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Document unique Fleuriste :
guide et modèle à télécharger

Photo de Thony Maufay

Rédigé par : Thony Maufay, Ingénieur sécurité au travail - Créateur de Document Unique Facile.

Date de rédaction : 07 juillet 2026

Le métier de fleuriste expose les salariés à une grande diversité de risques professionnels, parfois sous-estimés du fait de l’image paisible de la boutique de vente de fleurs. Le plus caractéristique est le risque de coupure et de piqûre : sécateurs, couteaux de fleuriste et épines de roses peuvent meurtrir les mains tout au long de la journée de travail. C’est d’ailleurs avec ces outils tranchants que surviennent la plupart des accidents de travail chez les fleuristes au quotidien. Mais c’est un autre danger qui est responsable des plus gros dommages pour la santé des fleuristes à long terme : au sein de la profession, 57 % des accidents du travail sont dus à des manutentions manuelles et 92 % des maladies professionnelles sont de type troubles musculo-squelettiques (informations du Service de Santé au Travail de la Région Nantaise sur les fleuristes). À ces risques bien documentés s’ajoutent également le contact permanent avec l’eau, le froid (dans la chambre froide), l’exposition aux pollens, à la sève, sans oublier la pression au travail (notamment durant les périodes de fêtes) et les risques routiers (ex : livraison).

Face à cet éventail d’expositions professionnelles, le document unique devient l’outil permettant au fleuriste de recenser les risques, de les hiérarchiser du plus grave au moins grave, puis de déclencher les actions de prévention pour réduire accidents du travail et maladies professionnelles.

Cet article détaillera à partir de quand le document unique devient obligatoire pour tout fleuriste à son compte, et la manière de le structurer, en vous présentant les choix que nous avons faits pour bâtir notre propre document unique déjà rempli pour fleuristes.

À partir de quand un fleuriste doit avoir un document unique ?

Dès qu’un fleuriste emploie un salarié, quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, apprentissage, saisonnier, intérim), il doit avoir un document unique.

 

Cette obligation est liée à deux articles du Code du travail : l’article L.4121-3 qui oblige l’employeur à évaluer les risques pesant sur la santé et la sécurité de ses salariés, et l’article R.4121-1 qui l’oblige à en consigner le résultat dans un document unique. Confier la rédaction du DUERP à un tiers n’ôte rien à la responsabilité du fleuriste employeur, qui en demeure le seul garant : mieux vaut donc s’adjoindre les services d’un professionnel compétent, et pour cela enregistré IPRP.

L’absence de document unique, ou son défaut de mise à jour, expose à une contravention de 5e classe (R.4741-1). Toutefois, le risque principal est ailleurs que dans la simple contravention : si un salarié se blesse gravement au travail, ou développe une maladie professionnelle, l’absence d’évaluation des risques facilite la reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur auprès de la justice. Jugé au conseil de prud’hommes, l’affaire peut engendrer une sanction financière si importante qu’elle peut mettre l’entreprise en péril.

Notre choix des unités de travail pour ce document unique fleuriste.

Une unité de travail est un regroupement de tâches qui exposent les travailleurs à des risques de même nature. Pour notre document unique fleuriste, nous avons retenu neuf unités de travail différentes, pour un total de 36 situations à risque, de la composition florale à l’environnement de travail, en passant par les déplacements véhiculés. Voici, pour chacune de ces unités de travail, les principaux dangers et risques que nous avons identifiés.

La composition florale

Cette unité de travail couvre le cœur du métier de fleuriste : préparation des tiges, taille, assemblage et confection de bouquets / compositions florales.

  • Coupures : sécateurs, couteaux de fleuriste, coupe-tout et pinces coupantes sont utilisés au quotidien pour réaliser des compositions florales. Le danger inhérent à l’utilisation de ces outils reste le plus fréquent du métier, et il sera donc développé plus en détail au cours de cet article.

  • Piqûres et plaies : manipuler des plantes piquantes ou tranchantes (ex : épines de roses, cactus, herbes décoratives extrêmement coupantes) expose les mains à des piqûres et à des plaies, qui peuvent s’infecter en l’absence de désinfection. Ce danger sera lui aussi traité au cours de cet article.

