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Document unique Nettoyage Industriel :
guide et modèle à télécharger

Photo de Thony Maufay

Rédigé par : Thony Maufay, Ingénieur sécurité au travail - Créateur de Document Unique Facile.

Date de rédaction : 10 juillet 2026

Le secteur de la propreté figure parmi les plus touchés par les accidents du travail. Le plus caractéristique des dangers qui frappent les agents d’entretien est lié aux produits chimiques : les produits de nettoyage sont conçus pour dissoudre, dégraisser et désinfecter, et beaucoup sont irritants, nocifs, parfois toxiques, voire cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR). Mais les produits chimiques sont loin d’être la seule source de danger à toucher les agents d’entretien. Les gestes répétitifs et les postures contraignantes lors du nettoyage usent les articulations, au point que les troubles musculo-squelettiques constituent la première cause de maladie professionnelle dans le secteur du nettoyage industriel selon l’INRS. À côté de cela, les sols mouillés exposent aux chutes de plain-pied, le nettoyage d’étagère et d’armoire aux chutes de hauteur, sans oublier les risques liés aux manutentions manuelles à dos d’homme, les horaires décalés, le travail isolé et le risque routier lors des déplacements véhiculés entre les sites d’intervention.

Face à cette accumulation de risques auxquels font face les agents de nettoyage, le document unique doit devenir l’outil permettant à votre entreprise de nettoyage de recenser les risques, de les hiérarchiser du plus grave au moins grave, puis de définir les actions de prévention à mettre en place pour réduire accidents du travail et maladies professionnelles.

Cet article vous expliquera en détail à partir de quand le document unique devient obligatoire pour toute entreprise de nettoyage industriel, et comment le structurer, en vous présentant les choix que nous avons retenus pour bâtir notre propre document unique déjà complété pour nettoyage industriel.

À partir de quand une entreprise de nettoyage doit-elle avoir un document unique ?

Dès qu’une entreprise de nettoyage industriel emploie son premier salarié, quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, apprentissage, intérim), elle doit établir un document unique.

Cette obligation découle de deux articles du Code du travail : l’article L.4121-3 charge l’employeur d’évaluer les risques pesant sur la santé et la sécurité de ses salariés, et l’article R.4121-1 l’oblige à en transcrire le résultat dans un document unique. Sous-traiter la rédaction du document unique à un tiers ne transfère pas la responsabilité du chef d’entreprise : il en reste le seul responsable aux yeux de la loi. Raison pour laquelle, en l’absence de compétence, le chef d’entreprise devrait confier la rédaction de son document unique à un professionnel compétent, et pour cela enregistré IPRP.

L’absence de document unique, ou un document unique non mis à jour convenablement, constitue une infraction entraînant une contravention de 5e classe (R.4741-1). Pour une entreprise de nettoyage, l’enjeu principal est toutefois ailleurs : si un agent se blesse ou développe une maladie professionnelle liée à son travail, l’absence d’évaluation des risques constitue la reconnaissance d’une faute inexcusable de l’employeur aux yeux de la justice. Lorsque l’affaire est jugée au conseil de prud’hommes, la sanction financière prononcée peut être si élevée qu’elle peut mettre l’entreprise en péril.

Notre choix des unités de travail pour ce document unique nettoyage industriel.

Une unité de travail regroupe des tâches qui exposent les travailleurs à des risques similaires. Pour notre document unique nettoyage industriel, nous avons retenu quatre unités de travail, pour un total de 27 situations à risque : le travail de l’agent d’entretien (missions de nettoyage), les déplacements routiers, l’administratif, et l’environnement de travail. Voici, pour chacune de ces unités de travail, les principaux dangers et risques que nous avons identifiés.

Le travail de l’agent d’entretien

Cette unité de travail couvre le cœur du métier d’agent d’entretien : le nettoyage de locaux et de diverses surfaces, chez des entreprises clientes.

  • Risque chimique : les produits d’entretien (ex : détergents, désinfectants, décapants) exposent la peau et les voies respiratoires à des substances irritantes, nocives, voire CMR. Ce danger, le plus caractéristique du métier, sera développé plus en détail au cours de cet article.

