top of page

Document unique Peintre en Bâtiment :
guide et modèle à télécharger

Photo de Thony Maufay

Rédigé par : Thony Maufay, Ingénieur sécurité au travail - Créateur de Document Unique Facile.

Date de rédaction : 06 juillet 2026

Le métier de peintre en bâtiment expose les salariés à une grande diversité de risques professionnels. Les plus caractéristiques de la profession sont liés au risque chimique : au contact permanent de peintures, de solvants et d’enduits, le peintre inhale des composés organiques volatils (COV) et est au contact cutané de substances nocives. Cette composante du métier est si importante que les maladies professionnelles (qu’elles soient respiratoires, cutanées ou musculo-squelettiques) pèsent bien plus lourd sur la santé des peintres que les accidents du travail selon Officiel Prévention. Mais les risques chimiques ne sont pas les seuls dangers. Les gestes répétitifs et les postures contraignantes usent les articulations, le travail en hauteur (ex : échafaudages, escabeaux voire échelles) expose aux chutes de hauteur, le ponçage dégage des poussières (voire du plomb sur les bâtiments très anciens). À cela s’ajoute encore le bruit, les risques routiers des déplacements véhiculés, le travail en extérieur par tous les temps, etc.

Face à cette accumulation de risques professionnels, le document unique doit permettre à votre entreprise de recenser tous les risques, de les hiérarchiser du plus grave au moins grave, puis de déclencher les actions de prévention des risques capables de diminuer le nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles.

Ce guide détaille à partir de quand le document unique devient obligatoire pour toute entreprise de peinture, la façon dont nous l’avons structuré, en se basant sur les choix que nous avons retenus pour bâtir notre propre document unique déjà complété pour les peintres en bâtiment.

À partir de quand une entreprise de peinture doit-elle avoir un document unique ?

Dès qu’une entreprise de peinture en bâtiment emploie un salarié minimum, et quel que soit le contrat de travail de ce(s) salarié(s) (ex : CDI, CDD, apprentissage, intérim), elle doit avoir un document unique.

Deux articles du Code du travail sont à l’origine de cette obligation : l’article L.4121-3 impose à l’employeur de faire une évaluation des risques pesant sur la santé et la sécurité de ses salariés, et l’article R.4121-1 l’oblige à mettre cette évaluation des risques dans un document unique. Externaliser la création du DUERP ne transfère pas la responsabilité du chef d’entreprise : il en reste le seul responsable aux yeux de la justice, d’où l’intérêt de confier ce travail de rédaction à un professionnel compétent enregistré IPRP.

Un document unique inexistant ou qui n’est pas mis à jour convenablement constitue une infraction entraînant une contravention de 5e classe (R.4741-1). Mais le véritable risque pour l’entreprise qui n’a pas de DUERP est ailleurs : si jamais un peintre s’accidente au travail (ex : chute d’un échafaudage) ou développe une maladie professionnelle (ex : par l’inhalation répétée de solvants), l’absence d’évaluation des risques constitue aux yeux de la justice une faute inexcusable de l’employeur. Si l’affaire est portée au conseil de prud’hommes par le salarié, elle débouche le plus souvent sur des indemnités à verser si importantes qu’elles peuvent mettre l’entreprise en faillite. Il est donc vital pour toute entreprise de peinture de ne jamais sous-estimer l’importance du DUERP afin d’être protégée s’il est un jour nécessaire de faire face au pire sur un chantier.

Notre choix des unités de travail pour ce document unique peintre en bâtiment.

L’activité doit être découpée en unités de travail selon l’article R4121-1 du code du travail. Une unité de travail est un regroupement de tâches qui, au sein de l’entreprise, exposent à des risques professionnels similaires. Pour notre document unique peintre en bâtiment, nous avons retenu cinq unités de travail, pour un total de 38 situations à risque. Les unités de travail retenues couvrent le travail sur les chantiers, le secrétariat, le contact clientèle, les déplacements véhiculés et l’environnement de travail. Voici, pour chacune de ces unités de travail, les principaux dangers et risques identifiés.

