Évaluation des risques professionnels des Vétérinaires.

En dépit d’être une profession de soin, le métier de vétérinaire n’est pas exempt de dangers. En effet, être vétérinaire nécessite au quotidien d’utiliser des outils et de travailler dans des situations dangereuses exposant à de possibles risques physiques, chimiques, biologiques ou encore radiologiques.

 

Que ce soit dans le but de commencer une démarche d’évaluation et/ou de prévention des risques dans votre cabinet vétérinaire ou bien pour poser les fondations de votre DUERP (Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels), cette fiche métier vous permettra de mettre en lumière les principaux risques professionnels spécifiques à votre profession.

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Les risques physiques du métier de vétérinaire.

Les vétérinaires sont amenés à travailler en lien étroit avec les animaux, à les manipuler et à les contentionner pour leur administrer des soins et/ou des traitements. À ces occasions, les animaux peuvent chercher à se défendre et à attaquer les vétérinaires. Le risque est présent toute l'année. Il est majoré en cas de travail sur des animaux à risques lors de certaines opérations délicates. Les dommages possibles des hématomes, des morsures, des coupures, ainsi que la contamination par des germes pathogènes qui peuvent provoquer : panaris des doigts, tétanos professionnel, furoncles, etc.


Les vétérinaires peuvent également se blesser avec les couteaux, les scalpels, les aiguilles, les seringues, les broches métalliques utilisés lors des interventions chirurgicales ou lors des autopsies. Ces risques sont principalement présents lors de l'utilisation de ces instruments, mais aussi lors de leurs nettoyages. Les instruments de médecine peuvent provoquer des blessures diverses tels que des piqûres, des coupures, des amputations. Lors de ces blessures, les vétérinaires peuvent se voir inoculer des substances pharmaceutiques dangereuses comme des antigènes, ou des anesthésiques.


La proximité nécessaire entre le vétérinaire et l'animal qu'il doit soigner l'expose également à des risques allergiques. En effet, certains animaux peuvent générer des allergies par voies cutanées (contact de fluides corporels, poils, plumes) ainsi que par voies respiratoires (inhalation d'agents biologiques et d'endotoxines présents dans l'atmosphère). Le risque est principalement présent chez certaines personnes sujettes aux allergies et en cas de travail dans une atmosphère fortement chargée en poussières. Les principaux dommages possibles sont de l'eczéma ainsi que de l'urticaire. Dans une moindre mesure il est également possible de contracter des pneumopathies, des rhinites, de l'asthme allergique ainsi que des broncho-pneumopathies chroniques obstructives qui peuvent apparaître suite à l'inhalation d'agents biologiques et d'endotoxines.


Les vétérinaires sont parfois contraints d'effectuer des manutentions ainsi que de la contention manuelle d'animaux. Cela se fait principalement dans la salle d'opérations ou de soins. Ces risques liés aux manutentions sont principalement présents lorsqu'il faut porter des animaux lourds ou difficiles à manipuler. Parfois, des efforts de soulèvement important sont nécessaires sur certains animaux inertes. C'est notamment le cas sur des animaux morts ou sur des animaux venant de naître). Les principaux dommages possibles engendrés par les manutentions sont des affections périarticulaires, des lombalgies ainsi que d'autres troubles musculo-squelettiques. Ceux-ci sont également amplifiés par la station debout prolongée nécessaire à la réalisation de tous les actes de soins, de radiographie et de chirurgie.


Enfin, parmi les risques physiques auxquels on pense moins souvent figurent les risques d’allergie au latex. En effet, les vétérinaires peuvent être soumis aux affections professionnelles allergiques provoquées par les protéines de latex dont sont constitués les équipements médicaux en caoutchouc naturel (ex : gants chirurgicaux). Ces risques sont principalement présents lors d'expositions prolongées au latex pendant de longues opérations de chirurgie et chez certaines personnes en particulier sur lesquelles le latex provoque des affections cutanées tels que des allergies ou encore de l'eczéma. Dans ce cas, il est recommandé d'utiliser des gants en nitrile qui sont beaucoup moins allergisants que les gants en latex.

Les risques chimiques du métier de vétérinaire.