  • Gestes répétitifs et postures contraignantes : frotter, balayer, passer l’aspirateur et se pencher pour nettoyer les zones difficiles d’accès nécessite de répéter les mêmes gestes dans des postures souvent pénibles. Ce danger fera l’objet d’un développement dédié.

  • Chutes de plain-pied : l’agent mouille les sols sur lesquels il tend à évoluer : les surfaces glissantes sont la première cause de chute au sein de la profession d’agent d’entretien. Ces chutes ont lieu le plus souvent alors que l’agent d’entretien a les mains occupées par son matériel, ce qui l’empêche de pouvoir se rattraper lors de la chute.

  • Chutes de hauteur : nettoyer le haut des surfaces vitrées, dépoussiérer les étagères / armoires en hauteur ou encore travailler depuis un marchepied / un escabeau expose aux chutes de hauteur. Les conséquences de ces chutes peuvent être importantes (ex : fracture d’un ou plusieurs os).

  • Manutentions manuelles : porter des seaux, des bidons de produits, des sacs d’ordure, du matériel de nettoyage (ex : aspirateur, serpillère) et déplacer du mobilier sollicite le dos ainsi que les épaules. Cela favorise l’apparition de lombalgies et de TMS.

  • Risque biologique : le nettoyage des sanitaires, la collecte de déchets et l’intervention potentielle dans des milieux sensibles (ex : soins humains) exposent à des agents infectieux (ex : bactéries, virus).

Le déplacement routier

Cette unité de travail couvre les trajets effectués en véhicule sur route ouverte entre les différents sites clients à nettoyer.

  • Risque routier : enchaîner les prestations de nettoyage, souvent à des horaires décalés, sous la pression d’un planning à respecter augmente les risques d’’accident de la route. Ces accidents sont encore aujourd’hui la première cause de mortalité au travail en France, tous secteurs d’activité confondus.

L’administratif et le secrétariat

Cette unité de travail couvre tous les aspects liés à la gestion de l’entreprise : les plannings, la facturation et les différentes tâches administratives.

  • Travail sur écran : l’usage prolongé de l’ordinateur (ex : réalisation de plannings, de devis, de facture, et suivi clientèle) fatigue la vue et sollicite le cou ainsi que les poignets, ce qui favorise à long terme la survenue de TMS.

  • Posture assise prolongée : rester assis durant de longues heures derrière un bureau favorise l’émergence de lombalgies et de douleurs cervicales. Tous ces risques sont majorés si la personne a un mode de vie sédentaire en dehors du travail.

L’environnement de travail

Cette unité de travail regroupe les risques liés aux conditions dans lesquelles s’effectuent les prestations de nettoyage.

  • Horaires atypiques et travail isolé : le nettoyage se fait souvent tôt le matin, tard le soir ou de nuit, et fréquemment seul sur site. Ces conditions de travail participent à dérégler le sommeil, à entretenir la fatigue, et compliquent l’alerte en cas d’accident et/ou d’agression. La mise à disposition d’un moyen de communication est essentielle.

  • Risque électrique : l’usage de machines électriques (ex : aspirateur, autolaveuse) dans une atmosphère humide ou à proximité d’eau expose à des risques d’électrisation (sans décès) voire d’électrocution (avec décès), en particulier en cas de dysfonctionnement des dispositifs de protection électrique (disjoncteur différentiel 30mA).

  • Ambiance thermique : le froid, le chaud et l’humidité des lieux d’intervention pèsent sur l’organisme, et aggravent les dommages des troubles musculo-squelettiques existants.

Le risque chimique lié aux produits d’entretien chez les agents d’entretien.

Détergents, désinfectants, décapants, détartrants : l’agent d’entretien manipule à longueur de journée des produits conçus pour dissoudre, dégraisser, désinfecter, et qui sont nocifs pour la peau par contact cutané ainsi que pour les poumons par inhalation.

