal réduit à la fois le risque de morsure et l’effort physique de maîtrise. Être un vétérinaire aguerri et expérimenté ne permet pas d’y échapper : la plupart des accidents surviennent lors d’un geste de routine, avec un animal sur lequel l’on ne s’attend pas à ce qu’il réagisse aussi fortement.

Les risques chimiques et médicamenteux chez les vétérinaires : la manipulation de substances conçues pour agir sur le vivant.

Gaz anesthésiques, produits de chimiothérapie, désinfectants, produits d’euthanasie… le vétérinaire manipule chaque jour des produits avec des composés actifs puissants. Or, ces produits conçus pour agir sur les animaux sont tout autant capables d’agir sur l’homme, parfois à bas bruit et bien plus tard.

Plusieurs familles de produits sont en cause. Les gaz anesthésiques (ex : protoxyde d’azote, halothane, isoflurane) s’accumulent dans l’air du bloc opératoire. L’exposition prolongée à ces gaz peut atteindre le foie (insuffisance hépatique) et présenter un danger pour la grossesse chez les femmes enceintes. Les médicaments de chimiothérapie (cytostatiques) sont des agents CMR (cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction), dangereux pour l’enfant à naître. Les produits d’euthanasie et les anesthésiques injectables sont redoutables en cas d’auto-injection accidentelle. Enfin, les antibiotiques peuvent déclencher des allergies cutanées, et les détergents et désinfectants (ex : aldéhydes) provoquer des irritations, des brûlures ainsi que des sensibilisations allergisantes (ex : eczéma, asthme).

La prévention de ces risques que nous avons intégrée dans notre document unique vétérinaire privilégie, dans cet ordre :

  1. De substituer et de confiner : préférer les produits les moins dangereux (ex : substitution des CMR par d’autres produits), et surtout capter à la source les gaz anesthésiques tout en ventilant efficacement les locaux (ex : système d’évacuation des gaz au bloc) pour éviter toute accumulation dans l’air ambiant du cabinet.

  2. De protéger contre le contact et l’auto-inoculation : porter les EPI indiqués sur les contenants des produits ainsi que sur leurs fiches de données de sécurité (FDS). Manipuler les cytostatiques avec des exigences de sécurité renforcées, et appliquer des règles élémentaires de sécurité à strictement respecter avec les aiguilles (ne jamais recapuchonner une aiguille, toujours avoir à disposition un collecteur à objets piquants et coupants à portée de main).

  3. De surveiller la santé : assurer un suivi médical auprès de la médecine du travail pour les expositions aux agents CMR, avec une vigilance particulière chez la femme enceinte (régi par les articles R.4412-1 et suivants du Code du travail).

Comme le rappelle notre page sur l’évaluation des risques des vétérinaires, capter les gaz anesthésiques à la source protège toute l’équipe du cabinet vétérinaire, là où l’aération seule ne suffit jamais à évacuer la totalité des vapeurs. D’autre part, un geste aussi banal que celui de recapuchonner une aiguille est aussi l’un des plus accidentogènes. Une règle aussi simple que celle interdisant de recapuchonner toute aiguille permet de supprimer les risques à la source.

Les EPC et EPI indispensables pour les vétérinaires.

La prévention des risques doit d’abord agir sur le danger à sa source. Les équipements de protection collective (EPC) viennent ensuite, puis les équipements de protection individuelle (EPI), conformément à l’article L.4121-2 du Code du travail.

Les protections collectives qui nous paraissent indispensables pour les vétérinaires sont :

  • Un matériel de contention adapté aux différents animaux (ex : muselière, cage, lasso) et un système d’évacuation et de ventilation des gaz anesthésiques au bloc opératoire.

  • Une protection contre les rayonnements ionisants lors des radiographies : éloignement, paravent plombé, zonage et signalisation du local.

  • Des aides à la manutention (ex : table de consultation et de chirurgie à hauteur réglable, table-brancard, diable), une hygiène rigoureuse avec gestion des déchets de soins (DASRI) et des sols antidérapants tenus propres.

Les protections individuelles qui nous paraissent indispensables pour les vétérinaires sont :

  • Des gants de différents types, adaptés à chaque usage : gants épais anti-morsure pour la contention, gants stériles pour la chirurgie, et gants de protection chimique (Type EN ISO 374) pour les produits et les cytostatiques.

