Document unique Camping :
guide et modèle à télécharger
Rédigé par : Thony Maufay, ingénieur sécurité au travail – IPRP - Créateur de Document Unique Facile.
Date de rédaction : 28 Août 2026.
Les tâches effectuées au sein d’un camping sont probablement parmi les plus diversifiées de ce que l’on peut retrouver au sein d’un seul secteur d’activité du monde du travail : nettoyer des blocs sanitaires, tondre des pelouses, tailler des haies, caler des mobil-homes, s’occuper du traitement de l’eau de la piscine, solutionner des problèmes en rapport avec l’eau et l’électricité, accueillir des vacanciers, gérer les réservations, l’encaissement, s’occuper de potentiels problèmes relationnels entre vacanciers, jour après jour, tous les jours.
Cette diversité de tâches que peuvent faire les employés est une constituante très particulière du secteur de l’hôtellerie de plein air. D’un côté cela rend les journées de travail particulièrement variées, jamais monotones, ce qui fait que le secteur est particulièrement attrayant pour les personnes ayant horreur du travail routinier, mais de l’autre, cela expose à un plus grand éventail de dangers et de risques professionnels. Les risques les plus fréquents que l’on rencontre au sein des campings sont notamment les chutes de plain-pied sur les sols des blocs sanitaires (majorées lorsqu’ils sont mouillés, c’est-à-dire très souvent), la nécessité d’accéder à des zones situées en hauteur (ex : élagage des arbres, nettoyage d’auvents ou de toits de mobil-home), l’usage de machines de coupe (ex : tondeuse autoportée, débroussailleuse, voire tronçonneuse), la manipulation de produits chimiques concentrés pour le traitement de l’eau de la piscine, les risques de heurt voire d’écrasement par des véhicules en circulation (notamment sur les plus petits chemins du camping avec peu de visibilité), mais aussi la possibilité d’être victime d’incivilités voire d’agressions, principalement verbales mais aussi possiblement physiques, au contact des vacanciers.
Les chiffres d’accidentologie du secteur permettent de chiffrer tout cela avec précision. En France, dans les campings, ce sont les chutes de plain-pied qui sont à l’origine de 35 % des accidents de travail, soit plus d’un accident sur trois ! Viennent ensuite les manutentions manuelles (19 %) puis les chutes de hauteur (14 %). Les lésions touchent principalement les membres inférieurs (33 %), puis les doigts et les mains (17 %) et le dos (17 %) (données du Service de Santé au Travail de la Région Nantaise et de la CNAMTS).
Pour diminuer ces chiffres, le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) est l’outil de référence. Son rôle est de recenser les dangers présents dans votre camping, d’évaluer les risques qui en découlent, et de détailler les différentes mesures de prévention à mettre en place. Dans cet article, nous allons vous présenter les unités de travail, les dangers identifiés, la présentation détaillée de trois risques « signature » du secteur, les équipements de protection et les formations utiles que nous avons retenus pour notre propre document unique camping, déjà complété, que vous pouvez retrouver en téléchargement ici.
À partir de quand un camping doit-il avoir un document unique ?
Dès qu’un camping emploie au minimum un salarié, et quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, saisonnier, apprentissage, stage hors stage d’observation), il doit posséder un document unique d’évaluation des risques professionnels.
L’article L.4121-3 du Code du travail impose à l’employeur d’évaluer les risques qui pèsent sur la santé et la sécurité de ses salariés. L’article R.4121-1 l’oblige ensuite à consigner le résultat de cette évaluation dans un document unique. Dans ce contexte, la définition de « travailleur » recouvre toute personne placée sous l’autorité de l’employeur, ce qui inclut les contrats courts, les saisonniers, les apprentis, les stagiaires, etc. Tous les autres facteurs possibles et imaginables (nombre d’emplacements, classement du nombre d’étoiles, durée d’ouverture annuelle, etc.) n’entrent pas en ligne de compte. Un exploitant d’hôtellerie de plein air qui exercerait absolument seul, sans aucun salarié, ne serait pas concerné par cette obligation.
Cette obligation d’avoir un document unique s’applique aux campings, mais aussi à tous les autres secteurs d’activité : la seule différence est que les dangers à recenser ne sont pas les mêmes d’un secteur à un autre.
