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Document unique Couvreur :
guide et modèle à télécharger

Photo de Thony Maufay

Rédigé par : Thony Maufay, Ingénieur sécurité au travail - Créateur de Document Unique Facile.

Date de rédaction : 10 Juin 2026

Les travaux de toiture figurent parmi les plus dangereux du bâtiment, du fait du risque permanent de chuter de hauteur. En France, les chutes de hauteur constituent d’ailleurs la deuxième cause de mortalité au travail, derrière le risque routier (source : INRS). Dans ce contexte, le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) est une pièce maîtresse dans la gestion de la sécurité au travail pour les entreprises de couverture.

Dans ce guide, nous vous expliquons à partir de quand le document unique devient obligatoire, comment il s’organise et, surtout, quels choix nous avons retenus pour concevoir notre propre document unique destiné aux entreprises de couverture.

À partir de quand vous faut-il un document unique pour votre entreprise de couverture ?

Le document unique est obligatoire pour toute entreprise de couverture dès l’embauche de son premier salarié, quel que soit le contrat de travail de celui-ci (CDI, CDD, apprentissage, intérim). Cette obligation découle de l’article L.4121-3 du Code du travail, qui impose à l’employeur d’évaluer les risques pour la santé et la sécurité de ses travailleurs, et de l’article R.4121-1, qui prévoit la transcription de cette évaluation dans un document unique.

L’absence de document unique, ou son défaut de mise à jour, constitue une contravention de 5e classe au titre de l’article R.4741-1 du Code du travail : 1 500 € d’amende, portée à 7 500 € pour une société et doublée en cas de récidive, applicable autant de fois qu’il y a de salariés concernés. Surtout, en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, son absence facilite la reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur, avec de lourdes conséquences indemnitaires et pénales.

Notre choix des unités de travail pour ce document unique.

Dans un document unique, une unité de travail est un regroupement de postes ou de tâches qui exposent les travailleurs à des risques comparables : c’est la maille de base de toute évaluation des risques. Pour notre document unique destiné aux couvreurs, nous avons retenu quatre unités de travail qui couvrent les différentes tâches inhérentes à l’activité et à la gestion d’une entreprise de couverture :

 

  • Chantier de couverture

  • Contact clientèle

  • Déplacement routier

  • Secrétariat - Administratif

Pour chacune de ces unités de travail, nous allons vous présenter ci-dessous les principaux dangers ainsi que les risques (dommages pour la santé) qui en découlent.

Sur le chantier

Cette unité de travail rassemble l’ensemble des tâches réalisées sur les chantiers de couverture et en particulier sur les toits : pose, réfection ou nettoyage de tuiles, d’ardoises et de feuilles de zinc, mise en place de l’isolation, travaux de zinguerie et d’étanchéité. C’est de loin l’unité de travail où les travailleurs sont exposés aux risques les plus dangereux, et où se concentrent les accidents de travail les plus graves.

 

  • Chutes de hauteur : le couvreur travaille en hauteur tout au long de l’année. Il peut chuter depuis un moyen d’accès en hauteur (échelle, échafaudage, plateforme en bordure de toiture) ou à même le toit, par glissade (ex : sur un liteau, une ardoise, une tuile ou une feuille de zinc). Plusieurs facteurs aggravent les risques de chuter de hauteur : un moyen d’accès en hauteur non sécurisé ou monté de façon non conforme aux prescriptions du fabricant, des intempéries (pluie, neige) et surtout la présence de vent, qui peut déséquilibrer voire emporter la personne. Les chutes de hauteur depuis des toitures provoquent la plupart du temps des fractures, parfois dans des zones critiques (colonne vertébrale, bassin), des traumatismes crâniens, et peuvent entraîner des séquelles irréversibles, un coma, voire le décès de la personne. Ce danger reste la première cause d’accidents mortels du métier selon l’INRS.

  • Chutes d’objets situés en hauteur : pour intervenir sur les toits, le couvreur emmène avec lui de l’outillage et des fournitures (tuiles, ardoises, feuilles de zinc, tasseaux, panneaux isolants), auxquels s’ajoutent des gravats lors des réfections de toitures. Tout objet stocké en bordure de toiture ou de plateforme, surtout en l’absence de rebord ou de filet, peut basculer dans le vide (surtout en présence de vent). En chutant, il risque de heurter les personnes situées en contrebas. Selon le poids et la hauteur de chute, les conséquences peuvent aller de contusions à des fractures du crâne, en passant par des traumatismes potentiellement mortels. L’absence de balisage de zone du chantier est un facteur critique dans la survenue d’accident.