La plupart des produits de nettoyage portent des pictogrammes de danger : irritant ou nocif (SGH07), toxique (SGH06), ou cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction (SGH08, dits CMR). L’exposition ne se limite pas au moment du nettoyage : elle survient aussi lors de la préparation des produits (ex : dilution, transvasement) et lors du rangement (ex : coulure sur un bidon), par contact avec la peau comme par inhalation des vapeurs. Une source toute particulière de danger mérite une attention particulière : le mélange de produits incompatibles (ex : les acides et les bases, comme les détartrants et l’eau de Javel) dégage des gaz toxiques ou génère des réactions chimiques violentes (ex : réaction exothermique, dégageant énormément de chaleur, source potentielle de brûlure). À court terme, l’exposition aux produits chimiques provoque des allergies, des brûlures et des irritations de la peau ainsi que des voies respiratoires. À long terme, les produits CMR peuvent être à l’origine de cancers, de mutations et de troubles de la reproduction.

La prévention des risques liés aux produits chimiques que nous avons intégrée à notre document unique pour nettoyage industriel privilégie :

  1. Substituer et doser : choisir les produits les moins dangereux (éviter et substituer les produits CMR), privilégier les produits prêts à l’emploi qui limitent les risques de contact lors des dilutions (ou prévoir un système permettant de faire des dilutions sans être au contact des produits), et ne jamais mélanger deux produits entre eux.

  2. Informer et ventiler : lire l’étiquetage (pictogrammes CLP) et respecter scrupuleusement les consignes, collecter les fiches de données de sécurité (FDS) de tous les produits utilisés, et aérer les locaux pendant l’utilisation des produits.

  3. Protéger et suivre : porter des gants adaptés à la manipulation de produits chimiques (Type EN ISO 374) et, selon la dangerosité du produit, une protection oculaire (lunette Type EN166) voire respiratoire, et assurer un suivi médical par la médecine du travail pour les expositions aux agents CMR (l’évaluation du risque chimique est encadrée par les articles R.4412-1 et suivants du Code du travail).

Noter que comme le rappelle l’INRS sur les métiers de la propreté, remplacer un produit dangereux par un produit moins nocif, ou passer à un système de dosage fermé sans possibilité de contact avec le produit, permet de protéger en supprimant le danger à la source. Les gants ne suppriment pas le danger, et ne protègent qu’à condition de toujours les porter, et que ceux-ci soient en bon état (ex : pas de déchirure).

Les TMS chez les agents d’entretien : gestes répétitifs et postures contraignantes.

Frotter, balayer, passer l’aspirateur, essorer, se pencher pour ramasser, tendre les bras pour dépoussiérer en hauteur : nettoyer, c’est appliquer toute une série de gestes répétitifs des milliers de fois, dans des postures qui abîment le corps à long terme.

Dans le métier d’agent d’entretien, deux contraintes physiques se conjuguent. Les gestes répétitifs d’abord : balai, serpillère, chiffon, éponge et microfibre imposent de frotter vigoureusement pour nettoyer, ce qui provoque des douleurs à court terme, ainsi que des troubles musculo-squelettiques des membres supérieurs (épaules, bras, poignets) à long terme. Viennent ensuite les postures contraignantes : dos courbé en avant pour ramasser, bras tendus ou levés pour dépoussiérer en hauteur, buste tordu pour atteindre les zones difficiles d’accès : autant de positions qui pèsent sur le corps, en particulier sur le dos. Le froid, le chaud et l’humidité aggravent les atteintes corporelles (notamment les TMS), tout comme le travail sans machine (ex : utilisation d’un balai à défaut d’aspirateur). Même s’ils ne se manifestent que sur le long terme, les troubles musculo-squelettiques sont la première cause de maladie professionnelle dans le secteur du nettoyage.