Le travail sur les chantiers

Cette unité de travail couvre le cœur du métier de peintre en bâtiment : la préparation des supports (par ponçage le plus souvent), l’application des enduits, l’application de peintures, de vernis et de revêtements, que ce soit sur les sols, les murs, ou le plafond.

  • Risque chimique : les peintures, les vernis, les solvants, les colles et les décapants dégagent des vapeurs susceptibles d’être inhalées et exposent la peau à des substances nocives par contact cutané, que ce soit durant la préparation, l’application ou le nettoyage du matériel. Ce danger est le plus caractéristique du métier de peintre. Il sera développé plus en détail au cours de cet article.

  • Gestes répétitifs et postures contraignantes : ils résultent de l’application de peinture au rouleau et/ou au pinceau, souvent bras en l’air ou à genoux, tout en effectuant les mêmes gestes avec son poignet et son bras durant des journées entières. Ce danger fera l’objet d’un développement dédié.

  • Chutes de hauteur : travailler sur un échafaudage, un escabeau, une échelle ou une plateforme pour atteindre les plafonds et les parties hautes où il est nécessaire d’intervenir expose à de potentielles chutes de hauteur. Ces chutes restent la première cause de mortalité dans le secteur du bâtiment, toutes spécialités confondues.

  • Inhalation de poussières : poncer les enduits et décaper d’anciennes peintures émet des poussières en grande quantité, qui viennent irriter les voies respiratoires. Sur les bâtiments anciens, ces poussières peuvent contenir du plomb (risque de saturnisme). Ce point sera repris avec les risques chimiques au cours de cet article.

  • Chutes de plain-pied : elles résultent le plus souvent de chantiers encombrés, que ce soit par des bâches de protection au sol (ex : mauvais plis) et/ou par des sols glissants. Avoir les mains prises au moment de la chute empêche potentiellement de pouvoir se rattraper et augmente les dommages (ex : chocs contre un objet).

  • Bruit : les ponceuses et autres machines électriques (électroportatives ou non) génèrent pour la plupart des niveaux de bruit importants et soutenus dans le temps. L’exposition régulière et prolongée à ces bruits est source de dommages irréversibles pour l’audition (ex : surdité).

Le secrétariat et l’administratif

Cette unité de travail couvre toutes les tâches administratives nécessaires à la bonne tenue de l’entreprise : établissement de devis, facturation, gestion de planning, etc.

  • Travail sur écran : l’usage prolongé de l’ordinateur (ex : devis, plannings, suivi de chantier) fatigue la vue et sollicite le cou ainsi que les poignets. À long terme, cela tend à favoriser l’apparition de TMS.

  • Posture assise prolongée : rester assis durant de longues heures, parfois sans même bouger du tout, favorise l’apparition de lombalgies et de douleurs cervicales. Ces risques sont aggravés en cas de mode de vie sédentaire en dehors du travail.

Le contact avec les clients

Cette unité de travail couvre la relation clientèle : visites de prospects le plus souvent pour réalisation de devis, ou bien réception de travaux.

  • Agressions verbales : un litige concernant la finition des travaux, les délai de réalisation, ou bien une mésentente sur un devis peut dégénérer en altercation verbale. Si ces situations se répètent, elles tendent à générer de la lassitude et de potentiels troubles psychologiques (ex : stress, anxiété, insomnie).

  • Agressions physiques : plus rarement, l’altercation verbale bascule dans la violence physique (ex : bousculade, coup). Au-delà des blessures corporelles (ex : contusions, plaies), ces agressions physiques laissent des séquelles psychologiques durables (ex : anxiété, insomnie, peur au travail).

Les déplacements

Cette unité de travail couvre les risques inhérents aux trajets véhiculés vers les chantiers, ainsi que le transport du matériel en véhicule utilitaire.

