Document unique Pharmacie d'Officine : guide et modèle à télécharger
Rédigé par : Thony Maufay, Ingénieur sécurité au travail - Créateur de Document Unique Facile.
Date de rédaction : 05 Juin 2026
Une pharmacie d’officine n’est pas un lieu de travail sans risque. Derrière le comptoir, les équipes manipulent des produits, portent des charges, accueillent une patientèle parfois éprouvante, travaillent durant de longues amplitudes horaires, etc. Les chiffres de la profession parlent d’eux-mêmes : plus de 110 000 journées de travail sont perdues chaque année chez les pharmaciens. 55 % des accidents du travail sont liés à des chutes et 42 % à des manutentions manuelles. En moyenne, un accident du travail en pharmacie entraîne 85 jours d’arrêt, et chaque maladie professionnelle 268 jours d’arrêt.
Pour évaluer et prévenir les risques professionnels dans l’officine, la réglementation impose à chaque pharmacie employant au minimum un salarié de tenir un document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP).
Cet article vous présente la démarche que nous avons suivie pour concevoir notre propre document unique dédié aux pharmacies d’officine à retrouver en téléchargement ici.
À partir de quand vous faut-il un document unique pour votre pharmacie d'officine ?
La règlementation est simple : dès que votre officine emploie au moins un salarié, vous devez établir un document unique. Cette obligation découle de l’évaluation des risques que tout employeur doit mener (article L4121-3 du Code du travail) et de sa transcription dans un document unique (article R4121-1 du Code du travail).
Concrètement, qu’il s’agisse d’un pharmacien adjoint, d’un préparateur, d’un étudiant ou d’un apprenti, dès qu’il y a contrat de travail, il doit y avoir document unique.
Notre choix des unités de travail pour ce document unique
L’évaluation des risques doit être menée « par unité de travail » (article R4121-1 du Code du travail). Une unité de travail regroupe des salariés exposés aux mêmes types de dangers, sans forcément correspondre à un métier, à une tâche, ou à un lieu précis de l’entreprise.
Pour notre document unique pharmacie d’officine, nous avons retenu un découpage des unités de travail qui colle aux diverses tâches et postes de travail que l’on retrouve dans une pharmacie d’officine. Voici les unités de travail que nous avons choisies et, pour chacune, les principaux dangers et risques identifiés.
Vente et conseil au comptoir
Cette unité couvre l’accueil, la délivrance des médicaments et le conseil au comptoir, c’est-à-dire le cœur de l’activité de l’officine.
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Posture statique debout prolongée et piétinement : le travail au comptoir se fait debout, souvent plusieurs heures d’affilée et avec de petits déplacements qui relèvent du piétinement. Cette immobilité favorise les douleurs lombaires et dorsales, les douleurs des membres inférieurs et, à plus long terme, des troubles de la circulation veineuse (lourdeurs de jambes, varices).
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Gestes répétitifs des membres supérieurs : la délivrance des médicaments requiert de la saisie au clavier, des scans répétitifs d’ordonnance, l’ouverture de tiroirs et la manipulation de boîtes à longueur de journée. La répétition de ces gestes expose aux troubles musculo-squelettiques (TMS) de l’épaule, du coude et du poignet, comme les tendinites et le syndrome du canal carpien.
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Contamination par des champignons et des spores : le pharmacien est habilité à dire si une cueillette est comestible ou non, et les cueilleurs lui apportent régulièrement leurs paniers au comptoir. Cette identification mycologique peut mettre les équipes en contact direct avec des champignons toxiques et avec leurs spores, d’où des risques d’irritation respiratoire, de réactions allergiques et de contamination par contact manuel.
Achalandage de la pharmacie
Cette unité concerne la mise en rayon et le réassort des produits dans l’espace de vente et les réserves.
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Postures contraignantes : la mise en rayon impose des flexions, des inclinaisons et des rotations du buste répétées, ainsi que des postures accroupies pour le rayonnage proche du sol. Ces contraintes posturales sont à l’origine de lombalgies et de TMS du dos et des épaules.
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Gestes répétitifs : saisir, déballer et ranger des centaines de références de médicaments sollicite les mêmes articulations en continu, ce qui peut à court terme générer des douleurs articulaires des membres supérieurs et à long terme des tendinites.
