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Document unique Station service :
guide et modèle à télécharger

Photo de Thony Maufay

Rédigé par : Thony Maufay, ingénieur sécurité au travail – IPRP - Créateur de Document Unique Facile.

Date de rédaction : 21 Août 2026.

Le métier d’employé de station-service réunit des facteurs de risques que l’on retrouve rarement ailleurs : des carburants classés cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR), une zone de distribution traversée en permanence par des véhicules, et des vapeurs d’hydrocarbures pouvant former des atmosphères explosives. Les essences sans plomb 95 et 98 peuvent renfermer jusqu’à 1 % de benzène, un cancérogène avéré (mention H350) selon la fiche toxicologique de l’INRS. À ces expositions s’ajoutent les chutes de plain-pied sur sols gras, deuxième cause d’accident du travail en France tout secteur d’activité confondu avec plus de 100 000 cas recensés chaque année, toujours selon l’INRS.

Devant un tel éventail de risques, le document unique est l’outil qui doit permettre de les recenser, de les hiérarchiser du plus grave au moins grave, et de déclencher les actions de prévention permettant de faire baisser les accidents du travail et les maladies professionnelles de vos employés.

Ce guide détaille à partir de quand le document unique devient obligatoire pour toute station-service et comment le structurer. Pour cela, nous vous présenterons les choix que nous avons nous-mêmes retenus pour concevoir notre propre document unique déjà rempli pour stations-service, à télécharger ici.

À partir de quand une station-service doit-elle avoir un document unique ?

Dès qu’une station-service emploie au moins un salarié, et quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, apprentissage, intérim), le gérant de cette station service doit avoir un document unique.

Le Code du travail impose cela via deux articles distincts : l’article L.4121-3, qui oblige l’employeur à évaluer les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs, et l’article R.4121-1 qui impose d’inscrire cette évaluation des risques dans un document unique. Même lorsque la réalisation du document unique est confiée à un prestataire, le gérant de la station service en reste le seul responsable légal : d’où l’intérêt de se faire accompagner par un professionnel compétent enregistré IPRP.

Une station-service dépourvue de document unique, ou qui ne l’actualise pas, s’expose à une contravention de 5e classe (R.4741-1). Mais le vrai danger est ailleurs : si un salarié développe une maladie professionnelle (par exemple un cancer lié à une exposition prolongée aux carburants) ou se blesse gravement au travail, l’absence d’évaluation des risques rend le gérant coupable d’une faute inexcusable aux yeux de la loi. Portée devant le conseil de prud’hommes, cela peut se traduire par de lourdes indemnités, susceptibles de mettre la station service en grande difficulté financière voire en péril.

Notre choix des unités de travail pour ce document unique station-service.

Une unité de travail est un regroupement de tâches au travail qui exposent les travailleurs à des risques similaires. Pour notre document unique station-service, nous avons découpé l’activité en cinq unités de travail, par zone de travail plutôt que par tâche (ce qui évite les répétitions, et permet d’affiner l’analyse des risques), pour un total de 24 situations à risque couvrant l’ensemble de l’activité, de l’aire de distribution jusqu’à la boutique. Voici, pour chaque unité, les principaux dangers et risques que nous avons identifiés.

Sur l’aire de la station-service

C’est le cœur de l’activité : accueillir les usagers, faire le plein des véhicules, réceptionner les livraisons de carburant (dépotage) et surveiller l’aire de la station. C’est l’unité de travail la plus dense en dangers, et celle avec les risques potentiels les plus graves.

  • Contact et inhalation des carburants : servir du carburant ou nettoyer un pistolet met la peau en contact avec des hydrocarbures et conduit à inhaler des vapeurs. À court terme, cela provoque irritations, rougeurs et maux de tête ; à long terme, ces produits classés CMR peuvent provoquer des cancers. Ce danger signature du travail en station service sera développé plus loin dans cet article.

