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Document unique Terrassement :
guide et modèle à télécharger

Photo de Thony Maufay

Rédigé par : Thony Maufay, Ingénieur sécurité au travail - Créateur de Document Unique Facile.

Date de rédaction : 23 juin 2026

Les risques du métier de terrassier sont nombreux, mais deux d’entre eux résument assez bien le défi de la prévention des risques dans ce métier. Le premier est lié aux engins de terrassement : pelles, mini-pelles, chargeuses. Leur masse élevée en fait une source potentielle d’accidents graves : un piéton écrasé ou un engin qui se renverse peut provoquer la mort. Le second danger est plus sournois, car il ne prévient pas : une tranchée peut s’effondrer en une seconde et ensevelir une ou plusieurs personnes descendues dedans. C’est ce second danger qui tend à être le plus sous-estimé sur les chantiers de terrassement. Un seul mètre cube de terre pèse en moyenne près de 1,8 tonne, et c’est pourquoi le Code du travail impose de blinder ou d’étayer toute fouille en tranchée dès 1,30 mètre de profondeur, avant même qu’un travailleur n’y descende (article R.4534-24 du Code du travail). À cela s’ajoutent de nombreux autres dangers tels que les réseaux enterrés de gaz ou d’électricité que l’on peut endommager avec les engins de chantiers, les chutes dans les fouilles, le bruit et les vibrations provoqués par les engins, etc.

Face à cette diversité d’expositions professionnelles auxquelles font face les terrassiers, le document unique est la première pierre de la démarche de prévention des risques de votre entreprise. Il doit vous permettre de diminuer le nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles dans votre structure grâce à des mesures de prévention des risques efficaces.

Dans ce guide, nous allons vous expliquer à partir de quand le document unique devient obligatoire pour une entreprise de terrassement, comment il s’organise, et quels choix nous avons retenus pour concevoir notre propre document unique destiné aux terrassiers.

À partir de quand vous faut-il un document unique pour votre entreprise de terrassement ?

Dès qu'une entreprise de terrassement emploie un salarié, quelle que soit la nature de son contrat (CDI, CDD, contrat d'apprentissage ou intérim), elle est tenue d'établir un document unique.

Cette obligation s'appuie sur deux articles du Code du travail : l'article L.4121-3 oblige l’employeur à évaluer les risques qui pèsent sur la santé et la sécurité de ses salariés, et l'article R.4121-1 impose de le transcrire dans un document unique. Confier cette rédaction à un tiers ne décharge en rien l'employeur : c'est lui qui en reste le responsable. Mieux vaut donc confier la réalisation du document unique à un professionnel compétent enregistré IPRP si l’on ne dispose pas des compétences en interne pour le faire.

Une entreprise qui ne possède pas de document unique, ou qui le laisse à l'abandon, s'expose à une contravention de 5e classe (R.4741-1). L'essentiel se joue cependant ailleurs : lorsqu'un salarié est victime d'un accident ou d'une maladie professionnelle, l'absence d'évaluation des risques facilite grandement la reconnaissance d'une faute inexcusable de l'employeur. Portée devant le conseil de prud'hommes, l'affaire peut alors déboucher sur des indemnités très lourdes, susceptibles de mettre l'entreprise en péril.

Notre choix des unités de travail pour ce document unique.

Pour rappel, une unité de travail est un regroupement de situations de travail qui exposent les salariés à des risques similaires.

 

Pour notre document unique terrassement, nous avons retenu quatre unités de travail différentes, qui couvrent au total 26 situations à risque, du travail en fond de fouille jusqu’à la gestion administrative de l’entreprise. Voici, pour chacune de ces unités de travail, les principaux dangers et risques que nous avons identifiés.

Le chantier de terrassement

Cette unité de travail couvre le cœur du métier de terrassier : l’ouverture des fouilles et des tranchées, le déblai et le remblai, ainsi que la préparation de terrains. Ces tâches se font en grande majorité grâce à des engins de chantiers. Il s’agit de l’unité de travail la plus fournie en dangers.

  • Effondrement de fouille et ensevelissement : une paroi de tranchée peut céder sans le moindre signe annonciateur et ensevelir en quelques instants une ou plusieurs personnes descendues au fond, provoquant leur mort par asphyxie. C’est le risque le plus grave du métier. Celui-ci sera développé plus en détail au cours de cet article.

  • Heurt et écrasement par les engins : pelles, mini-pelles et chargeuses peuvent heurter ou écraser un piéton, en particulier lors de manœuvres (ex : recul) ou s’il y a des angles morts (ex : un piéton qui passe derrière l’engin). Ce risque majeur fera lui aussi l’objet d’un développement dédié au cours de cet article.