  • Gestes répétitifs et station debout prolongée : faire des compositions florales nécessite de rester debout durant une longue période, tout en répétant les mêmes gestes durant des journées entières. Cela sollicite les muscles et articulations des mains, des poignets, et des épaules de manière excessive, et favorise à long terme l’apparition de troubles musculo-squelettiques.

  • Contact avec la sève et les pollens : la sève et les pollens de certaines plantes provoquent, chez les personnes sensibilisées, des allergies cutanées (ex : dermatites de contact) et respiratoires (ex : rhinites, asthme).

  • Produits d’entretien et de traitement : détergents, mais aussi produits de traitement des végétaux (ex : produits phytosanitaires, engrais liquides, aérosols lustrants ou colorants) irritent la peau et les voies respiratoires. Certains fongicides utilisés par les fleuristes sont particulièrement sensibilisants (participent au développement d’allergies chez les personnes à leur contact).

L’achalandage de la boutique

Cette unité de travail couvre la mise en place et le réassort des plantes et des produits dans la boutique.

  • Manutention manuelle : mettre en place les plantes une à une, porter des potées en terre cuite gorgées d’eau, des sacs de terreau et arroser les plantes via des arrosoirs sollicite fortement le dos et les épaules. Première cause d’accident au travail du métier de fleuriste, le danger lié aux manutentions manuelles fera l’objet d’un développement dédié.

  • Chutes de plain-pied : une boutique encombrée ainsi que des sols glissants (ex : eau et terre sur le sol) favorisent les risques de chuter de plain-pied. Dans ces conditions, avoir les mains occupées empêche généralement de pouvoir se rattraper lors de la chute.

Le contact avec la clientèle

Cette unité de travail couvre l’accueil, le conseil et la prise de commandes de compositions florales.

  • Agressions verbales : un litige sur une commande, un délai ou un prix peut dégénérer en altercation. Répétées, ces situations de tension laissent des séquelles psychologiques (ex : stress, anxiété, lassitude).

  • Agressions physiques : plus rarement, l’altercation verbale bascule dans la violence physique (ex : bousculade, coup). Au-delà des blessures immédiates (ex : contusions, plaies), ces agressions laissent des séquelles psychologiques durables (ex : anxiété, insomnie, peur au travail).

  • Charge mentale : les pics d’activité, comme lors des fêtes (ex : Saint-Valentin, Toûssaint, fête des Mères), la charge émotionnelle liée à certaines commandes (ex : deuil d’enfants) peuvent générer un stress qui, dans la durée, finit par altérer la santé (ex : troubles du sommeil, épuisement).

L’encaissement

Cette unité de travail couvre la vente et l’encaissement au comptoir de la boutique.

  • Station debout et posture : encaisser se fait le plus souvent en position debout, dans un espace restreint, sans possibilité de s’asseoir pendant de longues périodes en cas de forte affluence. Cette position maintenue de manière prolongée favorise l’apparition de douleurs au niveau des jambes, du dos, ainsi que des troubles circulatoires (ex : varices des jambes).

Le nettoyage de la boutique

Cette unité de travail couvre l’entretien du matériel de la boutique, des plans de travail et des sols.

  • Contact cutané / inhalation de produits chimiques : au cours du nettoyage, la peau entre en contact avec divers produits détergents, tandis que les vapeurs de ces produits sont inhalées. Ces produits constituent une source d’irritations, de dermatoses et de sensibilisations.

  • Manutention manuelle : déplacer des seaux remplis d’eau pour faire le ménage, des bidons de produits et du matériel de nettoyage sollicite le dos et les épaules. À long terme, cela favorise l’émergence de lombalgies et de troubles musculo-squelettiques.

  • Gestes répétitifs : frotter, récurer et essuyer les pots, les sols, les outils, les plans de travail se fait en répétant les mêmes mouvements avec ses poignets et ses épaules durant de longues périodes de temps. Cela contribue à l’apparition de troubles musculo-squelettiques des membres supérieurs.

  • Chutes de plain-pied : le nettoyage rend les sols mouillés et glissants, et augmente de facto les risques de chuter de plain-pied. Des sols sales, mouillés ou encombrés constituent le premier facteur responsable de chutes de plain-pied.