  • Manutention manuelle de charges : les travaux de toiture nécessitent de monter et de déplacer des matériaux lourds et encombrants (paquets de tuiles ou d’ardoises, rouleaux de zinc, isolant). Les efforts qui en résultent sont dommageables pour la santé et sont aggravés en cas de non-respect des bonnes postures de manutentions, d’un poids excessif des charges à soulever, et de la manutention sur de longues distances ou en hauteur (pas de monte charge). Ces manutentions provoquent à court terme des douleurs dorsales, des douleurs articulaires et des douleurs musculaires. À long terme, elles engendrent des Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) et des lombalgies (les manutentions sont un facteur de pénibilité).

  • Utilisation d’outils et de machines : les couvreurs manient des outils tranchants ou contondants (ex : marteau de couvreur, cisaille, pince) et des machines électroportatives (ex : scie, meuleuse, cloueur) pouvant être à l’origine de coupures, de projections oculaires et de blessures. À cela s’ajoutent des vibrations transmises aux mains et aux bras par ces machines, susceptibles de provoquer à terme des troubles ostéo-articulaires des membres supérieurs.

  • Brûlures et risque d’incendie : l’emploi du chalumeau pour l’étanchéité des bitumes ainsi que la soudure du zinc exposent le couvreur à des risques de brûlures. Selon l’intensité de la chaleur et la durée du contact avec la flamme ou de la surface chauffée, ces brûlures peuvent être du premier degré (rougeur superficielle et douloureuse de l’épiderme, comparable à un coup de soleil, qui guérit spontanément), du second degré (atteinte plus profonde du derme, avec formation de cloques (phlyctènes), très douloureuse et plus longue à cicatriser, avec un risque d’infection et de cicatrices) voire du troisième degré (destruction de toute l’épaisseur de la peau, voire des tissus sous-jacents, prenant un aspect cartonné et souvent indolore au centre car les terminaisons nerveuses sont détruites, exigeant une prise en charge médicale lourde et laissant des séquelles définitives). À ce danger s’ajoute celui de départ de feu, en particulier à proximité de matériaux combustibles ou d’isolants.

  • Exposition au bruit : les différentes machines électroportatives utilisées, les cloueurs et le martelage répété exposent le couvreur à des niveaux de bruit importants. Au-delà de 80 dB(A) sur une journée d’exposition de huit heures, le port de protection auditive devient impératif (et recommandé même bien avant d’atteindre ces seuils ne serait-ce que pour travailler confortablement). À court terme, le bruit provoque principalement de la fatigue et potentiellement des acouphènes. À long terme, il entraîne une perte progressive et irréversible de l’audition dont la plupart des personnes ne se rendent compte qu’une fois qu’il est trop tard.

  • Gestes répétitifs : la pose des éléments de toiture se fait encore largement à la main, tuile après tuile, ardoise après ardoise. Le pointage au marteau, le clouage, le vissage et le façonnage du zinc imposent de très nombreux gestes répétitifs qui sollicitent principalement les membres supérieurs. Ces gestes répétitifs provoquent des douleurs aux mains, aux poignets et aux épaules, des troubles circulatoires et, sur le long terme, des TMS (notamment des tendinites au niveau des épaules).

  • Postures contraignantes agenouillées ou accroupies : une partie du travail s’effectue à genoux ou accroupi sur le rampant de la toiture, pour fixer, ajuster ou sceller les éléments. Le maintien prolongé de ces différentes positions de travail sollicite fortement les genoux et les chevilles, et tend à provoquer à long terme des traumatismes articulaires et l’hygroma du genou.

  • Postures contraignantes penchées vers l’avant : le travail sur le rampant amène aussi le couvreur à se pencher, à se tordre ou à travailler les bras en l’air, souvent en équilibre instable. Le maintien de la colonne en flexion ou en torsion fragilise les muscles dorsaux et les disques intervertébraux, à l’origine de lombalgies d’effort puis de pathologies durables du rachis.

  • Travail en extérieur (vent, chaleur, froid, UV) : l’activité s’exerce en permanence à l’air libre et en hauteur. Le vent est un facteur critique, car il fragilise l’équilibre et favorise la chute. Le froid, accentué par l’humidité, provoque engelures, perte de dextérité et syndrome de Raynaud. La chaleur et l’exposition direct au soleil augmente les risques de déshydratation et de coup de chaleur. L’exposition régulière aux UV accroît le risque de cancers cutanés et d’ophtalmies. Ces conditions de travail participent aussi à diminuer la vigilance et augmentent les risques de se blesser avec d’autres sources de dangers présents sur le chantier.