  • Réseaux enterrés (gaz, électricité, eau) : creuser à proximité d’une canalisation de gaz ou d’un câble électrique enterré peut conduire à des explosions, des intoxications ou des électrocutions. Avant tout chantier, la consultation du téléservice national des réseaux et canalisations et les déclarations DT-DICT (déclaration de projet de travaux et déclaration d’intention de commencement de travaux) sont obligatoires, et les intervenants doivent détenir l’autorisation d’intervention à proximité des réseaux (AIPR).

  • Chutes de plain-pied : un terrain accidenté, boueux ou encombré favorise les chutes de plain-pied. Au bord d’une fouille, une simple glissade peut entraîner une chute au fond de la tranchée provoquant le plus souvent entorse, contusions ou encore fractures.

  • Manutention et postures contraignantes : porter des éléments de canalisation ou de blindage, manier la pelle et la pioche, travailler plié au fond d’une tranchée : à court terme, ces efforts provoquent fatigue et douleurs. À long terme, de par la répétition, ils entraînent lombalgies et troubles musculo-squelettiques (TMS).

  • Inhalation de poussières et silice : remuer, cribler ou décaper certains sols et granulats libère de fines poussières de silice cristalline, nocives par inhalation. Respirées de façon répétée, elles peuvent provoquer la silicose, une fibrose pulmonaire irréversible (perte irréversible de la capacité respiratoire) (Informations sur les risques liés à la silice cristalline de l’INRS).

  • Bruit : le fonctionnement simultané de plusieurs engins de chantiers entraîne des nuisances sonores permanentes. Au-delà de 80 dB(A) sur huit heures d’exposition, le bruit conduit à une surdité professionnelle progressive et irréversible (Informations sur les risques liés au bruit de l’INRS).

L’utilisation des véhicules et des engins

Cette unité de travail couvre la conduite des engins et des véhicules, sur le chantier comme sur la route.

  • Vibrations transmises au corps : le roulage des engins sur terrain irrégulier, à vitesse excessive ou avec un siège mal réglé, transmet des vibrations à l’ensemble du corps. À long terme, elles sont à l’origine de troubles ostéo-articulaires (dos, hanches) et d’une perte progressive de sensibilité des mains.

  • Accident de la route : les trajets vers les chantiers et le transport des engins sur porte-engin exposent au risque routier, qui reste la première cause de mortalité au travail en France tous secteurs d’activité confondus.

  • Chargement et arrimage des engins : monter ou descendre un engin d’un porte-engin et l’arrimer sont des opérations délicates : un mauvais positionnement ou un arrimage insuffisant peut provoquer le renversement ou la chute de l’engin (ex : sur la rampe, lors du sanglage).

Le contact avec la clientèle

Cette unité de travail couvre les échanges du terrassier avec les clients, les riverains et les autres intervenants du chantier.

  • Agressions verbales : un désaccord sur un délai, une nuisance de chantier (ex : bruit, poussière, voirie dégradée) ou une gêne de voisinage peut dégénérer en altercation. À court terme, ces échanges génèrent tension et stress ; répétés, ils finissent par peser sur la santé psychologique (ex : insomnie, anxiété, peur de retourner sur le chantier).

  • Agressions physiques : plus rares, mais bien plus graves, certaines altercations dégénèrent en violence physique (ex : bousculade, coup). Au-delà des blessures éventuelles (ex : contusions, plaies), l’agression laisse souvent des traces psychologiques durables (ex : insomnie, anxiété, peur de retourner sur le chantier).

L’environnement de travail

Cette unité de travail regroupe les risques liés aux conditions du chantier et à la présence d’autres entreprises.

  • Intempéries et exposition au soleil : le travail en extérieur expose au froid et à la pluie en hiver, mais aussi aux rayons UV et aux fortes chaleurs en été. Les canicules, de plus en plus fréquentes, peuvent provoquer des coups de chaleur sur les chantiers (ex : malaise) ; l’exposition solaire prolongée augmente par ailleurs le risque de cancers de la peau.

  • Co-activité sur le chantier : lorsque plusieurs entreprises interviennent en même temps, le partage des zones et la circulation des engins multiplient les risques de heurt et de collision, d’où l’importance d’une bonne coordination (voir la partie consacrée à la coordination SPS plus bas).

L’effondrement des fouilles et l’ensevelissement, un risque mortel pour le terrassier.

Une tranchée peut s’effondrer en une seconde, sans le moindre signe annonciateur. La terre ensevelit alors l’ouvrier et l’asphyxie : c’est le risque le plus grave du métier.