Le chargement et le déchargement du véhicule

Cette unité de travail couvre le chargement / déchargement de matières premières, outils, et compositions florales que ce soit pour achalander la boutique ou pour livraison chez un client.

  • Manutention au chargement : porter les compositions florales, les plantes et de manière plus large tout le nécessaire jusqu’au véhicule, souvent à la force de ses bras, sollicite le dos et les épaules. Cela contribue à l’apparition de TMS divers des membres supérieurs (ex : tendinite des épaules).

  • Chutes : aller jusqu’au véhicule les mains chargées, monter et descendre dans la partie arrière du véhicule pour le charger / décharger constitue autant de facteurs qui augmentent les risques de chuter de plain-pied, comme de hauteur.

Le déplacement routier

Cette unité de travail couvre les risques inhérents aux déplacements en véhicule effectués au sein de l’entreprise, quelle qu’en soit la raison.

  • Risque routier : les déplacements véhiculés exposent aux accidents de la circulation, qui restent la première cause de mortalité au travail, d’autant plus lors des périodes de pics d’activité ou de fête.

Les locaux de travail

Cette unité de travail regroupe les risques liés aux installations de la boutique en elle-même.

  • Risques électriques : la proximité permanente avec de l’eau et des installations électriques (ex : éclairage, prise électrique) fait de la boutique du fleuriste un local à fort risque électrique, exposant à de potentielles électrisations voire électrocutions.

  • Contrastes thermiques : les allers-retours entre la boutique et la chambre froide soumettent l’organisme à des écarts de température répétés, sources d’inconfort et augmentant la fragilité du corps (ex : risque accru de tomber malade).

L’environnement de travail

Cette unité de travail regroupe les risques liés aux ambiances dans lesquelles le fleuriste va devoir travailler.

  • Travail au froid et à l’humidité : le froid de la chambre froide et l’humidité des plans de travail pèsent silencieusement sur l’organisme. Ils tendent à provoquer des troubles circulatoires au niveau des mains, et aggravent les troubles musculo-squelettiques déjà présents chez le personnel.

  • Contact prolongé avec l’eau : travailler avec les mains fréquemment au contact (ou directement) dans l’eau (ex : arrosage des fleurs, lavage de la boutique, des outils, etc.) favorise l’émergence de dermatoses et d’irritation de la peau.

Les coupures et piqûres : premiers dangers du fleuriste.

Sécateur, couteau de fleuriste, épines de roses : les mains du fleuriste sont exposées toute la journée à différentes sources de coupures et de piqûres.

Les outils de coupe (ex : sécateurs, couteaux, coupe-tout, pinces coupantes) sont manipulés en continu pour tailler, biseauter et assembler des compositions florales. Les coupures résultant de ces opérations peuvent être superficielles, mais aussi profondes et atteindre un nerf, un tendon ou un vaisseau, et provoquer, dans de rares cas, le sectionnement d’un membre. De plus, toute plaie non désinfectée est susceptible de s’infecter. Le risque grimpe dans deux situations très courantes en boutique : le travail dans la précipitation lors des périodes de fortes affluences, et le fait de faire plusieurs choses à la fois (ex : couper une tige en répondant au téléphone). Aux risques provenant des outils s’ajoutent les risques provenant des plantes en elles-mêmes : épines de roses, cactus et herbes décoratives particulièrement coupantes peuvent meurtrir les mains à la moindre faute d’inattention.

 

La prévention des risques de coupures et de piqûres chez les fleuristes que nous avons intégrée dans notre document unique privilégie, dans cet ordre :

  1. D’utiliser des outils sécurisés (ex : cutter à lame rétractable), bien affûtés, entretenus (un outil émoussé dérape et oblige à forcer) et adaptés à la tâche à effectuer. Il est également vital de toujours ranger l’outil lame repliée ou protégée.

  2. De porter des gants de protection physique anti-coupure (marquage EN388) lors de la manipulation des plantes épineuses et lors des tailles. Privilégier des gants avec une bonne dextérité au niveau des doigts pour éviter que les gants soient constamment remisés par le personnel.

