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Document unique Hôtellerie :
guide et modèle à télécharger

Photo de Thony Maufay

Rédigé par : Thony Maufay, Ingénieur sécurité au travail - Créateur de Document Unique Facile.

Date de rédaction : 15 juillet 2026

Première destination touristique au monde, la France compte des dizaines de milliers d’établissements hôteliers. Ce secteur reste cependant l’un des plus exposés aux accidents du travail et aux maladies professionnelles d’après les informations de l’INRS. Les risques les plus caractéristiques sont les troubles musculo-squelettiques. Le personnel de chambre enchaîne les postures contraignantes (dos courbé pour refaire les lits, bras levés pour dépoussiérer) pendant que les réceptionnistes portent les bagages, qui peuvent peser 25 kilos, et restent debout de longues heures. Mais les TMS ne sont pas les seuls risques au sein des professions de l’hôtellerie. Les chutes de plain-pied, sur des sols mouillés, comme les chutes de hauteur, lorsqu’un salarié accède à des zones en hauteur en utilisant du matériel inadapté, figurent parmi les premières causes d’accident du travail du secteur. À cela s’ajoutent l’utilisation de produits d’entretien, des horaires décalés et le travail de nuit inhérent à la réception des hôtes.

Aux atteintes immédiates (ex : chute, lombalgie) s’ajoutent donc des atteintes différées telles que TMS, troubles du sommeil, voire épuisement, qui s’installent au fil des années. Face à cette accumulation d’expositions professionnelles, le document unique doit être l’outil permettant à votre hôtel de recenser ces risques, de les hiérarchiser du plus grave au moins grave, puis de déclencher les actions de prévention capables de réduire accidents du travail et maladies professionnelles au sein de votre établissement.

Cet article guide détaille à partir de quand le document unique s’impose dans tout hôtel, et comment le structurer, en se basant sur les choix que nous avons nous-mêmes retenus pour bâtir notre document unique déjà rempli pour l’hôtellerie. Vous pourrez aussi approfondir cet article avec notre page dédiée à l’évaluation des risques en hôtellerie, et notre guide dédié à l’établissement du document unique restauration si vous êtes propriétaire d’un établissement de type hôtel-restaurant.

À partir de quand un établissement hôtelier doit-il avoir un document unique ?

Dès qu’un établissement hôtelier emploie un salarié, et quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, saisonnier, apprentissage, extra), il doit posséder un document unique.

Cette obligation repose sur deux articles du Code du travail : l’article L.4121-3 du Code du travail qui impose à l’employeur d’évaluer les risques qui pèsent sur la santé et la sécurité de ses salariés, et l’article R.4121-1 qui l’oblige à en consigner le résultat dans un document unique. Confier la rédaction à un tiers ne transfère pas la responsabilité légale : l’hôtelier demeure le seul garant et responsable du document unique, d’où l’importance de s’appuyer sur un professionnel compétent, et pour cela enregistré IPRP, pour la rédaction de son document unique, si l’on ne dispose pas de compétence en interne pour le faire.

L’absence de document unique, ou un document unique laissé sans mise à jour, constitue une infraction entraînant une contravention de 5e classe (Article R.4741-1 du Code du travail). L’enjeu majeur pour tout hôtelier se situe cependant ailleurs : si une femme de chambre développe un ou plusieurs troubles musculo-squelettiques, ou qu’un réceptionniste chute dans un escalier, l’absence de document unique et donc d’évaluation des risques équivaut à une reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur. Devant le conseil de prud’hommes, la sanction financière prononcée peut potentiellement atteindre un tel montant qu’elle peut mettre en péril l’établissement hôtelier.

Notre choix des unités de travail pour ce document unique hôtellerie.

Une unité de travail regroupe des tâches qui exposent à des risques d’une nature similaire. Pour notre document unique hôtellerie, nous avons retenu cinq unités de travail, pour un total de 34 situations à risque : la réception de la clientèle, le rangement et le nettoyage des chambres, le blanchiment des draps et des linges, l’environnement de travail et les locaux de travail. Voici, pour chacune de ces unités de travail, les principaux dangers et risques que nous avons identifiés.

La réception de la clientèle

Cette unité de travail couvre l’accueil des hôtes, les arrivées et départs, et la gestion des bagages des clients de l’hôtel.