  • Chutes de plain-pied : l’aire de la station service est régulièrement souillée par des projections de gasoil, d’essence, d’eau, voire d’huile moteur qui rendent les sols glissants. Une glissade peut entraîner une chute de plain pied avec à la clé contusions, entorses (notamment de la cheville) ou plaies. Les risques sont accrus par temps de pluie, de neige ou de verglas.

  • Percussion par un véhicule : les salariés évoluent au milieu de véhicules qui manœuvrent sur le parking et de camions-citernes durant les dépotages de carburants. Une mauvaise visibilité (ex : nuit, brouillard, pluie) augmente les risques d’être heurté, avec des conséquences potentiellement graves voire mortelles.

  • Incendie et explosion : la distribution de carburant, mais surtout le dépotage, libèrent des vapeurs d’hydrocarbures qui mêlées à l’air forment une atmosphère explosive. La présence d’étincelle ou d’un point chaud peut alors déclencher un départ de feu voire une explosion. Ce danger étroitement lié au métier fera l’objet d’un développement dédié plus loin dans cet article.

  • Travail en extérieur : l’aire de distribution des carburants est à ciel ouvert. En conséquence, le personnel subit donc le froid en automne hiver, la chaleur au printemps été, ainsi que l’humidité et les intempéries tout au long de l’année. Cela augmente la fatigue, le refroidissement du corps et conduit à un inconfort au travail.

Contact avec les clients

Cette unité couvre la relation avec les usagers : accueil, encaissement, gestion des files d’attente et des réclamations.

  • Agressions verbales : une file d’attente un peu longue, un paiement refusé, ou un litige sur le prix payé en caisse peuvent dégénérer en altercation. Répétées, ces tensions pèsent sur le moral et tendent à laisser des séquelles psychologiques (stress, anxiété, lassitude, troubles du sommeil).

  • Agressions physiques : plus rarement, un différend verbal peut basculer dans la violence (bousculade, coup). Au-delà des blessures éventuelles, ces agressions laissent des séquelles psychologiques durables (anxiété, peur au travail, insomnie).

  • Charge mentale : le flux continu des clients, la gestion simultanée de l’encaissement et de la surveillance de la piste, la rencontre de clients mécontents, participent à l’entretien d’un stress qui peut conduire à de la lassitude au travail et dans les cas extrêmes, à de l’épuisement professionnel sur le long terme.

Vente au comptoir

Cette unité regroupe le travail en boutique : tenue de la caisse, encaissement, mise en rayon et gestion des espèces.

  • Vol à main armée : une station-service manipule de l’argent liquide, et reste souvent ouverte tard le soir. Elle constitue donc une cible de braquage idéale. En cas de vol, au-delà du risque de blessure, une agression à main armée provoque un choc psychologique souvent durable (état de stress post-traumatique).

  • Manutention et réassort : réceptionner et ranger les marchandises de la boutique (boissons, nourritures, accessoires automobiles) impose de porter et de soulever des cartons de charges qui sollicitent le dos et peuvent provoquer des lombalgies.

  • Station debout prolongée : rester debout durant de longues heures derrière le comptoir, en effectuant peu de déplacements, favorise les douleurs lombaires, la sensation de jambes lourdes (varices) et les troubles circulatoires.

  • Travail sur écran : l’usage prolongé de matériel informatique (caisse enregistreuse, ordinateur) pour l’encaissement des paiements fatigue la vue et sollicite les poignets, favorisant l’émergence du syndrome du canal carpien.

  • Travail de nuit et horaires décalés : de nombreuses stations services ouvrent tôt, tard, ainsi qu’en continu. Le travail nocturne et des horaires décalés perturbent le sommeil, favorisent la fatigue chronique et constituent des facteurs de pénibilité reconnus.

Nettoyage des locaux

Cette unité couvre l’entretien de la boutique, des sanitaires, de la piste et des équipements.

  • Produits d’entretien : l’usage de détergents et de dégraissants irrite la peau par contact cutané et les voies respiratoires par inhalation. Ne pas porter de gants lors de leur utilisation et ne pas aérer les locaux sont deux facteurs aggravant l’exposition aux risques.