  3. D’organiser le poste de travail, et d’aménager la prise de commandes pour diminuer autant que faire ce peu les pics d’affluence. Le but est d’éviter le travail multitâche dans la désorganisation et la précipitation pour réduire les risques de blessures. En cas de blessures, désinfecter immédiatement puis protéger la plaie pour éviter tout risque d’infection (vérifier la vaccination antitétanique).

Noter que selon le SSTRN, la plupart des coupures graves au sein de la profession surviennent en premier lieu en raison du travail dans la précipitation (et non par manque d’expérience ou de compétences). Agir sur l’organisation du travail est donc le levier le plus efficace pour réduire ces risques.

Les manutentions manuelles, gestes répétitifs et postures contraignantes chez les fleuristes.

Porter des arrosoirs et/ou des seaux d’eau, des pots de fleurs (ex : en terre cuite) gorgés d’eau ainsi que des sacs de terreau, tout en faisant les compositions florales en position debout prolongée des heures durant... Tout cela constitue la première cause d’accident du travail et de maladie professionnelle du métier de fleuriste.

Les chiffres sont sans appel : dans la profession, 57 % des accidents du travail sont dus à la manutention manuelle et 92 % des maladies professionnelles sont des troubles musculo-squelettiques. Les manutentions portent sur des charges unitaires lourdes et encombrantes. A titre d’exemple, des pots en terre cuite dont la terre est gorgée d’eau pèse lourd, tout comme les sacs de terreau, les arrosoirs / seaux d’eau permettant d’arroser les plantes de la boutique. Plusieurs facteurs aggravent ces contraintes : la distance sur laquelle on est amené à porter les charges, l’encombrement de la boutique, les sols glissants et, surtout, l’adoption de mauvaises postures de manutention. À court terme, tout cela tend à provoquer des douleurs musculaires. À long terme, cela provoque des troubles musculo-squelettiques des membres supérieurs (ex : épicondylite, syndrome du canal carpien) et du rachis (ex : dorsalgie, cervicalgie, lombalgie). Les gestes répétitifs effectués lors de la réalisation de composition florales ainsi que la station debout prolongée ajoutent encore à cette usure du corps.

 

La prévention des risques liés aux manutentions, aux gestes répétitifs et aux postures contraignantes chez les fleuristes que nous avons retenue pour notre document unique repose sur trois leviers :

  1. Réduire et fractionner les charges : recourir aux aides à la manutention (ex : chariot, diable, transpalette, présentoirs à roulettes) pour les pots et les sacs (ex : de terreau). De plus, disposer d’un point d’eau à proximité de la zone d’arrosage pour limiter le port de charge sur de longues distances.

  2. Aménager le poste de composition florale à une hauteur correcte, prévoir un plan de travail ainsi qu’un siège réglable en hauteur. Il est possible d’aménager le poste avec un tapis anti-fatigue ainsi qu’un siège assis-debout pour encore gagner en confort. Dans tous les cas de figure, lorsque c’est possible, il est recommandé d’alterner les tâches de travail avec ses collègues pour varier les postures de travail.

  3. Former aux gestes et aux postures (PRAP), notamment les bonnes postures de manutention : plier les genoux pour aller chercher la charge au sol, coller la charge aux abdos, garder le dos droit et utiliser la force de ses jambes pour soulever la charge. Veiller à garder les chemins de circulation au sein de la boutique dégagés pour pouvoir marcher droit lors des manutentions, sans devoir faire de détours, ce qui fatigue davantage et augmente les risques de chuter de plain-pied.

Noter que comme le rappelle Officiel Prévention, la mise en place d’aide au port de charges ainsi que des plans de travail à hauteur correct suffisent le plus souvent à supprimer l’essentiel des contraintes liées aux manutentions et aux postures contraignantes. De plus, ces aménagements peuvent se faire de manière raisonnée pour un faible coût et en peu de temps, d’où l’importance de les réaliser le plus rapidement possible pour ne pas s’habituer à de mauvaises conditions de travail.

Les EPC et EPI indispensables du fleuriste.

La prévention des risques doit d’abord agir sur le danger à sa source. Les équipements de protection collective (EPC), puis les équipements de protection individuelle (EPI) passent ensuite et dans cet ordre, conformément à l’article L.4121-2 du Code du travail.