  • Manutentions manuelles (bagages) : porter les bagages jusqu’aux chambres, dont des valises pouvant peser jusqu’à 25 kilos, sur de longues distances et parfois dans des escaliers, sollicite le dos ainsi que les épaules. Ce danger sera développé plus en détail au cours de cet article.

  • Postures statiques et piétinement : rester debout ou assis durant de longues heures à l’accueil, en effectuant très peu de déplacements, favorise les douleurs dorsales, la sensation de jambes lourdes (varices) et l’apparition de différents troubles circulatoires.

  • Horaires décalés et travail de nuit : le poste de réception de l’hôtel est en place sur de larges plages horaires, la nuit, le week-end et les jours fériés. Cela participe à dérégler les rythmes du sommeil, à alimenter la fatigue et l’émergence de différents risques psychosociaux (RPS).

  • Agressions et incivilités : la gestion des clients mécontents, parfois seul la nuit, expose aux situations de tensions, à de possibles propos agressifs / insultants, voire dans des cas heureusement plus rares à des risques d’agressions physiques. Au-delà des coups, ces situations laissent des troubles psychosociaux le plus souvent durables (ex : stress au travail, anxiété, insomnie, perte d’appétit, fatigue voire burn-out).

Le rangement et le nettoyage des chambres

Cette unité de travail couvre le travail du personnel de chambre : refaire les lits, faire le ménage et remettre en état les chambres.

  • Postures contraignantes : dos courbé pour refaire les lits, bras tendus ou levés pour dépoussiérer, buste tordu pour atteindre les zones difficiles d’accès : autant de positions qui entraînent de l’usure et des dommages pour le corps. Ce danger fera l’objet d’un développement dédié.

  • Manutention et gestes répétitifs : pousser le chariot de ménage, les produits et machines de lavage, enchaîner les chambres à une cadence soutenue favorise l’apparition de lombalgies et de TMS.

  • Produits d’entretien : les détergents et désinfectants employés dans les chambres et les salles de bain exposent la peau et les voies respiratoires à des substances irritantes. L’évaluation des risques chimiques est encadrée par les articles R.4412-1 et suivants du Code du travail.

  • Chutes de plain-pied : les sols exposent aux chutes de plain-pied, en particulier lorsqu’ils sont mouillés / souillés de substances glissantes par les hôtes.

Le blanchiment des draps et des linges

Cette unité de travail couvre le travail en lingerie et en blanchisserie : lavage, séchage et repassage du linge.

  • Manutention du linge : porter et charger des sacs de linge qui sont déjà lourds lorsqu’ils sont secs, mais qui le sont encore plus quand ils sont humides, sollicite fortement le dos et les épaules.

  • Ambiance chaude et humide : la chaleur des machines et la vapeur du repassage rendent l’atmosphère éprouvante du point de vue thermique, ce qui participe à accentuer la fatigue, la baisse de vigilance, et à augmenter les risques de se blesser via d’autres sources de risques.

  • Brûlures : le contact avec tous les outils et machines servant au repassage des linges expose aux risques de brûlures.

  • Produits de blanchisserie : les lessives et les détachants peuvent être une source d’irritation pour la peau ainsi que pour les voies respiratoires.

L’environnement de travail

Cette unité de travail regroupe les risques liés aux conditions de travail et à l’organisation du travail dans l’hôtel.

  • Horaires atypiques et travail isolé : le travail saisonnier, de nuit, et souvent seul dans beaucoup d’établissements participe à dérégler le sommeil, entretient la fatigue et complique l’alerte en cas d’incident.

  • Risque incendie : l’hôtel est un établissement recevant du public : literie, appareils électriques et présence de clients la nuit rendent le risque d’incendie particulièrement sensible. En cas d’incendie ou de départ de feu, les principaux risques sont des brûlures ainsi que des intoxications par les fumées pouvant conduire au décès.

  • Électrisation et électrocution : l'hôtel concentre des installations et du matériel électriques dans ses locaux : fers à repasser, matériel de nettoyage, appareils de salles de bain, potentielles rallonges électriques. Des installations électriques défectueuses, en particulier les dispositifs de protection des personnes (ex : disjoncteur différentiel 30mA), ou encore un câble abîmé peuvent être à l’origine d’électrisation (contractions musculaires incontrôlées, brûlures, troubles du rythme cardiaque) ou d’électrocution (décès de la personne).