  • Risque routier : conduire une camionnette souvent chargée de matériel et de différentes matières premières (ex : peinture, enduits) d’un chantier à l’autre, expose à de potentiels accidents de la circulation. Ces accidents restent la première cause de mortalité au travail en France.

  • Manutention au chargement : charger et décharger des outils / matières premières (ex : pots de peinture, éléments d’échafaudage, machines électriques, etc.) sollicite le dos, les épaules, et favorise le développement de lombalgies et de Troubles Musculo Squelettiques divers.

L’environnement de travail

Cette unité de travail regroupe les risques liés aux conditions dans lesquelles se déroulent les chantiers.

  • Travail par forte chaleur : les chantiers d’été ayant lieu en extérieur exposent à de fortes chaleurs qui pèsent sur l’organisme (ex : coup de chaleur, déshydratation, fatigue) et diminuent la vigilance, aggravant par la même occasion la probabilité de se blesser via d’autres risques (ex : chute de plain-pied, chute de hauteur, etc.).

  • Travail en atmosphère froide : à l’inverse, les chantiers d’automne et d’hiver par temps froid tendent à engourdir les mains et le corps, ce qui réduit la dextérité et la précision des gestes. De plus, cela tend à aggraver les troubles musculo-squelettiques existants.

  • Atmosphère confinée : appliquer des produits solvantés dans une zone confinée (ex : fermée, mal ventilée, sans aération ni ventilation) concentre les vapeurs de produits dans la zone de travail et augmente très fortement l’exposition aux risques liés à l’inhalation de produits chimiques.

  • Co-activité : sur un chantier où se croisent plusieurs corps d’état, les activités des uns créent des risques pour les autres (ex : chute d’objet, circulation d’engins). Ce point sera repris durant la partie liée à la coordination SPS, au cours de cet article.

Les risques chimiques chez les peintres, résultant du cocktail peintures, solvants et poussières diverses.

Solvants, peintures, vernis, enduits, décapants : le peintre passe ses journées entouré de ces produits chimiques. L’inhalation de leurs vapeurs, ainsi que les contacts cutanés répétés conduisent à des effets néfastes sur la santé à long terme.

Les peintures et vernis à base de solvants organiques dégagent des composés organiques volatils (COV) : inhalés au fil des années, ils irritent les voies respiratoires et finissent par atteindre le système nerveux une fois transportés par le sang (le syndrome psycho-organique des solvants se traduit par des troubles de la mémoire, de l’humeur et du sommeil). Les peintures à l’eau, qui émettent beaucoup moins de COV que les peintures solvantées, ne sont pas inoffensives pour autant : l’éther de glycol qu’elles contiennent pénètre par la peau suite à un contact cutané et peut provoquer des irritations et des sensibilisations allergiques. De plus, ces peintures se révèlent toxiques pour le sang et la reproduction à long terme (CMR). À tout cela s’ajoute encore le ponçage : sur les bâtiments anciens, décaper d’anciennes peintures peut libérer du plomb (provoquant une maladie appelée saturnisme, particulièrement préoccupante pour les enfants et les femmes enceintes). Enfin, certains revêtements posés avant 1997 contiennent de l’amiante.

La prévention de tous ces risques chimiques que nous avons intégrée dans notre document unique peintre en bâtiment privilégie, dans cet ordre :

  1. De substituer et de choisir les produits les moins nocifs (ex : peinture à l’eau plutôt que solvantée quand c’est possible, produits sans composés CMR), en s’appuyant sur l’étiquetage CLP des produits (absence de pictogramme SGH08) et sur les fiches de données de sécurité (FDS).

  2. De ventiler et de capter les polluants à la source : aérer la zone de travail pendant et après l’application de produits tout en captant les poussières de ponçage à la source durant les travaux (ex : ponceuse à aspiration, aspirateur à filtre HEPA). Au préalable, faire repérer le plomb et/ou l’amiante avant tous travaux de décapage, en particulier sur des bâtiments anciens (travaux amiante en sous-section 4, R.4412-94).