La prévention des risques liés aux gestes répétitifs et aux postures contraignantes que nous avons retenue pour notre document unique nettoyage industriel repose sur trois leviers :

  1. Mécaniser et équiper : privilégier systématiquement l’utilisation de machines (ex : aspirateur, balai serpillière électrique) qui réduisent les efforts à effectuer (notamment durant les gestes répétitifs), et l’utilisation de matériel de ménage ergonomique (ex : balai et raclette à manche télescopique à 180 degrés pour passer sous les meubles, chariot pour déplacer le matériel) permettant de travailler à hauteur plus souvent, et de moins avoir à se pencher ou à s’agenouiller.

  2. Organiser le travail : alterner les tâches et les postures de travail autant que possible, prévoir des rotations de postes et/ou de tâches pour ne pas surcharger toujours les mêmes articulations, ainsi que de vrais temps de pause pour permettre au corps de se reposer d’une série d’efforts.

  3. Former et suivre : passer la formation gestes et postures (PRAP) pour prévenir les TMS liés à tout ce qui est manutention, gestes répétitifs ainsi que postures contraignantes. Disposer d’un suivi médical adapté par la médecine du travail qui soit centré sur les risques de TMS, en ciblant en particulier les épaules, les poignets et le dos.

Noter que l’Assurance Maladie, dans son article concernant les métiers de la propreté, rappelle qu’un simple outil à manche télescopique ou une machine venant se substituer à un outil manuel permet de supprimer l’essentiel des postures pénibles liées à une tâche. On supprime ainsi une grande partie du risque pour le salarié tout en gagnant en temps de travail, et dans la majorité des cas en qualité de travail. L’investissement n’en vaut-il donc pas la chandelle ?

Les EPC et EPI indispensables dans le secteur du nettoyage industriel.

La prévention des risques se doit d’abord d’agir sur le danger à sa source. Seulement ensuite, viennent les équipements de protection collective (EPC) puis les équipements de protection individuelle (EPI), conformément à l’article L.4121-2 du Code du travail.

Les protections collectives qui nous paraissent indispensables pour les agents d’entretien sont :

  • Des produits prêts à l’emploi ou à défaut des systèmes de dosage et de dilution automatiques qui limitent le contact de l’agent d’entretien avec les produits concentrés.

  • La priorité donnée aux produits les moins dangereux, en écartant autant que possible les produits classés CMR (pictogramme du buste éclaté SGH08 sur le flacon).

  • Des machines et du matériel ergonomique (ex : balai serpillère électrique, aspirateur, matériel à manche télescopique, chariot) qui réduisent les efforts, les gestes répétitifs, et les postures pénibles.

  • La signalisation des sols venant d’être lavés (ex : par un simple panneau « sol glissant ») pour éviter les chutes de plain-pied.

  • Une organisation pour limiter autant que possible le travail isolé et de nuit, assortie d’un moyen d’alerte donné au personnel pour donner l’alarme en cas de malaise ou d’accident (ex : téléphone portable, dispositif homme mort DATI, etc.).

Les protections individuelles qui nous paraissent indispensables pour les agents d’entretien sont :

  • Des gants de protection chimique pour toute manipulation de détergents, désinfectants et décapants, résistants aux produits chimiques (Type EN ISO 374).

  • Une protection oculaire dès qu’il existe un risque de projection ou d’éclaboussure avec un produit, par exemple lors du transvasement, de la dilution d’une solution concentrée ou du nettoyage d’une zone au-dessus de soi (Lunettes de Type EN166).

  • Des chaussures de sécurité à semelle antidérapante, de préférence montantes pour bien maintenir la cheville, permettant de se déplacer sur des sols mouillés ou fraîchement lavés (norme EN ISO 20345).

  • Des moyens de travailler en hauteur sécurisés comme des marchepieds ou bien des escabeaux (Type EN131) prévus spécifiquement pour le travail en hauteur, afin d’éviter de devoir utiliser du matériel inadapté (ex : mobilier de bureau) responsable d’énormément de chutes de hauteur.

À cela peut éventuellement s’ajouter une protection respiratoire (demi-masque équipé d’un filtre adapté au polluant) si l’agent doit pulvériser des produits ou intervenir dans un local non ventilé, sans possibilité d’aérer (ex : pas de fenêtres). L’utilisation de ce masque doit toutefois rester extrêmement occasionnelle, la suppression du risque à la source devant rester la priorité pour la majorité des cas de figure.