Les locaux de travail

Cette unité de travail regroupe les risques liés à l’infrastructure de l’hôtel : circulations des personnes, présence potentielle d’escaliers, réserves, etc.

  • Chutes de plain-pied : les sols, particulièrement lorsqu’ils sont mouillés les jours de pluie en raison de l’eau ramenée par les hôtes, ainsi que les différences de niveau et les escaliers sont des facteurs exposant l’ensemble du personnel aux trébuchements, aux glissades, et donc aux chutes de plain-pied.

  • Chutes de hauteur : accéder à une zone en hauteur en montant sur du mobilier non prévu pour cela, en particulier du mobilier traditionnel (ex : chaise, table) expose à des risques de chutes pouvant s’avérer graves. Ce danger fera l’objet d’un développement dédié.

Prévenir les troubles musculo-squelettiques, premiers risques du secteur de l’hôtellerie.

Entre les postures que doit adopter le personnel de chambre pour ranger / nettoyer, et le port de bagages par les réceptionnistes lors de l’accueil des hôtes, les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont les risques les plus caractéristiques des métiers de l’hôtellerie.

Deux réalités se conjuguent. D’un côté, le personnel de chambre travaille toute la journée dos courbé, bras levés, pour refaire les lits, aspirer les sols, faire les poussières, en poussant un chariot de ménage à une certaine cadence. De l’autre, les réceptionnistes sont amenés à porter des bagages parfois lourds, et peuvent rester debout durant de longues heures d’affilée. Toutes ces sollicitations du corps provoquent à court terme des douleurs musculaires et articulaires, et puis, sur le long terme, des TMS : lombalgies, tendinopathies de l’épaule, épicondylite du coude et syndrome du canal carpien des poignets. Des cadences de travail soutenues, l’exposition au froid et le travail avec du matériel non ergonomique sont des facteurs qui aggravent ces atteintes.

La prévention des troubles musculo-squelettiques intégrée dans notre document unique hôtellerie privilégie :

  1. Mécaniser et équiper : fournir des chariots de ménage roulants, du matériel ergonomique (ex : manche à hauteur réglable pliable à 180 degrés), et des aides à la manutention (ex : diables) à la réception pour le déplacement des valises / bagages.

  2. Organiser le travail : avoir suffisamment de personnel en fonction de la saisonnalité et du travail à effectuer pour conserver une cadence de travail raisonnable, alterner les tâches et les postures pour varier les zones du corps sollicitées, et instaurer des rotations de tâches entre collègues pour réduire l’exposition individuelle de chacun. Enfin, respecter de vrais temps de pause pour mettre ses muscles / articulations au repos.

  3. Former et suivre : Faire passer la formation gestes et postures (PRAP : prévention des risques liés à l’activité physique) pour prévenir les dommages relatifs aux gestes répétitifs et aux manutentions. Assurer un suivi médical régulier des salariés par la médecine du travail, en particulier au niveau du dos, des épaules et des poignets.

Noter que comme le rappelle l’INRS dans son article sur l’hôtellerie, la simple mise à disposition de matériel adapté (ex : chariot de ménage à roulettes, outils et machines de ménage ergonomiques, aides à la manutention) permet de supprimer l’essentiel des contraintes physiques à la source. En plus de réduire les risques, l’investissement dans ce type de matériel permet aux équipes de gagner en efficacité au travail, et pour l’entreprise de diminuer le nombre de jours d’arrêt pour cause d’accident du travail / de maladie professionnelle. Gagnant-gagnant !

La prévention des chutes de plain-pied et des chutes de hauteur dans les métiers de l’hôtellerie.

Les sols mouillés ou glissants, la présence d’escaliers, et l’accès à des zones en hauteur pour nettoyer et/ou ranger font des chutes l’une des premières causes d’accident du travail dans le secteur de l’hôtellerie.

Les chutes de plain-pied surviennent surtout en raison de sols glissants (ex : sol de salles de bain mouillé, sol d’une chambre sur lequel des produits gras ont été déversés) et sur des surfaces irrégulières (exemple typique : escaliers) empruntées régulièrement par le personnel. La majorité des chutes de hauteur se produisent quant à elles lorsqu’un salarié doit atteindre une zone en hauteur (ex : armoire, étagère) et pour cela, monte sur du mobilier inadapté (ex : chaise, table de la chambre) faute de mieux. Les conséquences de toutes ces chutes peuvent aller de la simple entorse à la fracture, voire au traumatisme crânien en cas de chute de hauteur ou de chutes en arrière dans des marches.