  • Exposition à l’amiante et aux poussières : lors de travaux de réfection sur des toitures anciennes, les couvreurs peuvent intervenir sur des matériaux contenant de l’amiante (plaques ondulées en fibrociment, ardoises amiante-ciment, conduits, éléments floqués). La dépose, la découpe, le perçage ou le nettoyage de ces matériaux libèrent des fibres invisibles, classées cancérogènes. S’y ajoutent les poussières de silice, de bois et de laines isolantes qui sont également nocives pour le système respiratoire en cas d’inhalation. Ce danger particulier sera développé plus bas dans un chapitre dédié.

  • Risque électrique (lignes aériennes et installations de chantier) : intervenant en hauteur, le couvreur évolue parfois à proximité de lignes électriques aériennes, dont la simple approche peut provoquer une électrisation, voire une électrocution. À cela peut s’ajouter des installations électriques provisoires sur le chantier (ex : câbles traînant au sol, coffrets provisoires, outils portatifs) qui n’offrent pas le même niveau de protection que des installations électriques définitives.

Contact clientèle

Cette unité de travail couvre les risques liés à la relation entreprise - clients, riverains et donneurs d’ordre. Rarement pris en compte dans les entreprises de couverture, ces risques sont inhérents à l’établissement de devis, de suivi du chantier ou de réception travaux.

  • Agressions verbales : un client mécontent d’un délai ou d’une finition, un riverain gêné par les nuisances du chantier ou un donneur d’ordre sous pression peuvent provoquer des situations tendues, des reproches, des insultes et/ou des menaces. Il en résulte pour les travailleurs concernés une source de risques psychosociaux (stress, anxiété, perte d’appétit, insomnie, peur au travail, dépression, etc.).

  • Agressions physiques : plus rares mais bien plus graves, elles surviennent lorsqu’un différend verbal dégénère. Ces agressions physiques génèrent des blessures physiques, mais également des atteintes psychologiques durables chez les personnes touchées.

  • Risques psychosociaux (RPS) : les exigences de certains clients, des délais de réalisation difficiles à tenir, des imprévus et/ou des contraintes économiques nouvelles favorisent l’apparition de risques liés au surmenage et à l’épuisement des collaborateurs. Les troubles anxieux, les troubles alimentaires et les troubles du sommeil sont les principaux risques psychosociaux qui en découlent.

Déplacement routier

Cette unité de travail concerne les trajets entre le dépôt de l’entreprise et les chantiers, ainsi que le transport du matériel et des matériaux. Le risque routier est l’un des plus sous-estimés, alors que la route demeure la première cause d’accident mortel lié au travail.

  • Accident de la route : les déplacements fréquents, souvent en véhicule utilitaire chargé, exposent les couvreurs aux accidents de la circulation, dont les causes sont multiples : entretien insuffisant, surcharge, fatigue, météo, usage du téléphone au volant. Les accidents de la route, en mission et en trajet, représentent environ 30 % des accidents mortels au travail (source : INRS).

  • Chargement, arrimage et déchargement : un mauvais arrimage des matériaux peut entraîner un basculement de charge et provoquer des écrasements, des fractures et des coincements de membres, en particulier lors des opérations de chargement et de déchargement.

Secrétariat - Administratif

Cette unité de travail regroupe les tâches administratives réalisées au sein de l’entreprise, le plus souvent sur écran : devis, facturation, gestion du personnel, etc. Perçu comme sans danger, le travail de bureau est très souvent négligé dans l’évaluation des risques, en particulier dans des secteurs où l’activité est particulièrement à risque comme dans la couverture.

  • Posture assise prolongée : le maintien de la position assise prolongée, et plus encore sur un poste de travail où les équipements de travail sont mal réglés, sollicite la colonne vertébrale et peut entraîner des douleurs dorsales, des douleurs cervicales ainsi que des troubles circulatoires au niveau des membres inférieurs.

  • Fatigue visuelle liée au travail sur écran : la fixation prolongée de l’écran, avec un éclairage artificiel parfois inadapté, peut provoquer des maux de tête, une sécheresse oculaire, des picotements ainsi qu’une vision troublée en fin de journée.