  3. De protéger via des EPI et d’effectuer un suivi médical approprié : port de gants de protection chimique adaptés (ex : EN374), d’une combinaison jetable et de protection respiratoire (ex : filtre à cartouche) selon la zone d’application (ex : espace confiné sans possibilité d’aération / ventilation). Réalisation d’un suivi médical renforcé pour tous les peintres de l’entreprise en raison de l’exposition à des produits solvantés et/ou CMR.

Noter que l’évaluation du risque chimique est encadrée par l’article R.4412-1 (et suivants) du Code du travail. Comme le rappelle l’INRS concernant les peintres et poseurs de revêtements, aérer et capter les polluants à la source offrira toujours un meilleur niveau de protection global pour toutes les personnes présentes sur le chantier, que le port individuel de protections respiratoires.

Les Troubles Musculo Squelettiques chez les peintres : entre gestes répétitifs et postures contraignantes.

Peindre, c’est avant tout répéter les mêmes gestes, des heures durant, souvent avec les bras en l’air et/ou avec le dos plié, ou en extension. Du fait de ces gestes répétitifs et de ces postures contraignantes, le corps du peintre s’use progressivement, en particulier au niveau des articulations.

Deux contraintes se conjuguent donc : en premier lieu les gestes répétitifs. Passer le rouleau et le pinceau sollicite sans relâche la main, le poignet et l’épaule. Il est parfois nécessaire de faire travailler ces membres durant des journées entières sans interruptions, ce qui provoque inévitablement des tendinites (en particulier à l’épaule), des douleurs articulaires ainsi que des troubles circulatoires. Puis viennent les postures contraignantes : peindre un plafond impose de garder les bras en l’air, peindre une plinthe de rester accroupi ou à genoux, tandis que peindre dans des zones exiguës oblige à se tordre le buste. Le froid et l’humidité qu’il est possible de rencontrer sur les chantiers aggravent encore les atteintes de type TMS. Ces troubles musculo-squelettiques des membres supérieurs et du dos sont la première cause de maladie professionnelle du métier de peintre.

La prévention des risques liés aux gestes répétitifs et aux postures contraignantes que nous avons retenue pour les peintres repose sur trois leviers :

  1. Réduire la contrainte à la source : utiliser des outils adaptés réduisant la pénibilité (ex : rouleau à manche télescopique et perches pour éviter de devoir tendre les bras en l’air), travail à hauteur d’homme grâce à un échafaudage et/ou à une plateforme, ou en cas de zone restreinte, sur un escabeau bien ancré au sol.

  2. Organiser le travail : si possible, alterner les tâches entre collègues pour varier les postures de travail, fractionner le temps passé dans des postures contraignantes et se ménager de vraies pauses de récupération dans des positions antagonistes.

  3. Former et suivre : passer la formation gestes et postures (PRAP) pour prévenir les mauvaises postures et apprendre à diversifier ses gestes au travail, tout en effectuant un suivi médical renforcé en ce qui concerne les épaules et le dos.

Noter que selon Officiel Prévention concernant les risques des peintres en bâtiment, travailler à hauteur d’homme, grâce à un moyen de travail en hauteur correctement assemblé (ex : échafaudage), réduit à la fois les risques de développer des TMS et les risques de chuter de hauteur. Ainsi, une même mesure de prévention des risques participe à réduire deux dangers d’un seul coup.

La coordination SPS sur les chantiers de peinture.

Le peintre intervient régulièrement avec plusieurs autres corps d’état sur un chantier. Or, dès que plusieurs entreprises interviennent simultanément sur un même chantier, la loi impose une coordination SPS. Le but ? Éviter que les risques des uns ne deviennent les accidents des autres.