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Manutentions manuelles : le port et le déplacement de colis et de cartons de produits, sans aide à la manutention, sollicitent fortement le dos. Le risque principal est la lombalgie aiguë (lumbago) ou chronique, voire la hernie discale. Pour rappel, 42 % des accidents du travail de la profession sont liés aux manutentions manuelles.
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Chutes de hauteur : le rangement et le stockage sur les hauts rayonnages obligent à utiliser des moyens d’accès en hauteur. L’utilisation de matériel inadapté reste le premier facteur de chute. Dans tous les cas, une perte d’équilibre peut provoquer entorses, contusions et fractures.
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Coupures à l’ouverture des emballages : l’ouverture des cartons au cutter ou au ciseau expose les mains et les avant-bras à des coupures et des plaies, souvent superficielles, mais parfois profondes.
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Heurts et écrasements par le matériel de manutention : chariots, rolls et transpalettes circulent dans des espaces souvent étroits. Ils peuvent heurter les personnes ou écraser les pieds et les membres inférieurs, avec à la clé des contusions, des plaies voire des fractures.
Réception de commande
Cette unité couvre la réception des marchandises livrées par véhicule ou par camion, depuis l’extérieur jusqu’à la réserve.
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Manutentions manuelles : le déchargement et le rangement des livraisons entraînent le port répété de charges, source de lombalgies et de TMS du dos et des épaules.
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Chutes de plain-pied en extérieur : la réception se fait souvent sur le trottoir ou une zone de livraison, parfois par temps de pluie ou de gel. Glissades et faux pas peuvent engendrer des entorses, des contusions voire des fractures.
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Manœuvre de véhicule : l’approche et le recul du camion ou de la camionnette de livraison créent un risque de heurt et d’écrasement de la personne chargée de réceptionner la livraison, avec des conséquences corporelles potentiellement graves.
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Heurts et écrasements par le matériel de manutention : transpalettes et rolls utilisés pour acheminer les colis peuvent, lors des manœuvres, heurter ou écraser les pieds et les jambes.
Actes médicaux : vaccins, tests, premiers secours, etc.
Cette unité regroupe les actes réalisés à l’officine : vaccination, tests, dépistages et premiers soins.
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Contamination par une aiguille (accident d’exposition au sang) : une piqûre accidentelle lors d’une vaccination ou d’un test peut entraîner la transmission d’agents infectieux véhiculés par le sang, notamment les hépatites B et C ou le VIH.
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Manipulation des déchets d’activité de soins à risques infectieux (DASRI) : le tri et l’élimination des déchets biologiques exposent à un risque de contamination par contact avec des liquides biologiques ou des objets souillés, et donc à des infections.
Contact clientèle
Cette unité traite de la dimension relationnelle du métier, au contact permanent d’une patientèle parfois exigeante, voire difficile.
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Agressions verbales et physiques : certains clients peuvent se montrer agressifs et proférer insultes, menaces, mais aussi bousculades ou coups, en particulier lors de tensions sur les stocks, les prix ou les ordonnances. Les conséquences vont des hématomes, contusions et coupures jusqu’aux fractures dans les cas les plus graves. Ces atteintes physiques s’accompagnent souvent de dommages psychologiques : stress, anxiété, perte de confiance en soi et troubles du sommeil. Pour rappel, les vols et les difficultés relationnelles avec certains patients sont une cause fréquente d’agressions dans les officines.
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Stress professionnel et tensions émotionnelles : l’affluence, l’attente, les réclamations et la pression de la charge de travail créent des tensions répétées. Ce stress, lorsqu’il s’installe, peut altérer la santé mentale et favoriser des troubles psychosomatiques.
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Charge émotionnelle au contact de clients malades : accompagner des personnes souffrantes, parfois en fin de vie ou très anxieuses, représente une charge émotionnelle souvent sous-estimée. À la longue, elle peut conduire à un épuisement émotionnel et à une usure psychologique.
Nettoyage de l’officine
Cette unité couvre l’entretien des locaux, des surfaces de vente et des sanitaires, qu’il soit assuré en interne ou non.
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Exposition aux produits d’entretien (risque chimique) : détergents, dégraissants et désinfectants sont des produits souvent agressifs. Ils peuvent provoquer des brûlures cutanées ou oculaires, des dermites irritatives, de l’eczéma et de l’asthme, en particulier lors de l’usage en spray ou du mélange involontaire de produits (par exemple un détartrant acide et un produit chloré, qui dégage du chlore gazeux).