La prévention des risques de chutes de plain-pied et de chutes de hauteur que nous avons intégrée à notre document unique hôtellerie repose sur trois leviers :

  1. Supprimer le risque de chuter de hauteur à la source autant que possible : fournir des marchepieds et des escabeaux conçus spécifiquement pour le travail en hauteur (Type EN131) et obliger le personnel à les utiliser. Proscrire sans exception l’utilisation de mobilier traditionnel (ex : chaise, bureau) pour travailler en hauteur. Enfin, aménager les chambres pour que la majorité des objets (hors luminaires) soient accessibles à hauteur d’homme.

  2. Sécuriser les sols et les circulations : signaler les chambres et/ou sols fraîchement lavés pour éviter la chute d’autres collaborateurs de l’hôtel, adopter un protocole de nettoyage (ex : reconnaissance des zones souillées par les clients et qui sont de ce fait glissantes), privilégier des revêtements de sols type antidérapants pour les chambres, et équiper les escaliers de mains courantes et d’un bon système d’éclairage.

  3. Entretenir et organiser : maintenir les voies de circulation de l’hôtel dégagées et en bon état (ex : remplacement d’un carreau de carrelage cassé), et fournir au personnel des chaussures équipées de semelles antidérapantes et de préférence montantes afin qu’elles maintiennent bien la cheville.

 

Noter que comme le rappelle Officiel Prévention concernant l’hôtellerie, fournir des moyens de travail en hauteur conformes à ce type de travaux (ex : escabeau) et sécuriser les escaliers via des mains courantes permet de supprimer le danger à la source. Rappeler aux salariés une simple liste de consignes de sécurité et compter sur leur seule vigilance ne pourra jamais s’avérer aussi efficace dans la prévention de ces risques.

Les EPC et EPI indispensables pour le secteur de l’hôtellerie.

La prévention des risques doit d’abord agir sur le danger à sa source : les équipements de protection collective (EPC) puis les équipements de protection individuelle (EPI) doivent passer ensuite, et seulement dans cet ordre, conformément à l’article L.4121-2 du Code du travail.

Les protections collectives qui nous paraissent indispensables pour le secteur de l’hôtellerie sont :

  • Du matériel ergonomique (chariots de ménage, matériel à manche long pliable à 180 degrés, chariots à bagages ou diables) pour réduire les efforts à fournir ainsi que les postures pénibles.

  • Des marchepieds et des escabeaux conçus spécifiquement pour le travail en hauteur, afin d’accéder aux zones hautes (ex : armoires, étagères, luminaires) sans devoir utiliser le mobilier de chambre.

  • La signalisation de tous les sols / chambres venant d’être lavés, la mise en place de revêtements antidérapants lorsque c’est possible, et la mise en place de mains courantes et d’un bon système d’éclairage dans les escaliers de l’hôtel.

  • Le choix de produits de nettoyage qui sont les moins dangereux possibles (ex : pas de CMR, pas de produits toxiques), prêts à l’emploi (sans dilution ou avec un dispositif de dilution sans contact possible pour l’utilisateur), la ventilation systématique via plusieurs ouvrants de la pièce dans laquelle on utilise ces produits.

  • Une organisation qui limite autant que possible le travail de nuit et le travail isolé pour la réception d’hôtes, ainsi qu’un moyen de donner l’alerte en cas d’incident / accident (ex : smartphone, dispositif homme mort DATI).

Les protections individuelles qui nous paraissent indispensables pour le secteur de l’hôtellerie sont :

  • Des gants de protection chimique pour la manipulation de tous les produits chimiques (Type EN ISO 374).

  • Des chaussures à semelle antidérapante pour se déplacer sur les sols mouillés, glissants, et/ou fraîchement lavés (antidérapance Type SRC, norme EN ISO 20345).

  • Des gants de protection contre la chaleur pour le travail avec des machines chauffantes telles que fer à repasser, presses, calandres, etc. (Type EN 407).