L’employeur devra fournir gratuitement ces équipements et veiller à leur entretien/renouvellement (article R.4321-4 du Code du travail), tandis que le salarié sera tenu de les utiliser conformément à leur usage (article L.4122-1 du Code du travail).

La formation et la sensibilisation des agents d’entretien.

Informer, sensibiliser et former aux risques est un levier de prévention à part entière, au même titre que les équipements de protection collective et individuelle.

Les articles L.4141-1 et suivants du Code du travail imposent à l’employeur de fournir une formation à la sécurité adaptée au poste de travail de chacun. Pour les agents d’entretien travaillant dans le secteur du nettoyage industriel, nous recommandons en priorité :

  • La sensibilisation au risque chimique : savoir lire une étiquette de produit CLP (classification, étiquetage et emballage) ainsi qu’une fiche de données de sécurité (FDS), en particulier la rubrique des numéros utiles en cas d’intoxication.

  • Les bons gestes à respecter : doser les produits à l’aide des systèmes prévus et ne jamais mélanger deux produits entre eux pour quelque raison que ce soit (ex : eau de Javel et détartrant).

  • La formation gestes et postures (PRAP, prévention des risques liés à l’activité physique) pour adopter les bonnes positions de travail et les bonnes postures de manutentions afin de limiter les troubles musculo-squelettiques.

  • La prise en main des machines et du matériel ergonomique (ex : balai serpillière électrique, matériel à manche télescopique) pour réduire les efforts à la source.

  • La prévention des chutes de plain-pied et de hauteur (ex : marquage de toute zone venant d’être lavée, utilisation de matériel dédié au travail en hauteur uniquement, jamais de mobilier de bureau type chaise ou table).

  • La conduite à tenir en situation de travail isolé, avec l’établissement d’une procédure d’alerte et la fourniture d’un moyen de communication / d’alerte (ex : téléphone portable, homme mort DATI, etc.).

À cela peut s’ajouter la formation SST (sauveteur secouriste du travail) : elle permet à un agent d’apprendre les gestes utiles en cas d’accident, que ce soit pour lui ou pour les autres.

Ces actions devront être tracées dans le passeport de prévention prévu à l’article L.4141-5 du Code du travail, qui recense les attestations et certifications acquises par chaque salarié.

Quand mettre à jour le document unique de votre entreprise de nettoyage.

Un document unique n’est jamais acquis à vie. Il se met à jour au moins une fois par an dans les entreprises de onze salariés et plus, ainsi qu’à chaque évolution notable de l’entreprise quel que soit l’effectif.

L’article R.4121-2 du Code du travail prévoit la mise à jour du document unique dans trois cas de figure :

  • Pour les entreprises de nettoyage industriel d’au moins onze salariés : au minimum une mise à jour par an.

  • Pour toute entreprise de nettoyage industriel : lors de tout changement important (ex : nouveau produit, nouvelle machine, nouveau site ou type de prestation).

  • Pour toute entreprise de nettoyage industriel : dès qu’une nouvelle information sur un risque jusque-là absent du document unique est portée à la connaissance du chef d’entreprise (ex : après un accident).

Comme notre document unique nettoyage industriel est au format Excel, les mises à jour se font très rapidement. Notre guide dédié à la mise à jour du document unique détaille la marche à suivre.

Faire de ce document unique le moteur de l’amélioration continue de la sécurité dans votre entreprise de nettoyage.

Dans l’entreprise, un document unique n’est utile que par les actions de prévention des risques qu’il met en place sur le terrain. Pour cela, la planification est un outil incontournable.

À partir de cinquante salariés, l’article L.4121-3-1 du Code du travail impose que l’évaluation des risques aboutisse à un programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail (PAPRIPACT). En dessous de ce seuil, l’entreprise de nettoyage industriel consigne simplement dans le document unique une liste des actions de prévention des risques.