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Chutes de plain-pied : le nettoyage des sols laisse des surfaces mouillées et glissantes. Les glissades et les chutes qui en découlent provoquent le plus souvent foulures, entorses, contusions voire fracture d’un ou plusieurs os.
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Postures contraignantes et gestes répétitifs : laver les sols, les surfaces et les sanitaires impose des positions penchées, agenouillées et des mouvements répétés, sources de Troubles Musculo Squelettiques au niveau du dos, des épaules, des poignets ainsi que des genoux.
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Coupures et piqûres : la manipulation de déchets en verre et le ramassage d’objets tranchants (verre, seringue) exposent à des coupures et des piqûres.
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Risque biologique : le nettoyage des sanitaires, la gestion des poubelles et des déchets de la pharmacie peuvent mettre le personnel au contact de micro-organismes pouvant provoquer des troubles digestifs, voire des pathologies cutanées.
Déplacement routier
Cette unité concerne les trajets professionnels en voiture : livraisons à domicile, dépôts, formations ou déplacements liés à l’activité. La conduite dans le cadre d’une mission est un acte de travail à part entière (article L4121-3 du Code du travail) : le risque routier doit donc figurer dans le document unique.
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Accident de la route : le risque routier est la première cause de décès lié au travail. Les accidents de mission représentent environ 10 % de l’ensemble des accidents du travail et, en ajoutant les trajets domicile-travail, près de 30 % des accidents mortels liés au travail. Les conséquences vont des blessures légères aux atteintes corporelles graves, voire mortelles.
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Fatigue et altération de la vigilance : horaires chargés, conduite après une longue journée ou en début de matinée diminuent la concentration et la perception, ce qui augmente le risque d’accident.
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Stress lié aux contraintes de délai : vouloir tenir un horaire ou un délai tout en respectant le Code de la route place le conducteur dans des arbitrages stressants qui favorisent les prises de risque.
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Contraintes posturales et physiques de la conduite : la position assise prolongée et les vibrations sollicitent le dos et peuvent aggraver les douleurs lombaires.
Environnement de travail
Cette unité regroupe les contraintes liées à l’ambiance et à l’organisation générale du travail à l’officine.
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Chutes de plain-pied dans l’officine : sols encombrés, allées de circulation étroites ou revêtements dégradés favorisent les glissades et les faux pas, première cause d’accident dans la profession (55 % des accidents du travail). Les lésions vont de l’entorse à la fracture.
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Contamination aéroportée au contact des malades : l’accueil de patients contagieux expose les équipes à des infections respiratoires transmises par voie aérienne (rhumes, grippes, etc.).
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Travail prolongé sur écran d’ordinateur : le logiciel de gestion et la facturation imposent de longues périodes devant l’écran, sources de fatigue visuelle, de céphalées voire de possibles TMS au niveau du cou et des poignets.
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Amplitudes horaires importantes : longues journées, gardes et horaires décalés perturbent le rythme veille-sommeil et génèrent fatigue, troubles du sommeil et risques psychosociaux.
Locaux de travail
Cette unité traite des risques liés aux installations et au bâtiment de l’officine.
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Électrisation et électrocution : installations défectueuses (ex : disjoncteur 30mA défectueux) ou fils électriques dénudés exposent au passage du courant dans le corps. L’électrisation provoque différents dégâts (choc électrique, contraction involontaire des muscles, brûlure, etc.) sans provoquer la mort, alors que l’électrocution va fatalement engendrer la mort de la personne.
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Départ de feu et incendie : le stockage de produits inflammables à proximité d’une source de chaleur peut provoquer un départ de feu, avec un risque de brûlures pour les personnes présentes, mais aussi des risques d’intoxication par les fumées.
La prise en compte des risques d’agressions et des risques psychosociaux chez les pharmaciens d’officine
L’obligation de sécurité de l’employeur porte sur la santé physique mais aussi mentale des salariés (article L4121-1 du Code du travail). Or, les risques d’agression ainsi que les risques psychosociaux (RPS) figurent parmi les risques professionnels susceptibles d’être rencontrés dans l’exercice du métier de pharmacien : difficultés avec certains patients dépendant de leurs médicaments, vols, longues journées de travail et charge de travail mal équilibrée sont identifiés comme des origines directes de stress et d’agressions.