Le danger paraît anodin, il est pourtant redoutable : un seul mètre cube de terre pèse près de 1,8 tonne. Lorsqu’une paroi de fouille cède, cette masse écrase et ensevelit la ou les personnes descendues au fond, souvent sans qu’elles aient le temps de réagir. La profondeur de la tranchée n’est pas le seul facteur décisif : la nature du terrain, la présence d’eau ou de réseaux, les vibrations des engins, des charges importantes en bord de fouille ou une simple pluie peuvent provoquer l’éboulement, même dans une tranchée peu profonde. C’est pourquoi le Code du travail impose des règles strictes : l’article R.4534-24 oblige à blinder, étrésillonner ou étayer toute fouille en tranchée de plus de 1,30 mètre de profondeur à parois verticales, et ce avant toute descente d’un travailleur (les articles allant de R.4534-22 à R.4534-39 encadrent les travaux de terrassement à ciel ouvert).

La hiérarchie de prévention des risques que nous avons retenue privilégie dans l’ordre :

  1. D’évaluer le risque d’éboulement dès la préparation du chantier (ex : nature du sol, eau, réseaux, surcharges, météo) et de définir la technique de sécurisation adaptée, quelle que soit la profondeur.

  2. De sécuriser la fouille avant d’y descendre : blindage, talutage (mise en pente des parois) ou caisson, avec des éléments qui dépassent le niveau du sol pour retenir les chutes d’objets.

  3. De limiter le temps de présence au fond de la tranchée, de baliser les bords, de tenir les déblais et les engins de chantiers à distance de la crête.

  4. De ne jamais descendre dans une fouille non protégée !

Les encadrants comme les ouvriers doivent être formés aux risques d’ensevelissement et aux techniques de blindage : c’est souvent sur des chantiers courts jugés « sans danger » que surviennent les accidents les plus graves.

Les engins de terrassement : heurts, écrasements et renversements.

Pelles, mini-pelles, chargeuses et tombereaux constituent la force de travail du terrassier. Mais c’est aussi la première source d’accidents graves du métier : un engin qui heurte un piéton ou qui se renverse peut instantanément provoquer la mort.

Les engins de terrassement peuvent être source d’écrasement dans plusieurs cas de figure : une charge mal placée qui chute brusquement, un engin qui se renverse sur une pente ou pour cause de surcharge, un dévers trop prononcé, ou encore un angle mort dans lequel évoluait un piéton. Le risque est majoré en cas de co-activité avec plusieurs entreprises, notamment quand les hommes et les machines évoluent dans les mêmes zones, et lors de manœuvres avec mauvaise visibilité (ex : recul). Lors d’un renversement, l’absence de port de la ceinture de sécurité constitue la première cause de décès, car le conducteur se retrouve souvent éjecté avant d’être écrasé par sa cabine de conduite.

Pour faire face à ces risques, la prévention que nous avons intégrée à notre document unique repose sur trois leviers :

  1. Ne jamais passer derrière un engin en mouvement !

  2. Séparer physiquement les zones d’évolution des engins des chemins réservés aux piétons, et baliser la zone de chantier.

  3. Réserver la conduite des engins aux opérateurs formés et titulaires de l’autorisation de conduite délivrée par l’employeur avec passage du CACES R482 propre aux engins de chantier (articles R.4323-55 et R.4323-56 du Code du travail).

  4. Boucler systématiquement sa ceinture de sécurité en cabine (son rôle est vital sur un engin équipé d’une structure de protection contre le retournement, dite ROPS). Équiper les engins d’avertisseurs sonores de recul et de caméras / détecteurs de présence. Ne jamais dépasser la charge maximum utile de l’engin et le maintenir à jour avec vérifications périodiques.

Le port d’une tenue de haute visibilité (ex : gilet fluo en été) par les piétons du chantier complète ces mesures de sécurité.

 

À noter : le CACES est une formation qui atteste des compétences du conducteur, mais elle ne remplace pas l’autorisation de conduite, qui reste la seule obligation légale. L’autorisation de conduite est délivrée par l’employeur.

La coordination SPS sur les chantiers de terrassement.

Dès que plusieurs entreprises interviennent sur un même chantier, une coordination en matière de sécurité et de protection de la santé (SPS) devient obligatoire.

Sur un chantier de VRD (voirie et réseaux divers) ou de terrassement, le terrassier travaille rarement seul : maçon, canalisateur, conducteur d’engins et autres corps d’état s’y croisent. L’article L.4532-1 impose alors la désignation d’un coordonnateur SPS, qui établit le plan général de coordination (PGCSPS) et tient à jour le dossier d’interventions ultérieures sur l’ouvrage (DIUO). L’entreprise, de son côté, rédige son plan particulier de sécurité et de protection de la santé (PPSPS), prévu à l’article R.4532-56. Ces documents organisent la sécurité collective du chantier, mais ils ne se substituent jamais au document unique de chaque entreprise.