  • TMS liés au travail sur écran : l’usage répété de la souris et du clavier, combiné à des postures statiques assises prolongées, peut générer des TMS des membres supérieurs : tendinites du poignet, du coude ou de l’épaule ainsi que syndrome du canal carpien des poignets.

La prise en compte du travail en hauteur et des chutes de hauteur, risque majeur du métier de couvreur.

Le travail en hauteur est inhérent au métier de couvreur, et les chutes de hauteur en constituent le risque le plus grave. Elles représentent la deuxième cause d’accidents du travail mortels après le risque routier. De manière globale, le secteur de la construction est le secteur où l’on chute le plus de hauteur, mais également celui où les conséquences sont les plus lourdes (source : INRS).

Plusieurs facteurs expliquent cette surexposition : des accès en hauteur souvent peu sécurisés, des moyens d’accès en hauteur qui ne sont pas montés conformément aux exigences des fabricants, des supports parfois glissants voire fragiles, et des conditions météorologiques qui peuvent être défavorables (le plus souvent à cause du vent).

C’est pourquoi nous avons accordé une place centrale aux chutes de hauteur dans notre document unique pour couvreur. Les mesures retenues suivent la hiérarchie des principes généraux de prévention de l’article L.4121-2 du Code du travail : préparer un maximum d’éléments au sol pour réduire le travail en hauteur, puis privilégier les protections collectives en premier lieu (ex : échafaudages, garde-corps), aux EPI antichute (harnais, ligne de vie, point d’ancrage).

 

Note règlementaire : Les travaux temporaires en hauteur sont encadrés par les articles R.4323-58 et suivants, complétés par les dispositions propres aux travaux sur toitures (articles R.4534-85 à R.4534-94).

Les risques d’exposition à l’amiante lors de travaux sur des toitures anciennes.

L’amiante est un danger majeur et assez spécifique aux métiers de la construction, particulièrement présent chez les couvreurs : présent dans de nombreuses toitures construites avant 1997 (date de son interdiction), il libère des fibres cancérogènes lorsqu’il est manipulé. Les maladies liées à l’amiante constituent la deuxième cause de maladies professionnelles et la première cause de décès liés au travail hors accidents (source : INRS).

Sur les toitures anciennes, l’amiante se rencontre notamment dans les plaques ondulées en fibrociment, les ardoises et imitations d’ardoises en amiante-ciment, les conduits et les éléments floqués en sous-face. Ce sont les opérations de dépose, découpe, perçage, et démoussage au nettoyeur haute pression qui libèrent le plus de fibres d’amiante et qui sont par conséquent les opérations les plus à risque. Inhalées, ces fibres invisibles provoquent des maladies graves se déclarant souvent des années plus tard : plaques pleurales, asbestose, cancer broncho-pulmonaire et mésothéliome (Ces pathologies sont reconnues comme maladies professionnelles au titre des tableaux n° 30 et 30 bis).

Sur le plan réglementaire, les interventions d’entretien et de maintenance ayant lieu sur des matériaux susceptibles de libérer des fibres d’amiante relèvent de la sous-section 4 (articles R.4412-94 et suivants du Code du travail). La prévention de ce danger repose sur le repérage avant travaux du donneur d’ordre, le choix de techniques limitant l’émission de fibres (travail à l’humide, outils manuels, pas de découpe à grande vitesse), le passage de la formation amiante des intervenants, l’utilisation d’appareils de protection respiratoire adaptés (filtre P3) et de combinaisons à usage unique, ainsi qu’une gestion des déchets en double emballage étiqueté.

Les obligations réglementaires particulières liées à la coordination de la sécurité sur les chantiers (coordination SPS).

La coordination en matière de sécurité et de protection de la santé (coordination SPS) est obligatoire sur les chantiers où interviennent plusieurs entreprises, afin de maîtriser les risques de co-activité. Elle s’ajoute au document unique, sans jamais s’y substituer.

Désigné par le maître d’ouvrage, le coordonnateur SPS rédige un plan général de coordination (PGCSPS) et veille à l’articulation des interventions des différents corps de métiers sur le chantier. Selon l’ampleur du chantier, chaque entreprise intervenante établit un plan particulier de sécurité et de protection de la santé (PPSPS), ainsi qu’un dossier d’intervention ultérieure sur l’ouvrage (DIUO) (dossier dans lequel on rassemble les éléments utiles à la sécurité des futures interventions, notamment l’accès et le travail sur les toitures).