Chez Document Unique Facile, nous sommes convaincus que la planification est un outil extrêmement utile pour passer à l’action. C’est pourquoi chacun de nos documents uniques intègre un calendrier de type PAPRIPACT (libre à vous de l’utiliser ou non si votre entreprise emploie moins de cinquante salariés).

Chaque mesure de prévention des risques reçoit ainsi une échéance de mise en place ou de renforcement. En cas de contrôle de l’inspection du travail, ce calendrier démontre qu’une démarche de prévention est en place dans l’entreprise et que vous assumez, en tant que chef d’entreprise, votre rôle de garant de la santé et de la sécurité de vos salariés. Notre page sur l’évaluation des risques professionnels et notre guide de rédaction du document unique approfondissent cette méthode de planification de la prévention des risques professionnels.

FAQ sur le document unique pour le nettoyage industriel.

C’est quoi le document unique pour une entreprise ?

Le document unique (ou DUERP) est le document dans lequel l’employeur consigne, unité de travail par unité de travail, les risques qui pèsent sur la santé et la sécurité de ses salariés. Il sert ensuite de base au plan de prévention.

Le document unique est-il obligatoire pour mon entreprise de nettoyage industriel ?

Oui, dès qu’il y a un salarié, ce qui est le cas dans la plupart des entreprises de nettoyage industriel. Seul l’agent qui travaille réellement seul, sans aucun salarié, en est dispensé.

Quel est le rôle du document unique dans mon entreprise de nettoyage industriel ?

Il recense les dangers propres au métier (ex : risque chimique, TMS, chutes, travail isolé…), en mesure la gravité et sert de base pour planifier les actions de prévention.

Qui doit établir le document unique de mon entreprise de nettoyage industriel ?

La responsabilité revient à l’employeur. Il peut le rédiger lui-même s’il en a les compétences, ou en confier la réalisation à un professionnel compétent enregistré IPRP.

Comment rédiger le document unique de mon entreprise de nettoyage industriel ?

En quatre temps : découper l’activité en unités de travail, recenser les dangers de chacune, coter chaque risque (notre méthode utilise l’occurrence, la gravité, la fréquence et la maîtrise), puis définir les mesures de prévention adaptées.

Qui peut consulter le document unique de mon entreprise de nettoyage industriel ?

Vos salariés et le CSE, le médecin du travail, l’inspection du travail et les agents de prévention de la CARSAT. Un ancien salarié peut aussi le demander pour sa période d’activité dans l’entreprise.

Où stocker le document unique de mon entreprise de nettoyage industriel ?

Où vous voulez dans l’entreprise, tant que cela reste facilement consultable, que ce soit sur papier ou au format numérique. Chaque version est à conserver au moins quarante ans pour garder la traçabilité des expositions (ex : produits chimiques, agents biologiques).

À quelle fréquence dois-je mettre à jour le document unique de mon entreprise de nettoyage industriel ?

Chaque année à partir de onze salariés, et, quel que soit l’effectif, à chaque changement notable (ex : nouveau produit, nouvelle machine) ou dès qu’un nouveau risque apparaît.

Qui doit mettre à jour le document unique de mon entreprise de nettoyage industriel ?

L’employeur en reste responsable. Faute de compétences en interne, il peut s’appuyer sur un professionnel compétent enregistré IPRP. Le format Excel de nos documents uniques rend ces mises à jour rapides, sans devoir tout reprendre de zéro, contrairement au format PDF proposé ailleurs.

Téléchargement du document unique pour nettoyage industriel gratuit.

Notre modèle de document unique gratuit dédié au nettoyage industriel est disponible ci-dessous. Il reprend la même trame que notre document unique nettoyage industriel déjà complété, soit :

  • Une page de couverture illustrée adaptée au nettoyage industriel.

  • Une page d’informations sur l’entreprise.

  • Une présentation de la méthode d’évaluation des risques utilisée.

  • Une section d’évaluation des risques professionnels.

  • Une section de prévention des risques professionnels, assortie d’un calendrier de planification.

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