Les EPC et EPI indispensables du terrassier.

La prévention privilégie toujours les équipements de protection collective (EPC) sur les équipements de protection individuelle (EPI), conformément au principe posé par l’article L.4121-2 du Code du travail.

Les protections collectives qui nous paraissent indispensables sur les chantiers de terrassement sont :

  • Le blindage, l’étrésillonnement ou le talutage des fouilles, ainsi que le balisage des bords de tranchée, pour éviter l’ensevelissement.

  • La séparation des zones de circulation d’engins des chemins réservés aux piétons (ex : plan de circulation, barrières, marquage au sol). À compléter par des avertisseurs de recul et des caméras de recul sur les engins.

  • Des engins équipés de cabine de protection au retournement et à la chute d’objets (ROPS/FOPS).

  • Lors du renouvellement des engins de chantiers, la préférence à ceux émettant le moins de bruit.

En cas d’empoussièrement important (notamment l’été par forte chaleur), l’arrosage du sol contre les poussières peut être une solution.

Les protections individuelles que nous privilégions pour les terrassiers sont :

  • Vêtements de travail de haute visibilité ou gilet fluo pour tout le personnel à pied (Type EN ISO 20471, classe 2 ou 3).

  • Casque de chantier en automne/hiver (Type EN397) et casquette coquée au printemps/été, ainsi que chaussures ou bottes de sécurité (Type EN ISO 20345, S3).

  • Protections auditives pour se protéger du bruit des engins de chantiers (Type EN352).

  • Masque anti-poussières (FFP2 mais de préférence FFP3) contre les poussières l’été par forte chaleur (Type EN149) et lunettes de protection contre les projections (Type EN166).

  • Gants de manutention (Type EN388).

L’employeur met gratuitement ces équipements à disposition et veille à leur entretien (R.4321-4), tandis que le salarié est tenu de les utiliser conformément à leur usage (L.4122-1).

La formation et les actions de sensibilisation importantes pour les terrassiers.

La formation, l’information et la sensibilisation aux risques constituent des actions de prévention comme la mise à disposition d’EPC et d’EPI. Les articles L.4141-1 et suivants du Code du travail imposent à l’employeur d’organiser une formation à la sécurité adaptée au poste de travail du salarié.

 

Pour les terrassiers, nous recommandons en priorité :

  • La formation à la conduite des engins de chantier (CACES R482).

  • L’autorisation d’intervention à proximité des réseaux (AIPR) en cas de présence de réseaux enterrés, ainsi que la maîtrise des déclarations DT-DICT.

  • La sensibilisation au risque d’ensevelissement, pour être sensibilisé au danger d’ensevelissement et mettre en œuvre les techniques de blindages et de sécurisation des fouilles.

  • La sensibilisation aux risques liés au bruit, aux vibrations et aux poussières de silice pour limiter les maladies professionnelles à effet différé.

  • La formation gestes et postures (PRAP) pour prévenir les TMS liés aux manutentions.

À cela peut s’ajouter la formation sauveteur secouriste du travail (SST) qui peut s’avérer utile sur des chantiers avec de nombreux intervenants.

Ces actions de formation devront être tracées dans le passeport de prévention prévu par l’article L.4141-5 du Code du travail, qui recense les attestations et certifications obtenues par chaque salarié.

Quand modifier ou mettre à jour ce document unique.

Le document unique doit être mis à jour au moins une fois par an dans les entreprises de onze salariés et plus, et dans chaque entreprise, lors de chaque évolution importante.

L’article R.4121-2 du Code du travail prévoit une mise à jour dans trois cas de figure distincts :

  • Une fois par an au minimum, pour les entreprises ayant 11 salariés ou plus.

  • Lors de tout aménagement important dans l’entreprise (ex : nouvel engin, nouvelle technique de blindage, nouveau type de chantier) pour toutes les entreprises indépendamment de leurs effectifs.

  • Dès qu’une nouvelle information sur un risque est portée à la connaissance du chef d’entreprise, pour toutes les entreprises indépendamment de leurs effectifs.

Comme notre document unique pour le terrassement est au format Excel, il est possible de le mettre à jour en seulement quelques minutes. Pour effectuer une mise à jour complète, notre guide dédié à la mise à jour du document unique présente la marche à suivre en détail.

Faire de ce document unique le moteur de l’amélioration continue de la sécurité de votre entreprise de terrassement.