  • Chutes de plain-pied : des sols mouillés lors du nettoyage, en boutique comme sur l’aire de service en carburant, multiplient les risques de glissades, de pertes d’équilibre, et de chuter de plain pied.

  • Manutention : déplacer les bidons de produits et le matériel de nettoyage (ex : nettoyeur haute pression) sollicite le dos et les articulations. Il peut en résulter des lombalgies.

Environnement de travail

Cette unité de travail regroupe les risques liés aux locaux, aux installations et à l’ambiance générale dans laquelle évoluent les salariés.

  • Bruit : la circulation de véhicules, les compresseurs et, quand il y en a, les pistes / rouleaux de lavage génèrent un bruit de fond permanent qui génère de la fatigue mentale, participant à une perte de vigilance et augmentant la probabilité de se blesser via d’autres sources de risques.

  • Ambiance thermique : entre l’aire extérieure exposée au froid et aux fortes chaleurs, et l’intérieur de la boutique, chauffée voire climatisée, les alternances de température fatiguent l’organisme et augmentent les risques de tomber malade.

  • Risque électrique : l’usage des équipements électriques expose à des risques d’électrisation, voire d’électrocution en cas d’installation défectueuse (disjoncteur différentiel 30mA défaillant) ou de matériel défectueux (ex : câble abîmé avec le cuivre apparent).

  • Incendie et explosion : le stockage de carburants en cuves et la présence de vapeurs génèrent des risques importants de départ de feu, d’incendie voire d’explosion. Ce danger sera développé dans une partie dédiée au cours de cet article.

L’exposition aux carburants et aux vapeurs d’hydrocarbures, principaux risques chimiques en station-service.

En station-service, le risque chimique le plus important vient des carburants eux-mêmes : essence, gazole et GPL sont des hydrocarbures dont plusieurs composants sont classés cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR).

Les salariés y sont exposés par deux voies différentes. Par contact cutané tout d’abord, lorsqu’ils font les pleins des clients, lors du nettoyage des pistolets de la station, voire en cas de débordement sur la piste : les carburants dégraissent la peau et provoquent des dermatoses ainsi que de l’eczéma. Le gazole, classé cancérogène de catégorie 2 (mention H351), peut contenir des hydrocarbures aromatiques polycycliques. En cas d’exposition cutanée répétée, il participe à l’émergence de cancers de la peau (source : Combustibles et carburants pétroliers (ED 989) de l’INRS). La deuxième voie d’exposition est celle par inhalation : les vapeurs d’essence contiennent du benzène (1 % au plus), cancérogène avéré (H350), mutagène (H340), et pour lequel il existe une valeur limite d’exposition professionnelle : 1 ppm (source : fiche toxicologique FT 49 de l’INRS). Le dépotage constitue le moment où l’exposition à ces vapeurs est la plus importante.

 

La prévention de l’exposition aux carburants et aux vapeurs de produits chimiques intégrée dans notre document unique repose sur plusieurs axes, à mettre en place dans cet ordre :

  1. Capter les vapeurs à la source et limiter les contacts avec les hydrocarbures : s’équiper d’un système de récupération des vapeurs d’hydrocarbures (au dépotage comme à la distribution), imposé par la réglementation ICPE, et éviter tout contact direct avec les carburants.

  2. Stocker convenablement et organiser la sécurité autour des produits chimiques : ventiler les lieux de stockage, conserver les produits dans leurs contenants (fermés et étiquetés), sur bacs de rétention pour les gros volumes, et demander aux fournisseurs les fiches de données de sécurité (FDS) de tous les produits (obligation encadrée par l’article R.4412-1 et suivants du Code du travail relatifs aux agents chimiques dangereux).

  3. Protéger et suivre les salariés : fournir des EPI adaptés (gants de protection chimique, lunettes) et assurer le suivi médical pour les salariés exposés aux hydrocarbures (agents CMR).