  • Un masque de protection oculaire (Type EN166) en cas de risque de projection dans les yeux, une blouse ou une tenue adaptée ainsi qu’un masque anti-poussière (type FFP2 ou FFP3) qui peut toujours s’avérer utile dans certaines conditions de travail en extérieur l’été (ex : milieu très poussiéreux).

  • Un tablier plombé (équivalent plomb de 0,25 à 0,5 mm).

Il est possible d’avoir un dosimètre individuel pour chaque employé faisant passer des radiographies.

Il est aussi envisageable de s’équiper d’un dosimètre individuel pour chaque employé faisant passer des radiographies.

L’employeur devra fournir gratuitement ces équipements de protection et veiller à leur entretien / renouvellement (R.4321-4), tandis que le salarié sera tenu de les utiliser conformément à leur usage (L.4122-1).

La formation et la sensibilisation aux risques des vétérinaire.

Informer, sensibiliser et former aux risques est un levier de prévention à part entière, au même titre que les équipements de protection collectifs et individuels. Les articles L.4141-1 et suivants du Code du travail imposent à l’employeur de donner une formation à la sécurité adaptée au poste de chacun des employés.

 

Dans un cabinet vétérinaire, nous recommandons en priorité de former sur :

  • La contention et l’évaluation de la dangerosité des animaux : lire le comportement d’un animal, interroger le propriétaire, utiliser phéromones et outils de contention plutôt que la force.

  • Le risque chimique et les CMR : savoir lire une étiquette de produit ainsi qu’une fiche de données de sécurité (FDS), manipuler gaz anesthésiques et cytostatiques en sécurité, et adopter les bons gestes avec les aiguilles pour prévenir les accidents d’exposition.

  • La radioprotection, avec la désignation d’une personne compétente en radioprotection (PCR) et l’utilisation du dosimètre.

  • La formation gestes et postures (PRAP) pour les risques liés aux manutentions, la prévention des risques psychosociaux (savoir repérer l’épuisement et en parler).

À cela peut s’ajouter la formation SST : Sauveteur Secouriste du Travail.

Toutes ces actions de formation devront être tracées dans le passeport de prévention prévu par l’article L.4141-5 du Code du travail. Le but de ce document est simplement de recenser les attestations et certifications acquises par chaque salarié.

Quand mettre à jour le document unique de votre cabinet vétérinaire.

Un document unique n’est pas éternel. Il doit être mis à jour au moins une fois par an dans les cabinets vétérinaires employant onze salariés et plus, ainsi qu’à chaque évolution notable au sein du cabinet, quels que soient ses effectifs.

C’est l’article R.4121-2 du Code du travail qui fixe les conditions de mise à jour du document unique. Ces conditions sont les suivantes :

  • Une fois par an au minimum dans les cabinets vétérinaires employant onze salariés et plus.

  • Pour tout cabinet vétérinaire et quels que soient ses effectifs : lors d’un changement important (ex : nouvel appareil de radiographie, nouvelle activité chirurgicale, nouveaux produits).

  • Pour tout cabinet vétérinaire et quels que soient ses effectifs : dès qu’une information nouvelle sur un risque jusque-là absent du document est portée à la connaissance du chef d’entreprise (ex : après un accident ou une zoonose).

Comme notre document unique vétérinaire est au format Excel, ces mises à jour ne prennent que quelques minutes. Notre guide dédié à la mise à jour du document unique en détaille la marche à suivre.

Faire de ce document unique le moteur de l’amélioration continue de la sécurité dans votre cabinet vétérinaire.

Un document unique n’est utile que s’il déclenche des actions de prévention concrètes sur le terrain. Pour passer à l’action sur le terrain, planifier la mise en place des mesures de prévention des risques reste un incontournable.

À partir de cinquante salariés, l’article L.4121-3-1 du Code du travail impose que l’évaluation des risques aboutisse à un programme annuel de prévention des risques et d’amélioration des conditions de travail (PAPRIPACT). En dessous de ce seuil, le cabinet vétérinaire consigne simplement dans le document unique une liste des actions de prévention des risques.