Les protections collectives qui nous paraissent indispensables pour tout fleuriste sont :

  • Des aides à la manutention (ex : chariot, diable, transpalette, présentoirs à roulettes) et un poste de composition ergonomique (plan de travail et siège réglables, tapis anti-fatigue, siège assis-debout).

  • Un point d’eau proche du poste de travail et des sols antidérapants, maintenus propres et secs autant que possible.

  • Une chambre froide bien conçue et des installations électriques protégées de l’humidité (ex : prise de courant contre l’humidité).

Les protections individuelles qui nous paraissent indispensables pour tout fleuriste sont :

  • Des gants de protection physique anti-coupure (Type EN388) pour les découpes et la manipulation des plantes épineuses, ainsi que des gants étanches (Type EN ISO 374) pour le travail prolongé au contact d’eau ou avec des produits chimiques.

  • Des chaussures à semelle antidérapante contre les chutes de plain-pied, en particulier sur sols mouillés et/ou humide.

  • Une tenue adaptée aux passages en chambre froide, ainsi qu’un gilet de haute visibilité (Type EN ISO 20471) que l’on gardera dans le véhicule de l’entreprise en cas de livraison en bordure de voie avec de la circulation ou de panne sur la route.

L’employeur devra fournir gratuitement ces équipements et veiller à leur entretien (article R.4321-4 du Code du travail), tandis que le salarié sera tenu de les utiliser conformément à leur usage (article L.4122-1 du Code du travail).

La formation et la sensibilisation des fleuristes.

Informer, sensibiliser et former aux risques est un levier de prévention à part entière, au même titre que la fourniture d’EPC et d’EPI. Les articles L.4141-1 et suivants du Code du travail imposent à l’employeur de fournir une formation à la sécurité adaptée au poste de travail de chacun des salariés de l’entreprise. Pour un fleuriste, les formations et actes de sensibilisation que nous recommandons en priorité sont :

  • La formation gestes et postures (PRAP) pour limiter les risques liés aux TMS (manutentions manuelles, gestes répétitifs, postures contraignantes telles que station debout prolongée), qui reste le premier enjeu de santé du métier de fleuriste.

  • La formation à l’utilisation et à l’entretien en sécurité des outils de coupe, et les bons réflexes à adopter pour se protéger face aux plantes piquantes (ex : désinfection systématique de chaque piqûre et isolation de la plaie).

  • La formation à la gestion des incivilités et la gestion de la charge de travail pour les périodes de pics d’activité (ex : fêtes), afin d’apprendre à désamorcer les tensions potentielles avec certains clients.

À cela peut éventuellement s’ajouter la formation SST : Sauveteur Secouriste du Travail.

Toutes les actions de formation / sensibilisation aux risques devront être tracées dans le passeport de prévention prévu par l’article L.4141-5 du Code du travail. Son rôle est simplement de recenser toutes les attestations et certifications acquises par chacun des salariés.

Quand mettre à jour le document unique de votre boutique.

Un document unique n’est jamais éternel. Il se met à jour au moins une fois par an dans les entreprises de onze salariés et plus, ainsi qu’à chaque évolution notable de l’entreprise, quel que soit son effectif.

L’article R.4121-2 du Code du travail prévoit la mise à jour dans trois cas de figure distincts :

  • Pour les entreprises d’au moins onze salariés : au minimum une fois par an.

  • Pour toute boutique : lors d’un changement important (ex : réaménagement, nouvelle chambre froide, ajout d’une activité de livraison).

  • Pour toute boutique : dès qu’une nouvelle information sur un risque jusque-là absent du document est portée à la connaissance du chef d’entreprise (ex : après un accident).​

Comme notre document unique fleuriste est au format Excel, les mises à jour ne prennent que quelques minutes. Notre guide dédié à la mise à jour du document unique détaille en profondeur la méthodologie.

Faire de ce document unique le moteur de l’amélioration continue de la sécurité dans votre boutique.

Un document unique ne vaut que par les actions de prévention concrètes qu’il déclenche. Pour passer à l’action et mettre en place sur le terrain ces actions de prévention, il est utile de recourir à la planification.