Capter les polluants à la source et renouveler l’air ambiant dans les locaux s’avérera toujours plus efficace que de porter un masque de protection, comme le rappelle Officiel Prévention. Le dépliant « Les vapeurs d’essence sont nocives pour votre santé (ED 872) » de l’INRS peut être un bon support d’information pour sensibiliser les équipes aux risques liés aux hydrocarbures.

Le risque d’incendie et d’explosion (ATEX) en station-service.

Une station-service stocke et manipule des produits très inflammables : leurs vapeurs se mélangent à l’air pour former des atmosphères explosives (ATEX), susceptibles de s’enflammer à la moindre étincelle ou en présence de point chaud. C’est l’un des risques les plus importants du métier.

Une explosion suppose la réunion simultanée de trois éléments : un combustible (les vapeurs d’hydrocarbures), un comburant (l’oxygène de l’air) et une source d’inflammation (étincelle, flamme, surface chaude, électricité statique). Supprimer un seul de ces éléments permet d’écarter le danger puisque la réaction d’inflammation ne peut alors plus se produire. En milieu professionnel, les explosions sont beaucoup plus fréquentes qu’on ne le pense : selon l’INRS, une explosion se produit chaque jour en moyenne en France. Dans les stations-services, le dépotage reste l’opération la plus à risque, suivi par la distribution du carburant.

La réglementation impose à l’exploitant de délimiter les emplacements où une atmosphère explosive peut se former (le zonage ATEX : zones 0, 1 et 2 pour les gaz et vapeurs) et de consigner cette analyse dans un document relatif à la protection contre les explosions (DRPCE). Point essentiel : ce document s’ajoute au document unique d’évaluation des risques, comme le précise l’article R.4227-52 du Code du travail. L’article R.4227-44 fixe par ailleurs l’ordre de priorité des mesures à prendre.

La prévention des risques d’incendie et d’explosion intégrée dans notre document unique repose sur plusieurs axes, à mettre en place dans cet ordre :

  1. Empêcher la formation d’atmosphères explosives : maintenir l’étanchéité des cuves et autres points de l’installation (ex : pistolet), aspirer les vapeurs, et ventiler efficacement les emplacements où elles peuvent se concentrer.

  2. Supprimer les sources d’inflammation : n’utiliser que du matériel conforme (marquage « Ex »), interdire de fumer et de téléphoner sur l’aire de service, toujours relier le camion-citerne à la terre durant les dépotages (pour se protéger de l’électricité statique) et enfin, n’autoriser aucun travail par point chaud sans avoir donné un permis de feu où l’ensemble des risques auront été préalablement pris en compte.

  3. Se tenir prêt en cas de départ de feu : disposer d’extincteurs adaptés et facilement / rapidement accessibles, de moyens d’alerte fonctionnels (ex : smartphone), et former le personnel aux consignes d’évacuation.

Les EPC et EPI indispensables en station-service.

En prévention des risques, on agit d’abord sur la source du danger, puis par la mise en place de protections collectives (EPC), et enfin par la mise en place de protections individuelles (EPI), et toujours dans cet ordre, selon l’article L.4121-2 du Code du travail.

Les protections collectives qui nous paraissent indispensables pour toute station-service sont :

  • Un système de récupération des vapeurs d’hydrocarbures au dépotage et à la distribution, complété d’une bonne ventilation des lieux concernés.

  • Du matériel électrique conforme aux zones ATEX (marquage « Ex ») sur l’aire de service et à proximité des cuves de stockage de carburants.

  • Une séparation des flux piétons / véhicules, un balisage clair (ex : sens de circulation) et l’instauration d’une limite de vitesse (ex : panneau) dans toute la station service.

  • Dans l’espace boutique, des revêtements de sol antidérapants, maintenus propres, et un éclairage correct de l’aire de distribution pour la nuit.