 

Sur une opération dans le secteur du bâtiment faisant intervenir au moins deux entreprises, un coordonnateur sécurité et protection de la santé (SPS) doit être désigné (L.4532-1). Il doit établir un plan général de coordination (PGC) que le peintre doit respecter. L’entreprise de peinture doit rédiger de son côté un plan particulier de sécurité et de protection de la santé (PPSPS, selon l’article R.4532-56). Un dossier d’interventions ultérieures sur l’ouvrage (DIUO) peut s’ajouter si l’on prévoit que des travaux ultérieurs à plusieurs entreprises auront lieu.

 

Attention : tous ces documents liés à la coordination des entreprises complètent le document unique, mais ils ne s’y substituent pas. Chaque entreprise du chantier doit avoir son propre document unique, car le document unique reste l’évaluation des risques propre à l’entreprise. Le PPSPS est uniquement là pour adapter la prévention aux particularités résultant de la co-activité de plusieurs entreprises sur un même chantier. Les deux se complètent et doivent évidemment rester cohérents entre eux.

Les EPC et EPI indispensables pour les peintres en bâtiment.

Dans le domaine de la prévention des risques, il est nécessaire de tout d’abord agir sur le danger à sa source, puis ensuite via des équipements de protection collective (EPC) et enfin par des équipements de protection individuelle (EPI), conformément à l’article L.4121-2 du Code du travail.

Les protections collectives qui nous paraissent indispensables pour les peintres en bâtiment sont :

  • Des échafaudages et plateformes de travail montés convenablement selon les instructions du fabricant, par du personnel formé, et équipés de garde-corps. Ils seront toujours préférés aux échelles et escabeaux afin d’effectuer des travaux en hauteur, sauf si l’espace de travail ne le permet pas et que les risques sont faibles.

  • Une bonne ventilation et aération de la zone de travail, pendant et après travaux, ainsi que la captation des poussières à la source, en particulier pendant les travaux de ponçage (ex : utilisation de ponceuse à aspiration relié à un aspirateur à filtre HEPA).

  • Le stockage de tous les produits inflammables, ainsi que des chiffons imbibés de produits dans un local ventilé et à l’écart de toute source de chaleur en attendant d’être mis au rebut dans un endroit dédié le plus rapidement possible afin d’en stocker dans les plus petites quantités possibles.

Les protections individuelles qui nous paraissent indispensables pour les peintres en bâtiment sont :

"

  • Un masque de protection respiratoire adapté par type de travaux à effectuer : masque à cartouches contre les vapeurs de solvants, et masque FFP2 minimum (FFP3 particulièrement recommandé) contre les poussières.

  • Des gants de protection chimique (Type EN 374) ainsi qu’une combinaison de protection à usage unique jetable pour éviter tout contact cutané avec les produits utilisés.

  • Des lunettes de protection (Type EN166), des protections auditives de différents types (Type EN352) pour les travaux de ponçage, ainsi que des chaussures de sécurité antidérapantes (Type EN ISO 20345, S3).

  • Un système de protection complet contre les chutes composé d’un harnais, d’un stop chute et d’une longe (Type EN361) en cas de réalisation de travaux en hauteur quand aucun garde-corps n’est présent pour sécuriser la zone de travail.

L’employeur devra fournir gratuitement tous ces équipements de protection et veiller à ce qu’ils soient convenablement entretenus (R.4321-4), tandis que le salarié sera tenu de les utiliser conformément à leur usage (L.4122-1).

La formation et la sensibilisation aux risques des peintres en bâtiment.

Informer, sensibiliser et former aux différents risques professionnels rencontrés sur le terrain est un levier de prévention des risques à part entière, au même titre que fournir des EPC et des EPI à ses salariés. Les articles L.4141-1 et suivants du Code du travail imposent d’ailleurs à l’employeur de donner une formation à la sécurité adaptée au poste de travail de chacun des salariés de l’entreprise.

 

Pour un peintre en bâtiment, les formations qui nous paraissent les plus pertinentes sont les suivantes :

  • La sensibilisation au risque chimique, et plus particulièrement aux différents CMR rencontrés dans le milieu : savoir lire une étiquette CLP (ex : pictogramme SGH08) ainsi qu’une fiche de données de sécurité (FDS, en particulier la section concernant les numéros utiles en cas d’empoisonnement). Pour la rénovation de vieilles bâtisses, la formation amiante en sous-section 4.

