À quoi sert le document unique? Le bien-être au travail

Professionnel jeune femme

Dans le dernier article, nous avions vu que la prise en compte des conditions du travail permettait de fidéliser ses salariés dans un contexte de recrutement tendu, mais aussi d’augmenter le sentiment de bien-être au travail. Or un salarié qui se sent bien dans son entreprise est un salarié plus productif ! C’est ce que nous allons voir aujourd’hui.


Avant toute chose, il est bon de parler de ce qu’on appelle le « bien-être au travail ». Le bien-être au travail, ce n’est pas forcément se rendre le matin au boulot en sifflotant et en dansant, à la limite de l’euphorie. C’est une chose importante qu’il faut garder en tête car de nombreuses entreprises se sont lancés dans une course au bonheur à grand renfort de massage, d’atelier de gestion du stress, de séance de méditation et autres activités. Ce n’est pas une mauvaise chose si vous pouvez vous permettre de le fournir à vos salariés, mais il ne faut pas que cela devienne l’arbre qui cache la forêt. 


Je dis cela en pensant à certaines entreprises mettant à mal leur salarié par des réductions d’effectifs, par la mise en place d’objectif de performance inatteignable et qui se retrouvent ensuite avec des effectifs décimés par des arrêts de travail à répétition. Pour tenter d'enrayer le phénomène, ces derniers mettent alors en place des ateliers de gestion du stress en pensant prendre soin de leurs salariés. C'est ce que l'on appelle s'attaquer aux conséquences plutôt qu'à la cause du problème...

 


Mais alors, qu’est-ce que le bien-être au travail ? Vous rappelez vous de la pyramide de Mazlow, autrement appeler pyramide des besoins ?

Selon cette pyramide constituer de 5 marches, on considère qu’une personne est dans un état de bien être lorsqu’elle à ces 5 besoins primaires satisfait.

La base de la pyramide correspond au besoin physiologique, qui est LA raison principal pour laquelle nous avons tous un travail : Avoir un toit et se payer à manger. Le deuxième étage de la pyramide est le besoin de sécurité. C’est ce qui nous intéresse ici particulièrement car vous voyez que les étages supérieurs que sont le besoin d’appartenance, le besoin d’estime, et le besoin de s’accomplir viennent ensuite. Autrement dit, vous ne pouvez pas avoir de salariés qui se sentent partie prenante de l’entreprise (3eme pallier) si le sentiment de sécurité n’est pas présent dans votre entreprise (2nd pallier).

Le document unique peut-être la meilleure des manières d’apporter cette sécurité dans votre entreprise. Pour cela, je recommande systématiquement à chaque chef d’entreprise que je rencontre d’intégrer les salariés de l’entreprise comme partie prenante dans la création de leur document unique. Puisque ce document doit être recréer chaque année, c’est l’occasion de parler :


_Des accidents de travail qui ont eu lieu : Quels en sont en causes, comment les éviter à l’avenir.
_Quels sont les accidents susceptibles d’arriver, et qu’est ce qui peut être mis en place pour les éviter.
_Faire un point sur les risques identifiés dans le document de l’année précédente et les réviser ensemble.

 

Thony Maufay