  • Des lunettes de protection oculaire type EN166 en cas de risque de projection dans les yeux, lors de la préparation ou de l’utilisation des produits (ex : application au plafond sur des luminaires).

  • Des vêtements de travail adaptés pour le personnel de chambre et de lingerie, recouvrant les avant-bras de préférence, et qui seront lavés régulièrement.

 

L’employeur devra fournir gratuitement tous ces équipements de protection et veiller à leur entretien/renouvellement (article R.4321-4 du Code du travail), tandis que le salarié sera tenu de les utiliser conformément à leur usage (article L.4122-1 du Code du travail).

La formation et la sensibilisation aux risques du personnel hôtelier.

Informer, sensibiliser et former aux risques est un levier de prévention à part entière, au même titre que fournir des équipements de protection collective et/ou individuelle.

Les articles L.4141-1 et suivants du Code du travail imposent à l’employeur de donner une formation à la sécurité adaptée au poste de travail de chacun des salariés. Pour le secteur de l’hôtellerie, nous recommandons en priorité :

  • La formation gestes et postures (PRAP, prévention des risques liés à l’activité physique) pour le personnel de chambre et les réceptionnistes en tout premier lieu, pour limiter l’apparition de troubles musculo-squelettiques liés à leur activité.

  • La prévention des chutes : le recours systématique au marchepied et à l’escabeau et jamais au mobilier de chambre, ainsi que l’application du protocole de nettoyage des sols pour repérer les zones glissantes avant la chute.

  • La sensibilisation au risque chimique : apprendre à lire l’étiquetage des produits chimiques (en particulier les pictogrammes et leurs significations, notamment le SGH08 du buste éclaté, synonyme de produit CMR) ainsi que les fiches de données de sécurité (FDS), notamment la partie avec les numéros utiles à contacter en cas d’intoxication.

  • La sécurité incendie : connaître les consignes d’évacuation de l’établissement, la conduite à tenir en cas d’alarme incendie (l’hôtel étant un établissement recevant du public, il faut absolument un plan d’évacuation en cas d’incendie et repérer les évacuations d’urgence). Faire passer la formation incendie au personnel de l’établissement afin qu’il connaisse les différents types d’extincteurs (ex : eau, poudre, gaz), leurs cas d’usage, et comment s’en servir.

  • La formation de prévention / gestion de la violence, pour savoir comment réagir lorsque l’on se retrouve face à un individu véhément, et les techniques permettant de désamorcer les situations conflictuelles avant qu’elles ne s’enveniment et tournent à l’agression.

À cela peut s’ajouter la formation SST (sauveteur secouriste du travail) : elle permet à un salarié de porter les premiers secours et de donner l’alerte en cas d’accident.

Ces actions devront être tracées dans le passeport de prévention prévu par l’article L.4141-5 du Code du travail, qui recense les attestations et certifications acquises par chaque salarié.

Quand mettre à jour le document unique de votre établissement hôtelier.

Un document unique n’est pas valable durant toute la vie de l’entreprise. Il se met à jour au moins une fois par an dans les entreprises de onze salariés et plus, et à chaque évolution notable de l’entreprise peu importe le nombre de salariés.

L’article R.4121-2 du Code du travail prévoit la mise à jour du document unique dans trois cas de figure distincts :

  • Si un établissement hôtelier a au moins onze salariés : une mise à jour une fois par an minimum

  • Pour tout établissement hôtelier, peu importe ses effectifs : lors de tout changement important modifiant les conditions de travail (ex : nouveau produit d’entretien, nouveau matériel, nouvelles prestations, etc.).

  • Pour tout établissement hôtelier, peu importe ses effectifs : dès qu’une information nouvelle sur un risque jusque-là absent du document unique est portée à la connaissance du chef d’entreprise (ex : après un accident).

Comme notre document unique pour l’hôtellerie est au format Excel, ces mises à jour ne prennent que quelques minutes. Notre guide dédié à la mise à jour du document unique explique en détail la marche à suivre.

Faire de ce document unique le moteur de l’amélioration continue de la sécurité de votre établissement hôtelier.

Un document unique n’est utile que s’il déclenche des actions de prévention des risques concrètes sur le terrain. La planification est un outil incontournable pour cela.