  • Des extincteurs adaptés aux feux d’hydrocarbures, en nombre suffisant, rapidement et facilement accessibles, ainsi que des moyens d’alerte (ex : smartphone) fonctionnels.

Les protections individuelles qui nous paraissent indispensables pour toute station-service sont :

  • Des gants de protection contre les risques chimiques pour la manipulation des carburants et produits (Type EN ISO 374) et des gants contre les risques mécaniques pour la manutention (Type EN388).

  • Des chaussures de sécurité à semelle antidérapante contre les chutes de plain-pied sur sols gras (Type EN ISO 20345, S3).

  • Des vêtements de travail de haute visibilité pour évoluer en sécurité sur l’aire de distribution de carburant (Type EN ISO 20471).

  • Des vêtements de travail antistatiques adaptés aux zones ATEX, notamment pour les opérations de dépotage.

  • Des lunettes de protection à porter pour se protéger d’éventuelles projections de carburant ou de produits chimiques (Type EN166).

  • Des vêtements chauds et imperméables pour le travail en extérieur par mauvais temps.

L’employeur doit fournir ces équipements et veiller à leur entretien (R.4321-4). Le salarié est tenu de les utiliser conformément à leur usage (L.4122-1).

La formation et la sensibilisation des employés de station-service.

Former, informer et sensibiliser aux risques est un moyen de prévention à part entière, au même titre que fournir des équipements de protection collectifs et des équipements de protection individuels. Les articles L.4141-1 et suivants du Code du travail imposent à l’employeur de donner une formation à la sécurité adaptée au poste de chacun des salariés. Pour une station-service, nous recommandons en priorité :

  • La sensibilisation au risque chimique : savoir lire les étiquettes de produits et leurs pictogrammes, savoir lire les fiches de données de sécurité (notamment la partie des numéros utile à contacter en cas d’inhalation / intoxication) et connaître les bonnes pratiques permettant de se protéger des CMR.

  • La formation au risque ATEX et à la procédure de dépotage : mise à la terre du camion, interdiction stricte de toute source d’inflammation (ex : flamme de briquet, cigarette, usage du téléphone), conduite à tenir en cas de risques immédiats (évacuation).

  • La formation incendie et la manipulation des extincteurs adaptés en cas de départ de feu à proximité de carburants.

  • La formation gestes et postures (PRAP) pour limiter les risques liés aux manutentions manuelles durant la réception de marchandises et le réassort de la boutique.

  • La sensibilisation à la gestion des incivilités et la conduite à tenir en cas de braquage, pour réduire les risques d’agressions.

À cela peut s’ajouter la formation SST (Sauveteur Secouriste du Travail) qui permettra de disposer d’un secouriste sur place en cas d’accident.

Ces actions devront être tracées dans le passeport de prévention prévu par l’article L.4141-5 du Code du travail, qui recense les attestations et certifications obtenues par chaque salarié.

Quand mettre à jour le document unique de votre station-service.

Un document unique n’est pas figé. Il doit être révisé au moins une fois par an dans les stations services employant onze salariés et plus, et à chaque évolution marquante, quels que soient ses effectifs.

L’article R.4121-2 du Code du travail distingue trois situations qui déclenchent une mise à jour :

  • Pour les entreprises d’au moins onze salariés : une révision au minimum une fois par an.

  • Pour toute station service : lors de tout aménagement important (par exemple le lancement d’une nouvelle activité tel que le lavage automobile).

  • Pour toute station : dès qu’une nouvelle information sur un risque jusque-là absent du document est connue de l’exploitant de la station service.

Notre document unique station-service étant au format Excel, ces mises à jour se font très rapidement. La procédure complète est détaillée dans notre guide dédié à la mise à jour du document unique.

Faire de ce document unique le moteur de l’amélioration continue de la sécurité de votre station-service.

Un document unique n’a de valeur que si les actions de prévention qu’il contient sont réellement mises en œuvre sur le terrain. Planifier ces mesures constitue pour cela un outil particulièrement efficace.