À partir de cinquante salariés, l’article L.4121-3-1 impose que l’évaluation des risques aboutisse à un programme annuel de prévention des risques et d’amélioration des conditions de travail (PAPRIPACT). En dessous de ce seuil, la boutique consigne simplement dans le document unique la liste des actions de prévention des risques à mener.

Chez Document Unique Facile, nous sommes convaincus que c’est la planification qui transforme l’intention en action. C’est pourquoi chacun de nos documents uniques intègre un calendrier de type PAPRIPACT (libre à vous de l’utiliser ou non si vous employez moins de cinquante salariés dans votre boutique, ce qui est le cas chez l’immense majorité des fleuristes).

Dans ce calendrier, chaque mesure de prévention des risques se voit ainsi attribuer une échéance de mise en place ou de renforcement. En cas de contrôle de l’inspection du travail, ce calendrier constitue la preuve qu’une véritable démarche de prévention est en place dans la boutique et que le chef d’entreprise assume son rôle de garant de la santé et de la sécurité au travail de ses salariés. Notre page sur l’évaluation des risques professionnels et notre guide de rédaction du document unique approfondissent cette méthode de planification.

FAQ sur le document unique pour fleuriste.

C’est quoi le document unique pour une entreprise ?

Le document unique (ou DUERP) est le registre où l’employeur consigne, unité de travail par unité de travail, les risques qui pèsent sur la santé et la sécurité de ses salariés. Il sert ensuite de base au plan de prévention.

Le document unique est-il obligatoire pour ma boutique de fleuriste ?

Oui, dès le premier salarié et quel que soit son contrat de travail. Seul le fleuriste qui travaille réellement seul, sans salarié, en est dispensé.

Quel est le rôle du document unique dans ma boutique de fleuriste ?

Il recense les dangers propres au métier (ex : coupures, piqûres, manutentions, TMS, travail au froid…), en mesure la gravité et sert à planifier les actions de prévention.

Qui doit établir le document unique de ma boutique de fleuriste ?

La responsabilité revient à l’employeur. Il peut le rédiger lui-même s’il en a les compétences, ou en confier la réalisation à un professionnel compétent enregistré IPRP.

Comment rédiger le document unique de ma boutique de fleuriste ?

En quatre temps : découper l’activité en unités de travail, recenser les dangers de chacune, coter chaque risque (notre méthode croise l’occurrence, la gravité, la fréquence et la maîtrise), puis définir les mesures de prévention adaptées.

Qui peut consulter le document unique de ma boutique de fleuriste ?

Vos salariés et le CSE, le médecin du travail, l’inspection du travail et les agents de prévention de la CARSAT. Un ancien salarié peut aussi le demander pour sa période d’activité.

Où stocker le document unique de ma boutique de fleuriste ?

Partout où vous le souhaitez dans l’entreprise tant qu’il reste facilement consultable, que ce soit sur papier ou sur support informatique. Chaque version est à conserver au moins quarante ans pour garder la traçabilité des expositions (ex : gestes répétitifs, travail au froid).

À quelle fréquence dois-je mettre à jour le document unique de ma boutique de fleuriste ?

Chaque année à partir de onze salariés, et, quel que soit l’effectif de la boutique, à chaque changement notable (ex : réaménagement, nouvelle activité). Également lorsqu’un nouveau risque apparaît dans l’entreprise.

Qui doit mettre à jour le document unique de ma boutique de fleuriste ?

L’employeur reste le seul responsable. Faute de compétences en interne, il peut s’appuyer sur un professionnel compétent enregistré IPRP. Le format Excel de nos documents uniques rend ces mises à jour rapides, sans devoir tout reprendre de zéro, contrairement au format PDF proposé par d’autres entreprises du secteur.

Téléchargement du document unique pour fleuriste gratuit.

Notre modèle de document unique gratuit dédié aux fleuristes est disponible via l’encart ci-dessous. Il reprend la même trame que notre document unique fleuriste déjà complété, soit :

  • Une page de couverture illustrée pour le métier de fleuriste.

  • Une page d’informations sur l’entreprise.

  • Une présentation de la méthode d’évaluation des risques utilisée.

  • Une section d’évaluation des risques professionnels.

  • Une section de prévention des risques professionnels, assortie d’un calendrier de planification.

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