  • La formation au montage et à l’utilisation d’échafaudages en sécurité (Guidée par l’article R.4323-69 du Code du travail) et la prévention des risques liés aux chutes de hauteur (Guidée par l’article R.4323-61 du Code du travail) pour le travail avec harnais stop chute et longe.

  • La formation gestes et postures (PRAP) pour apprendre les bons gestes permettant de limiter l’apparition de Troubles Musculo Squelettiques occasionnés par les gestes répétitifs ainsi que par les postures contraignantes.

À ces formations peut s’ajouter la formation SST : Sauveteur Secouriste du Travail, qui peut s’avérer très utile en cas d’accident grave sur un chantier, que cela concerne un salarié de son entreprise comme celle d’une autre entreprise en cas de co-activité.

Toutes les actions de prévention des risques suivies par chaque salarié devront être inscrites dans son propre passeport de prévention, rendu obligatoire par l’article L.4141-5 du Code du travail. Son but est simplement de recenser dans un document l’ensemble des attestations et certifications acquises par chacun des salariés.

Quand mettre à jour le document unique de votre entreprise de peinture.

Un document unique n’est pas un document que l’on vient à réaliser une fois, et qui reste ainsi figé à vie. Il doit être mis à jour au minimum une fois par an dans toutes les entreprises employant au minimum onze salariés, et à chaque évolution notable dans toutes les entreprises, peu importe le nombre de salariés.

L’article R.4121-2 du Code du travail prévoit la mise à jour du DUERP dans trois cas de figure :

  • Pour les entreprises d’au moins onze salariés : au minimum une fois par an.

  • Pour toutes les entreprises, indépendamment du nombre de salariés : lors de tout changement important (ex : nouveau procédé, nouvelle gamme de produits, nouveau type de chantier comme le ravalement de façade).

  • Pour toutes les entreprises, indépendamment du nombre de salariés : dès qu’une nouvelle information sur un risque jusque-là absente du document unique est portée à la connaissance du chef d’entreprise (ex : après un accident).

Comme notre document unique peintre en bâtiment est au format Excel, le mettre à jour ne prend que quelques minutes. Notre guide dédié à la mise à jour du document unique détaille en profondeur la méthodologie à suivre.

Faire de ce document unique le moteur de l’amélioration continue de la sécurité dans votre entreprise de peinture.

Un document unique n’est utile que s’il débouche sur la mise en place d’actions de prévention des risques, afin de diminuer les accidents du travail et les maladies professionnelles. Planifier la mise en place des mesures sur le terrain via un calendrier de planification reste le meilleur levier d’action.

À partir de cinquante salariés, l’article L.4121-3-1 du Code du travail impose que l’évaluation des risques aboutisse à un programme annuel de prévention des risques et d’amélioration des conditions de travail (PAPRIPACT). En dessous de ce seuil de cinquante salariés, l’entreprise doit simplement consigner dans le document unique une liste d’actions de prévention des risques.

Chez Document Unique Facile, nous sommes convaincus que la planification reste le meilleur levier pour passer concrètement à l’action. C’est pourquoi chacun de nos documents uniques intègre un calendrier de type PAPRIPACT (libre à vous de l’utiliser ou non si vous employez moins de cinquante salariés dans votre entreprise).

Chaque mesure de prévention des risques se voit attribuer une date butoir de mise en place ou de renforcement. Si jamais vous veniez à avoir un contrôle de l’inspection du travail, ce calendrier de planification constituerait la preuve qu’une démarche de prévention des risques est réellement en place dans l’entreprise, et qu’en tant que chef d’entreprise, vous assumez votre rôle de garant de la santé et de la sécurité au travail de vos salariés. Notre page sur l’évaluation des risques professionnels et notre guide de rédaction du document unique approfondissent cette méthode de planification.