Les principaux risques chimiques rencontrés dans la profession de vétérinaire proviennent de l’utilisation de produits médicamenteux utiles aux soins des animaux. En effet, les vétérinaires sont exposés à des risques toxiques et chimiques de par ces médicaments, qui à l'inverse d'autres produits chimiques ne peuvent pas être substitués, car ils sont administrés aux animaux par nécessité. Ces risques sont principalement présent lors de l'utilisation ou au contact de gaz anesthésiants (protoxyde d'azote, halothane), anesthésiques, analgésiques injectables, produits d'euthanasie, médicaments de chimiothérapie. À titre d'exemple, l'exposition prolongée à l'halothane peut avoir des effets sur le foie (insuffisance hépatique). L'exposition aux cytostatiques employées comme traitement lors des chimiothérapies expose à des risques mutagènes, toxiques, tératogènes. Les antibiotiques peuvent provoquer des réactions cutanées (allergies).


Une deuxième constituante des risques chimiques du métier de vétérinaire provient de l’utilisation de détergents et de désinfectants : les vétérinaires utilisent des détergents / désinfectants pour nettoyer les locaux. Ces produits, qu'ils soient acides ou alcalins, contiennent des tensio-actifs (irritants), des aldéhydes (irritants et sensibilisants de la peau, provoquant des symptômes respiratoires par inhalation). Les risques engendrés par ces produits sont principalement présents lors de leur utilisation, lors de leur conditionnement ou lors de leur rangement. Le danger principal auquel s'exposent les vétérinaires est le contact par voie cutanée de ces produits, ce qui peut entraîner des brûlures, des irritations de la peau, des sensibilisations allergiques (eczéma, asthme). Il y'a également un risque d'intoxication par inhalation ou absorption. Enfin, il peut y avoir des projections dans les yeux, susceptibles d'entraîner des brûlures oculaires.

Les risques biologiques du métier de vétérinaire

La première source de risque biologique vient des infections secondaires provoquées par des blessures au niveau cutanées. En effet, les vétérinaires peuvent être amenés à se blesser lors de leur travail. En cas de contact avec des germes pathogènes, ces blessures peuvent s'infecter. Le risque est principalement présent lorsque les vétérinaires travaillent au milieu d'un environnement souillé, avec des plaies ouvertes ou un risque important de coupure. Les dommages possibles sont la contamination par des germes pathogènes qui peuvent provoquer : panaris des doigts, tétanos professionnel, furoncles, etc.


Le deuxième facteur de risque pouvant engendrer des risques biologiques provient tout simplement des zoonoses. Ces maladies se transmettant de l’animal à l’homme au travers d’animaux porteurs de maladie. Les vétérinaires étant amenés à être en contact avec des animaux possiblement porteurs de maladie, ou à travailler dans un environnement souillé par des animaux, ils sont exposés à ces zoonoses engendrant divers risques biologiques : contamination par des micro-organismes, des bactéries, des virus, des parasites, des champignons ou bien par des toxines. Le danger est présent toute l'année pour les vétérinaires, car il est lié à la présence d'animaux. Il est davantage présent en cas de travail au contact d'animaux malades ou encore en cas d'exposition prolongée à un environnement de travail souillé par des déjections. Voici quelques exemples d'agents pathogènes transmissibles de l'animal à l'homme (zoonose) : rage - ascaris - leishmaniose viscérale chez le chien, lymphoréticulose - ascaris et toxoplasmose chez le chat, ornithose psittacose des oiseaux, brucellose - tuberculose - fièvre Q du bovin,

Les risques radiologiques du métier de vétérinaire.

Les vétérinaires sont soumis aux risques radiologiques de par le matériel qu'ils sont amenés à utiliser au cabinet. Il s'agit notamment de l'utilisation des fils d'iridium (fibrosarcome félin) ainsi que des rayonnements ionisants pendant les radiographies. Les dommages possibles sont bien plus importants chez les femmes, avec notamment des malformations de l'embryon in utero lié à l'exposition prolongée et répétée de rayon X. Pour les hommes ainsi que pour les femmes n'étant pas enceinte, des cas de cancers (majoritairement thyroïdiens) ainsi que des malformations dans la descendance familiale ont étés constatés.

Conclusion

Les risques professionnels liés au métier de vétérinaires sont à la fois nombreux et diversifiés. Toute démarche d’évaluation des risques et/ou de prévention des risques nécessite donc une compétence particulière. N’hésitez pas à confier votre démarche d’évaluation, de prévention des risques ainsi que la rédaction de votre document unique à un organisme enregistré IPRP (intervenant en Prévention des Risques Professionnels) tel que Document Unique Facile afin que le résultat de cette démarche soit pertinent.

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