C’est pourquoi nous avons fait le choix d’évaluer ces risques au même niveau que les risques physiques dans notre document unique. Concrètement, ils apparaissent dans plusieurs unités de travail (contact clientèle, environnement de travail) et sont assortis de mesures de prévention : dispositifs anti-agression, procédures de remontée d’incidents, organisation des plannings et formation des équipes à la gestion de l’agressivité pour désamorcer les situations à risques.
Les obligations réglementaires particulières liées au statut d’établissement recevant du public
Une pharmacie accueille du public : elle constitue donc un établissement recevant du public (ERP), le plus souvent classé en type M (magasins de vente) et en 5e catégorie. À ce titre, elle est soumise aux règles de sécurité contre l’incendie et la panique prévues par le Code de la construction et de l’habitation (articles R143-2 et suivants). Ces obligations se cumulent avec celles du Code du travail et ont donc été prises en compte dans notre document unique. Elles concernent notamment :
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Le contrôle réglementaire annuel des installations électriques de l’officine par un organisme agréé.
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Le contrôle réglementaire annuel de tous les extincteurs présents dans l’officine.
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L'installation d'un dispositif d'alarme incendie au sein de l'établissement.
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L'application de consignes et de moyens de protection adaptés en cas de départ de feu.
Les équipements de protection collective et individuelle indispensables
Les principes généraux de prévention imposent de privilégier la protection collective sur la protection individuelle (article L4121-2 du Code du travail). Voici donc en premier lieu les équipements de protection collectifs (EPC) qui nous semblent nécessaires en pharmacie d’officine :
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Une ventilation et une aération fréquente des locaux.
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Des aides à la manutention (chariots, rolls, tables à hauteur adaptée) pour limiter le port de charges.
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Des moyens d’accès en hauteur sûrs (escabeaux et marchepieds) tout en veillant à ne jamais utiliser de mobilier de bureau (ex : chaises).
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Des allées de circulation qui sont propres et bien dégagées.
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Des conteneurs DASRI pour l’élimination sécurisée des aiguilles et déchets de soins.
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Des dispositifs de prévention des agressions (vidéosurveillance) face au risque de violence mais aussi de vol.
En complément, l’employeur doit mettre à disposition des équipements de protection individuelle (EPI). Voici ceux que nous avons retenus comme indispensables en pharmacie d’officine :
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Des gants de protection chimique (Type EN 374), pour les soins, le nettoyage et la manipulation des produits d’entretien.
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Des gants de protection contre les risques mécaniques (Type EN 388), pour la réception et l’ouverture des cartons et emballages.
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Des lunettes de protection (Type EN 166) pour la manipulation de produits corrosifs.
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Des masques de protection chirurgicaux en cas de risque de contamination aéroportée, en particulier lors de soins.
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Des vêtements de travail (blouse) régulièrement lavés – désinfectés pour les soins.
La formation et les actions de sensibilisation à mettre en place
La formation à la sécurité est une obligation de l’employeur (articles L4141-1 à L4141-4 du Code du travail). Nous avons intégré à notre document unique différentes recommandations de formation adaptée aux risques de l’officine :
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La formation à la prévention des risques liés à l’activité physique (PRAP), pour les gestes et postures lors des manutentions et de la mise en rayon.
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La formation de sauveteur secouriste du travail (SST).
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La conduite à tenir en cas d’accident d’exposition au sang (AES).
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La formation incendie et à l’évacuation, avec exercices périodiques (article R4227-39 du Code du travail).
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La sensibilisation à la gestion de l’agressivité et à la prévention des risques psychosociaux.
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La sensibilisation au risque routier pour les salariés amenés à conduire.
Les actions de formation devront être récapitulées dans un passeport de prévention en vertu de la loi du 2 août 2021 (article L4121-3-1 du Code du travail).
Quand modifier ou mettre à jour ce document unique
La réglementation prévoit plusieurs situations de mise à jour (article R4121-2 du Code du travail) :
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Au moins une fois par an pour les officines d’au moins 11 salariés.
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Lors de toute décision d’aménagement important modifiant les conditions de travail (réaménagement de l’espace de vente, nouvel équipement, nouvelle activité comme la vaccination).