FAQ sur le document unique pour peintre en bâtiment.

C’est quoi le document unique pour une entreprise ?

Le document unique (ou DUERP) est le document dans lequel l’employeur consigne les risques qui pèsent sur la santé et la sécurité de ses salariés, classés dans différentes unités de travail. Ce document sert ensuite de base au plan de prévention des risques qui sera mis en place dans l’entreprise.

Le document unique est-il obligatoire pour mon entreprise de peinture en bâtiment ?

Oui, il devient obligatoire dès le premier salarié embauché, quel que soit son contrat de travail. Seul le peintre qui travaille réellement seul, sans salarié, en est dispensé.

Quel est le rôle du document unique dans mon entreprise de peinture en bâtiment ?

Il recense les dangers propres au métier (ex : risque chimique, TMS, chutes de hauteur, poussières, risque routier…), évalue leurs gravités, et sert de base pour planifier les actions de prévention des risques professionnels.

Le document unique suffit-il, ou faut-il aussi un PPSPS ?

Les deux sont complémentaires. Le document unique évalue les risques de votre entreprise, tandis que sur un chantier avec plusieurs entreprises, un coordonnateur SPS et un PPSPS adaptent la prévention des risques à l’activité de plusieurs entreprises travaillant en simultané. L’un ne remplace pas l’autre.

Qui doit établir le document unique de mon entreprise de peinture en bâtiment ?

Le devoir de rédiger le DUERP revient à l’employeur. Il peut le rédiger lui-même s’il en a les compétences, ou à défaut, confier la réalisation à un professionnel compétent enregistré IPRP.

Comment rédiger le document unique de mon entreprise de peinture en bâtiment ?

En quatre étapes : découper l’activité de l’entreprise en unités de travail, recenser les dangers dans chacune, évaluer chaque risque (pour cela notre méthode utilise l’occurrence, la gravité, la fréquence et la maîtrise de chaque danger), puis définir les mesures de prévention des risques adaptées.

Qui peut consulter le document unique de mon entreprise de peinture en bâtiment ?

Vos salariés et le CSE, le médecin du travail, l’inspection du travail et les agents de prévention de la CARSAT ou de l’OPPBTP. Un ancien salarié peut aussi le demander pour la période où il était en activité dans l’entreprise.

Où stocker le document unique de mon entreprise de peinture en bâtiment ?

Où vous le souhaitez dans l’entreprise, tant que celui-ci reste facilement consultable, que ce soit papier ou au format numérique. Chaque version du DUERP doit être conservée au moins quarante ans pour garder la traçabilité des expositions professionnelles (ex : solvants, plomb, poussières).

Qui doit mettre à jour le document unique de mon entreprise de peinture en bâtiment ?

L’employeur reste le seul responsable de sa mise à jour. Faute de compétences en interne, il devrait s’appuyer sur un professionnel compétent, et pour cela enregistré IPRP. Le format Excel de nos documents uniques rend ces mises à jour rapides, sans devoir tout reprendre de zéro, contrairement au format PDF proposé par d’autres entreprises.

Téléchargement du document unique pour peintre en bâtiment gratuit.

Notre modèle de document unique gratuit dédié aux peintres en bâtiment est disponible ci-dessous. Il reprend la même trame que notre document unique peintre en bâtiment déjà complété, soit :

  • Une page de couverture adaptée aux peintres en bâtiment.

  • Une page d’informations sur l’entreprise.

  • Une présentation de la méthode d’évaluation des risques utilisée.

  • Une section d’évaluation des risques professionnels.

  • Une section de prévention des risques professionnels, assortie d’un calendrier de planification.

Paiement Sécurisé SSL

Carte Bancaire

Service Support Réactif
Réponse mail : 24h

Large Catalogue.
Disponibilité immédiate.
Téléchargement rapide.

Ingénieur conseil, à l'écoute de vos besoins par téléphone et par mail.

bottom of page