Le document unique n’a de valeur que s’il débouche sur la mise en place d’actions de prévention concrètes sur le terrain.

Le seuil de cinquante salariés fait toute la différence. Au-delà de cinquante salariés, l'article L.4121-3-1 exige que l'évaluation des risques débouche sur un programme annuel de prévention des risques, le PAPRIPACT. En dessous de ce seuil, l'employeur a juste à dresser la liste des actions de prévention des risques dans son document unique.

Notre conviction est que sans planification, une démarche de prévention des risques reste le plus souvent figée sur papier. Voilà pourquoi chacun de nos documents uniques intègre un calendrier de type PAPRIPACT (à vous de vous en servir ou non si vous employez moins de cinquante salariés).

Concrètement, dans ce calendrier, chaque mesure de prévention reçoit une date de mise en œuvre ou de renforcement. En cas de visite de l'inspection du travail, ce calendrier prouve qu’il y a une vraie démarche de prévention des risques dans l’entreprise, et que vous assumez, en tant que chef d'entreprise, votre responsabilité de garant de la santé et de la sécurité des travailleurs.

Pour aller plus loin dans la méthode, consultez notre page sur l'évaluation des risques professionnels et notre guide de rédaction du document unique.

FAQ sur le document unique pour les terrassiers.

C’est quoi le document unique pour une entreprise ?

Le document unique (DUERP) est le registre que tout employeur doit tenir pour répertorier, unité de travail par unité de travail, les risques auxquels ses salariés sont exposés.

Le document unique est-il obligatoire pour mon entreprise de terrassement ?

Oui, et ce dès le premier salarié embauché, peu importe la forme de son contrat. La seule exception concerne l'artisan qui exerce véritablement seul, sans employer personne.

Quel est le rôle du document unique dans mon entreprise de terrassement ?

Son rôle est triple : inventorier les dangers spécifiques au terrassement (ex : ensevelissement, engins, réseaux enterrés, bruit, vibrations…), évaluer leur gravité, puis servir d'appui pour programmer les actions de prévention.

Qui doit établir le document unique de mon entreprise de terrassement ?

C'est à l'employeur que revient cette charge. Deux options s'offrent à lui : le rédiger par ses propres moyens s'il dispose des compétences nécessaires, ou déléguer ce travail à un professionnel compétent enregistré IPRP.

Comment rédiger le document unique de mon entreprise de terrassement ?

La démarche se déroule en quatre étapes : diviser l'activité en unités de travail, recenser les dangers de chacune, attribuer une note à chaque risque (notre méthode croise pour cela l'occurrence, la gravité, la fréquence et la maîtrise), et enfin définir les mesures de prévention correspondantes.

Qui peut consulter le document unique de mon entreprise de terrassement ?

Plusieurs interlocuteurs y ont accès : vos salariés et le CSE, le médecin du travail, l'inspection du travail, ainsi que les agents de prévention de la CARSAT. Un ancien salarié peut également le réclamer, pour la période durant laquelle il travaillait dans l’entreprise.

Où stocker le document unique de mon entreprise de terrassement ?

Il doit rester facilement consultable au sein de l'entreprise, sous format papier ou numérique. Chaque version est à archiver pendant quarante ans minimum, afin de retracer les expositions professionnelles de chacun.

À quelle fréquence dois-je mettre à jour le document unique pour mon entreprise de terrassement ?

Une révision annuelle est obligatoire à partir de onze salariés. Quelle que soit la taille de l'entreprise, une mise à jour devient nécessaire à chaque évolution notable de celle-ci (ex : nouvel engin, nouvelle technique, nouveau type de chantier) ou à l'apparition d'un risque jusque-là non identifié.

Qui doit mettre à jour le document unique de mon entreprise de terrassement ?

La responsabilité demeure celle de l'employeur. S'il ne dispose pas des compétences en interne, il est recommandé qu’il fasse appel à un professionnel compétent enregistré IPRP. Avec nos documents au format Excel, ces mises à jour se font en un clin d'œil, sans avoir à tout recommencer — contrairement au format PDF que proposent d'autres entreprises.

Téléchargement du document unique pour le terrassement gratuit.

Notre modèle de document unique gratuit dédié au terrassement est à télécharger ci-dessous. Il reprend la même structure que notre document unique terrassement déjà complété, c’est-à-dire :

  • Une page de couverture illustrée pour le terrassement.

  • Une page d’informations sur l’entreprise.

  • Une présentation de la méthode d’évaluation des risques utilisée.

  • Une section d’évaluation des risques professionnels.

  • Une section de prévention des risques professionnels, assortie d’un calendrier de planification.

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