Lorsqu’une entreprise extérieure intervient sur une installation en service, un plan de prévention doit en plus être établi.

Les Équipements de Protection Collectifs et les Équipements de Protection Individuelle indispensables.

Les principes généraux de prévention (article L.4121-2 du Code du travail) imposent de privilégier les protections collectives devant les protections individuelles. Voici les Équipements de Protection Collective (EPC) que nous jugeons prioritaires pour les chantiers de couverture :

  • Échafaudage conforme, monté selon les prescriptions du fabricant et régulièrement vérifié.

  • Garde-corps périphériques, protections en bas de pente et en rives, et protection des trémies, ouvertures de toit et lanterneaux (recouvrement, garde-corps ou filet).

  • Filets de recueil installés au plus près de la structure, sous la couverture.

  • Lignes de vie et points d’ancrage pour sécuriser la circulation en toiture.

  • Balisage au sol d’une zone d’interdiction d’accès pour prévenir les chutes d’objets, et aides à la manutention (monte-matériaux, treuils, chariots de toit) pour limiter le port de charges en hauteur.

Lorsque le risque ne peut être supprimé par la protection collective, le recours aux EPI devient indispensable. L’employeur est tenu de les fournir (article R.4321-4) et les salariés doivent les utiliser conformément à leur destination (article L.4122-1). Les EPI qui nous paraissent indispensables au couvreur sont :

  • Casque de chantier avec jugulaire (Type EN397).

  • Chaussures ou bottes de sécurité antidérapantes (Type EN ISO 20345).

  • Harnais antichute avec longe et stop-chute pour le travail en hauteur (Type EN361).

  • Gants de protection contre les risques mécaniques (Type EN388).

  • Lunettes de protection contre les projections (Type EN166).

  • Protections auditives contre le bruit (Type EN352).

  • Masque de protection respiratoire FFP3 contre les poussières (Type EN149), et filtre P3 adapté en cas d’intervention sur matériaux amiantés.

  • Genouillères pour le travail sur le rampant de toiture (Type EN14404).

  • Vêtements à haute visibilité à proximité des voies de circulation (Type EN ISO 20471), et vêtements adaptés aux conditions climatiques.

La formation et les actions de sensibilisation à mettre en place.

Former les salariés aux risques professionnels est une obligation de l’employeur (articles L.4141-1 et L.4141-2 du Code du travail), qui s’intègre à la démarche de prévention des risques au même titre que les EPC et les EPI. Dans le domaine de la couverture, plusieurs formations répondent directement aux risques présents sur le terrain :

  • L’accueil sécurité des nouveaux arrivants et des intérimaires, avant toute prise de poste.

  • La formation au travail en hauteur avec entraînement au port du harnais antichute.

  • La formation au montage, à l’utilisation et au démontage des échafaudages, prévue par l’article R.4323-69 du Code du travail (référentiels des recommandations R408 et R457 de la Cnam).

  • La conduite des plateformes élévatrices mobiles de personnel (PEMP, appelé le plus souvent nacelle), soumise à autorisation de conduite et au passage du CACES R486 (articles R.4323-55 et suivants).

  • La formation amiante obligatoire pour les interventions de sous-section 4 sur les toitures anciennes contenant de l’amiante.

  • La formation à la prévention des risques liés à l’activité physique (PRAP) et aux gestes et postures, ainsi que l’habilitation électrique en cas de travaux à proximité de lignes ou sur installations de chantier.

Ces actions doivent être consignées dans un passeport de prévention, institué par la loi du 2 août 2021 (article L.4121-3-1 du Code du travail).

Quand modifier / mettre à jour ce document unique ?

Le document unique d’une entreprise de couverture doit être mis à jour au moins une fois par an si elle emploie au moins onze salariés, ainsi qu’à chaque changement notable dans l’entreprise. L’article R.4121-2 du Code du travail encadre cette mise à jour, qui intervient dans trois situations :

  • Au moins une fois par an (périodicité applicable aux entreprises d’au moins onze salariés depuis la loi n° 2021-1018 du 2 août 2021).

  • Lors de toute décision d’aménagement important modifiant les conditions de santé, de sécurité ou de travail.

  • Dès qu’une information nouvelle intéressant l’évaluation d’un risque est recueillie : nouveau matériel, nouveaux outils, ou nouveau procédé d’installation.

Notre document unique pour la couverture est livré au format Excel. Il est facilement modifiable, ce qui vous permet de réaliser vous-même les mises à jour du document unique au fil de l’évolution de votre entreprise.