Au-delà de cinquante salariés, l’article L.4121-3-1 du Code du travail impose que l’évaluation des risques débouche sur un programme annuel de prévention des risques et d’amélioration des conditions de travail (PAPRIPACT). En dessous de ce seuil, la station se contente de consigner dans le document unique la liste des actions de prévention retenues.

Chez Document Unique Facile, nous pensons que planifier la mise en place de ces actions de prévention des risques permet de passer plus facilement à l’action. C’est pourquoi chacun de nos documents uniques intègre un calendrier de type PAPRIPACT, où chaque mesure de prévention peut recevoir une échéance de mise en place sur le terrain (libre à vous de ne pas utiliser ce calendrier si vous employez moins de cinquante salariés). Mais le jour où l’inspection du travail contrôle votre entreprise, ce calendrier prouve qu’une démarche de prévention des risques y est bien à l’œuvre. Notre page sur l’évaluation des risques professionnels et notre guide de rédaction du document unique approfondissent ces points.

FAQ sur le document unique pour une station-service.

C’est quoi le document unique pour une entreprise ?

Le document unique, ou DUERP, est le document dans lequel l’employeur consigne les risques qui pèsent sur la santé et la sécurité de ses salariés. Il sert ensuite de base au plan de prévention.

Le document unique est-il obligatoire pour ma station-service ?

Oui, dès le premier salarié embauché et quel que soit son contrat. Seul l’exploitant qui travaille absolument seul, sans aucun salarié, en est dispensé.

Quel est le rôle du document unique dans ma station-service ?

Il dresse l’inventaire des dangers du site (carburants, explosion, chutes, agressions, circulation…), en évalue la gravité et sert à programmer les actions de prévention.

Qui doit établir le document unique de ma station-service ?

La responsabilité incombe à l’exploitant. Il le rédige lui-même s’il en a les compétences, ou à défaut en confie la réalisation à un professionnel compétent et donc enregistré IPRP.

Comment rédiger le document unique de ma station-service ?

En quatre étapes : découper l’activité en unités de travail, recenser les dangers de chacune, évaluer chaque risque (notre méthode s’appuie sur l’occurrence, la gravité, la fréquence et la maîtrise), puis définir les mesures de prévention adaptées.

Qui peut consulter le document unique de ma station-service ?

Vos salariés et le CSE, le médecin du travail, l’inspection du travail et les agents de prévention de la CARSAT. Un ancien salarié peut aussi le demander pour la période où il était en poste dans votre station service.

Où stocker le document unique de ma station-service ?

Dans l’entreprise, à l’endroit de votre choix tant qu’il reste facilement consultable sur demande par le personnel, que ce soit sur papier ou au format numérique. Chaque version doit être conservée au moins quarante ans, pour pouvoir retracer les expositions professionnelles (notamment aux agents chimiques CMR).

À quelle fréquence dois-je mettre à jour le document unique de ma station-service ?

Chaque année à partir de onze salariés, et, quel que soit l’effectif, à chaque changement notable (par exemple le lancement d’une nouvelle activité tel que le lavage automobile) ou dès qu’un nouveau risque apparaît.

Qui doit mettre à jour le document unique de ma station-service ?

Le gérant de la station service en reste le seul responsable. Faute de compétences en interne, il devrait s’appuyer sur un professionnel compétent (enregistrement IPRP). Le format Excel de nos documents uniques rend les mises à jour rapides, sans devoir tout reprendre de zéro, contrairement au format PDF proposé ailleurs.

Téléchargement du document unique pour station-service gratuit.

Notre modèle de document unique dédié aux stations-service est disponible au téléchargement ci-dessous. Il reprend la même trame que notre document unique station-service déjà complété, soit :

  • Une page de couverture illustrée pour station-service.

  • Une page d’informations sur la station-service.

  • Une présentation de la méthode d’évaluation des risques utilisée.

  • Une section d’évaluation des risques professionnels.

  • Une section de prévention des risques professionnels, assortie d’un calendrier de planification.

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