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Lorsqu’une information nouvelle intéressant l’évaluation d’un risque est portée à la connaissance de l’employeur (par exemple après un accident).
Les versions successives du document doivent être conservées pendant au moins 40 ans (article R4121-1-1 du Code du travail), afin de garder la traçabilité des expositions.
Faire de ce document unique le moteur de l’amélioration continue de la sécurité dans votre pharmacie
L’évaluation des risques débouche naturellement sur un programme d’actions de prévention (article L4121-3-1 du Code du travail). À chaque danger identifié correspondent des mesures de prévention des risques concrètes permettant de diminuer les risques et la probabilité d’accident du travail. Ces mesures peuvent concerner des équipements (EPC / EPI), des formations, l’aménagement de l’espace de travail ou encore la mise au point de procédures pour faire face à des situations dangereuses.
Notre document unique pharmacie d’officine intègre déjà un plan d’action, avec des mesures hiérarchisées et prêtes à être suivies. Vous disposez ainsi d’un fil conducteur clair pour piloter la prévention, prioriser les actions les plus utiles et réduire dans le temps le nombre d’accidents et d’arrêts de travail.
FAQ sur le document unique en pharmacie d’officine
C'est quoi le document unique pour une entreprise ?
Le document unique (DUERP) est le support qui recense l’ensemble des risques professionnels auxquels sont exposés les salariés, par unité de travail. Il regroupe l’évaluation des dangers et les mesures de prévention associées (article R4121-1 du Code du travail).
Est-ce que le document unique est obligatoire pour ma pharmacie d’officine ?
Oui. Dès qu’au moins un salarié est employé, l’officine doit disposer d’un document unique. L’absence de ce document expose l’employeur à des sanctions.
Quel est le rôle du document unique dans ma pharmacie d’officine ?
Il sert à recenser les risques de chaque poste et à organiser leur prévention. C’est aussi un point de référence en cas de contrôle de l’inspection du travail ou après un accident.
Qui doit établir le document unique de ma pharmacie d’officine ?
La responsabilité incombe à l’employeur, c’est-à-dire au pharmacien titulaire. Il peut s’appuyer sur un salarié compétent s’il en a un dans ses effectifs, ou à défaut, se tourner vers un professionnel reconnu comme compétent enregistré IPRP.
Comment rédiger le document unique de ma pharmacie d’officine ?
Il faut découper l’activité en unités de travail, lister pour chacune les dangers et les risques, puis associer des mesures de prévention. Pour gagner du temps, vous pouvez acheter un document unique déjà rédigé pour les pharmacies comme le nôtre.
Qui peut consulter le document unique de ma pharmacie d’officine ?
Les salariés, les anciens salariés pour les périodes les concernant, le médecin du travail, l’inspection du travail et les agents des organismes de prévention y ont accès (article R4121-4 du Code du travail). Un avis indiquant où le consulter doit être affiché.
Où stocker le document unique de ma pharmacie d’officine ?
Il doit rester accessible dans l’officine, sous forme papier ou numérique. Un dépôt dématérialisé sur un portail national devrait arriver un jour du fait de l’adoption de la loi du 2 août 2021.
À quelle fréquence dois-je mettre à jour le document unique pour ma pharmacie d’officine ?
Au moins une fois par an dès 11 salariés, et à chaque aménagement important ou nouvelle information sur un risque (article R4121-2 du Code du travail).
Qui doit mettre à jour le document unique de ma pharmacie d’officine ?
La mise à jour relève de l’employeur, c’est-à-dire le pharmacien titulaire de l’officine. S’il n’a pas ses compétences, une fois de plus, celui-ci peut se tourner vers un professionnel reconnu comme compétent enregistré IPRP.
Téléchargement du document unique gratuit pour pharmacie d’officine
Nous mettons à disposition un document unique gratuit dédié aux pharmacies d’officine. Vous y trouverez une structure analogue à celle de notre document unique pour pharmacie d’officine déjà complété, c’est-à-dire :
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Une jaquette avec une illustration pour les pharmacies d’officine.
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Une section de renseignements sur l'entreprise.
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Une présentation de la méthode d’évaluation des risques utilisée.
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Une partie « évaluation des risques professionnels » pour votre pharmacie d’officine.
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Une partie « prévention des risques professionnels » dotée d’un calendrier de type PAPRIPACT.