À partir de cinquante salariés, l’article L.4121-3-1 du Code du travail impose que l’évaluation des risques aboutisse à un programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail (PAPRIPACT). En dessous de ce seuil de cinquante salariés, l’établissement hôtelier consigne simplement dans le document unique une liste des actions de prévention des risques.

Chez Document Unique Facile, nous sommes convaincus que la planification permet aux entreprises de plus facilement passer à l’action. C’est pourquoi chacun de nos documents uniques intègre un calendrier de type PAPRIPACT (libre à vous de l’utiliser ou non si vous employez moins de cinquante salariés).

 

Dans ce calendrier, chaque mesure de prévention des risques se voit attribuer une période de mise en place ou de renforcement. En cas de contrôle de l’inspection du travail, ce calendrier constitue la preuve qu’il y a bien une démarche de prévention des risques au sein de votre hôtel, et que le chef d’entreprise assume pleinement son rôle de garant de la santé et de la sécurité au travail de ses salariés. Notre page sur l’évaluation des risques professionnels et notre guide de rédaction du document unique approfondissent la mise en place de la méthode de planification des risques.

FAQ sur le document unique en hôtellerie.

C’est quoi le document unique pour une entreprise ?

Le document unique (ou DUERP) est le document dans lequel l’employeur consigne, unité de travail par unité de travail, les risques qui pèsent sur la santé et la sécurité de ses salariés. Il sert ensuite de base au plan de prévention.

Le document unique est-il obligatoire pour mon établissement hôtelier ?

Oui, dès le premier salarié et quel que soit son contrat, y compris un saisonnier ou un extra. Seul celui qui travaille réellement seul, sans aucun salarié, en est dispensé.

Quel est le rôle du document unique dans mon établissement hôtelier ?

Il recense les dangers propres au métier (ex : TMS, chutes, produits d’entretien, horaires décalés, incendie…), en mesure la gravité et sert de base pour planifier les actions de prévention des risques.

Qui doit établir le document unique de mon établissement hôtelier ?

La responsabilité du document unique revient à l’employeur. Il peut le rédiger lui-même s’il en a les compétences, ou en confier la réalisation à un professionnel compétent, et donc enregistré IPRP.

Comment rédiger le document unique de mon établissement hôtelier ?

En quatre temps : découper l’activité en unités de travail (réception, chambres, lingerie…), recenser les dangers de chacune, évaluer chaque danger (notre méthode se base sur l’occurrence, la gravité, la fréquence et la maîtrise), puis définir les mesures de prévention adaptées.

Qui peut consulter le document unique de mon établissement hôtelier ?

Vos salariés et le CSE, le médecin du travail, l’inspection du travail et les agents de prévention de la CARSAT. Un ancien salarié peut aussi le demander pour sa période d’activité dans l’entreprise.

Où stocker le document unique de mon établissement hôtelier ?

Où vous le souhaitez dans l’établissement tant qu’il reste facilement consultable, que ce soit sur papier ou sur ordinateur, tablette, etc. Chaque version doit être conservée au moins quarante ans pour garder la traçabilité des expositions (ex : produits chimiques).

À quelle fréquence dois-je mettre à jour le document unique de mon établissement hôtelier ?

Chaque année à partir de onze salariés, et, quel que soit l’effectif, à chaque changement notable au sein de l’entreprise (ex : nouveau matériel, travaux, nouvelle prestation) ou dès qu’un nouveau risque apparaît.

Qui doit mettre à jour le document unique de mon établissement hôtelier ?

L’employeur reste le seul responsable de la mise à jour du document unique. Faute de compétences internes dans son entreprise, il devrait s’appuyer sur un professionnel compétent, et donc enregistré IPRP. Le format Excel de nos documents uniques rend ces mises à jour rapides, sans devoir tout reprendre de zéro, contrairement au format PDF proposé par d’autres entreprises.

Téléchargement du document unique pour l’hôtellerie gratuit.

Notre modèle de document unique gratuit dédié à l’hôtellerie est disponible ci-dessous. Il reprend la même trame que notre document unique hôtellerie déjà complété, soit :

  • Une page de couverture illustrée dédiée à l’hôtellerie.

  • Une page d’informations sur l’entreprise.

  • Une présentation de la méthode d’évaluation des risques utilisée.

  • Une section d’évaluation des risques professionnels.

  • Une section de prévention des risques professionnels, assortie d’un calendrier de planification.

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