Chez Document Unique Facile, nous sommes convaincus que la planification permet souvent de passer plus efficacement à l’action. C’est pourquoi chacun de nos documents uniques intègre un calendrier de type PAPRIPACT (libre à vous de l’utiliser ou non si vous avez moins de cinquante salariés, ce qui est le cas pour l’écrasante majorité des cabinets vétérinaires).

Dans ce calendrier, chaque mesure de prévention reçoit une échéance de mise en place ou de renforcement. Lors d’un contrôle de l’inspection du travail, ce calendrier démontre qu’une démarche de prévention des risques est à l’œuvre dans votre cabinet vétérinaire et que vous assumez, en tant que chef d’entreprise, votre rôle de garant de la santé et de la sécurité au travail de vos salariés. Notre page sur l’évaluation des risques professionnels et notre guide de rédaction du document unique approfondissent cette méthode de planification de la prévention des risques professionnels.

FAQ sur le document unique pour vétérinaire.

C’est quoi le document unique pour une entreprise ?

Le document unique (ou DUERP) est le document dans lequel le chef d’entreprise évalue, unité de travail par unité de travail, les risques qui pèsent sur la santé et la sécurité de ses salariés. Il sert ensuite de base au plan de prévention.

Le document unique est-il obligatoire pour mon cabinet vétérinaire ?

Oui, dès le premier salarié et quel que soit son contrat de travail. Seul le vétérinaire qui exerce réellement seul, sans salarié, en est dispensé.

Quel est le rôle du document unique dans mon cabinet vétérinaire ?

Il recense les dangers propres au métier (ex : morsures, zoonoses, produits médicamenteux, rayonnements, TMS…), évalue leur gravité et sert de socle pour planifier les actions de prévention.

Qui doit établir le document unique de mon cabinet vétérinaire ?

La responsabilité revient au chef d’entreprise. Il peut le rédiger lui-même s’il en a les compétences, ou en confier la réalisation à un professionnel compétent, et pour cela enregistré IPRP.

Comment rédiger le document unique de mon cabinet vétérinaire ?

En quatre temps : découper l’activité en unités de travail, recenser les dangers de chacune, évaluer chaque risque (notre méthode se base sur l’occurrence, la gravité, la fréquence et la maîtrise de chaque risque), puis définir les mesures de prévention adaptées.

Qui peut consulter le document unique de mon cabinet vétérinaire ?

Vos salariés et le CSE, le médecin du travail, l’inspection du travail et les agents de prévention de la CARSAT. Un ancien salarié peut aussi le demander pour la période où il était en poste dans votre cabinet vétérinaire.

Où stocker le document unique de mon cabinet vétérinaire ?

Où vous le souhaitez dans le cabinet, tant qu’il reste facilement consultable, que ce soit sur papier ou sur support informatique. Chaque version est à conserver au moins quarante ans pour garder la traçabilité des expositions (ex : agents biologiques, produits chimiques, rayonnements).

À quelle fréquence dois-je mettre à jour le document unique de mon cabinet vétérinaire ?

Chaque année à partir de onze salariés, et quel que soit l’effectif du cabinet vétérinaire, à chaque changement notable (ex : nouvel appareil, nouvelle activité) ou dès qu’un nouveau risque apparaît.

Qui doit mettre à jour le document unique de mon cabinet vétérinaire ?

Le chef d’entreprise reste le seul responsable de sa mise à jour. Faute de compétences internes dans son cabinet vétérinaire, il peut s’appuyer sur un professionnel compétent et pour cela enregistré IPRP. Le format Excel de nos documents uniques rend toutes les mises à jour rapides, sans devoir tout reprendre de zéro, contrairement au format PDF proposé par d’autres entreprises du secteur.

Téléchargement du document unique pour vétérinaire gratuit.

Notre modèle de document unique gratuit dédié aux vétérinaires est disponible ci-dessous. Il reprend la même trame que notre document unique vétérinaire déjà complété, soit :

  • Une page de couverture illustrée adaptée aux cabinets vétérinaires.

  • Une page d’informations sur l’entreprise.

  • Une présentation de la méthode d’évaluation des risques utilisée.

  • Une section d’évaluation des risques professionnels.

  • Une section de prévention des risques professionnels, assortie d’un calendrier de planification.

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