Faire de ce document unique le moteur de l’amélioration continue de la sécurité au sein de votre entreprise de couverture.

Au fil de ses mises à jour, le document unique permet de suivre les progrès de la prévention des risques. Avec un programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail (PAPRIPACT), il traduit les résultats de l’évaluation des risques en actions concrètes avec des échéances de mise en place sur le terrain.

C’est pourquoi notre document unique pour la couverture intègre un onglet de prévention doté d’un calendrier de mise en œuvre. Vous disposez ainsi, dans un même fichier, de l’évaluation des risques et du plan d’action, ce qui facilite la mise en place de la sécurité sur le terrain d’une année sur l’autre, et permet de démontrer, en cas de contrôle de l’inspection du travail, que vous assumez votre rôle de garant de la sécurité des travailleurs sous vos ordres.

FAQ sur le document unique pour les couvreurs.

C'est quoi le document unique pour une entreprise ?

Le document unique, ou DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels), est le support sur lequel l’employeur recense et évalue l’ensemble des risques pour la santé et la sécurité auxquels ses salariés sont exposés. Il réunit cette évaluation pour tous les travailleurs de l’entreprise.

Est-ce que le document unique est obligatoire pour mon entreprise de couverture ?

Oui. Il est obligatoire dès l’embauche du premier salarié, en application des articles L.4121-3 et R.4121-1 du Code du travail. Son absence ou son défaut de mise à jour constitue une contravention de 5e classe (article R.4741-1) : 1 500 € d’amende, portée à 7 500 € pour une société et doublée en cas de récidive, applicable autant de fois qu’il y a de salariés concernés.

Quel est le rôle du document unique dans mon entreprise de couverture ?

Son rôle est de formaliser l’évaluation des risques propres à votre activité pour organiser ensuite la prévention. En couverture, il sert à identifier les risques majeurs du métier (chutes de hauteur, chutes d’objets, amiante, manutentions) et à planifier les mesures qui protègent vos salariés.

Qui doit établir le document unique de mon entreprise de couverture ?

C’est l’employeur qui en est responsable. Il peut le rédiger lui-même ou s’appuyer sur un document établi par un professionnel compétent enregistré IPRP, mais la responsabilité de son existence et de sa tenue lui revient.

Comment rédiger le document unique de mon entreprise de couverture ?

La rédaction du DUERP consiste à définir des unités de travail, à identifier les dangers de chacune, à évaluer les risques associés selon une cotation (croisant par exemple l’Occurrence, la Gravité, la Fréquence et la Maîtrise du risque), puis à définir les mesures de prévention adaptées.

Qui peut consulter le document unique de mon entreprise de couverture ?

Il est accessible aux salariés, aux membres du comité social et économique (CSE), au médecin du travail, à l’inspection du travail et aux agents des services de prévention de la Sécurité sociale. Un avis précisant les modalités d’accès doit être affiché dans l’entreprise.

Où stocker le document unique de mon entreprise de couverture ?

Il doit être conservé dans l’entreprise et tenu à la disposition des personnes habilitées. Le support, papier ou numérique, importe peu, tant qu’il reste facilement consultable en cas de contrôle.

À quelle fréquence dois-je mettre à jour le document unique pour mon entreprise de couverture ?

Au moins une fois par an pour les entreprises d’au moins onze salariés, ainsi qu’à chaque aménagement important ou dès qu’une nouvelle information sur un risque apparaît, conformément à l’article R.4121-2 du Code du travail.

Qui doit mettre à jour le document unique de mon entreprise de couverture ?

La mise à jour incombe à l’employeur, comme l’établissement initial. À défaut de compétences en interne, il peut faire appel à un professionnel enregistré IPRP. Un fichier facilement modifiable, comme un document Excel, permet de réaliser ces mises à jour soi-même au fil du temps.

Téléchargement du document unique pour couvreur gratuit.

Vous pouvez télécharger gratuitement notre modèle de document unique pour la couverture. Vous y retrouverez la même structure que celle de notre document unique pour la couverture déjà complété, à savoir :

  • Une jaquette avec une illustration pour les entreprises de couverture.

  • Une page dédiée aux informations utiles de l’entreprise.

  • Une présentation de la méthode d’évaluation des risques utilisée.

  • Une partie « évaluation des risques professionnels » pour votre entreprise de couverture.

  • Une partie « prévention des risques professionnels » dotée d’un calendrier de type PAPRIPACT.

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