Il est bien entendu possible de confier la rédaction de son document unique à un tiers (ex : consultant, entreprise extérieure), mais cela ne transfère pas la responsabilité légale du chef d’entreprise : il en demeure le seul responsable aux yeux de la loi. C’est pour cela qu’il est préférable de s’appuyer sur un professionnel compétent, et donc enregistré IPRP, comme Document Unique Facile.
L’absence de document unique est sanctionnée par l’article R.4741-1 du Code du travail, qui prévoit une contravention de 5e classe (1 500 euros, portés à 3 000 euros en cas de récidive), appliquée autant de fois qu’il y a de salariés concernés. Mais certaines situations peuvent être bien pires pour un chef d’entreprise que de recevoir une simple amende. Prenons le cas d’un accident grave, issu d’un risque pour lequel il n’y a jamais eu de mesure de prévention, ou pire, l’absence totale de document unique dans l’entreprise. Aux yeux de la justice, cela constitue une faute inexcusable de l’employeur. Devant le tribunal judiciaire, la sanction financière prononcée peut atteindre de tels montants qu’elle est susceptible de mettre le camping en faillite.
Notre choix des unités de travail pour ce document unique camping.
Avant d’évaluer les risques, il faut découper l’activité du camping en unités de travail. Une unité de travail est un regroupement de différentes tâches exercées au sein de l’entreprise, et qui exposent à des risques professionnels de même nature.
Pour notre document unique camping, nous avons retenu 6 unités de travail, avec un total de 51 situations à risque : le nettoyage des parties communes du camping, l’entretien des espaces verts du camping, la maintenance des infrastructures du camping, le bureau d’accueil du camping, l’environnement de travail et les locaux de travail. Ce découpage est basé sur les quatre types d’activité qui structurent la journée dans un camping, c’est-à-dire l’entretien des sanitaires et des hébergements, l’entretien des espaces verts, la maintenance technique des installations du camping, et la relation avec la clientèle. Deux unités de travail viennent en complément pour les dangers liés à l’environnement extérieur et au bâtiment / locaux de travail, qui concernent tous les salariés, quels que soient leurs postes.
Ce découpage transversal est fait de manière à pouvoir couvrir toute sorte de camping, aussi bien un petit terrain familial ouvert quatre mois par an qu’une structure disposant de plusieurs dizaines d’hébergements locatifs (si vous ne disposez pas de piscine, il est possible de supprimer l’unité de travail correspondante de notre document unique en quelques clics pour que celui-ci corresponde à votre camping). Comme un camping regroupe plusieurs activités très différentes les unes des autres, si vous souhaitez avoir accès à une documentation encore plus détaillée, nous vous rappelons que nous avons écrit des articles dédiés à l’hôtellerie, au paysagisme et à l’élagage.
Voici, pour chacune de ces unités de travail, les principaux dangers et risques que nous avons identifiés.
Nettoyage des parties communes du camping
Cette unité de travail couvre l’entretien des espaces communs du camping (ex : blocs sanitaires, douches, salles communes, etc.), la collecte des déchets et le ménage des hébergements locatifs entre deux séjours.
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Chutes de plain-pied sur sols mouillés : un bloc sanitaire est humide en permanence de par son utilisation par les vacanciers, et le nettoyage lui-même rend les sols glissants. Les risques de chuter de plain-pied sont présents lors de chaque tournée, et ils sont majorés si jamais le personnel travaille à la hâte pour que les douches soient disponibles avant l’affluence du matin, ou encore si les sols sont encombrés (ex : par du matériel de ménage). Les dommages qui peuvent en résulter sont des entorses, des fractures du poignet, et des traumatismes crâniens en cas de chute sur la tête.
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Produits d’entretien et de désinfection : les détergents alcalins, les détartrants acides et les désinfectants utilisés dans les sanitaires sont des agents chimiques dangereux au sens des articles R.4412-1 et suivants du Code du travail. Les risques d’intoxication et de brûlure chimique sont présents lors des dilutions et des pulvérisations en espace clos, et ils sont majorés si deux produits incompatibles sont mélangés (ex : eau de Javel et détartrant acide). Les dommages que cela peut engendrer sont des irritations respiratoires, des dermatoses des mains et des brûlures oculaires.
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Postures contraignantes et gestes répétitifs : le récurage des sanitaires, le nettoyage des cabines de douche imposent des flexions, des torsions du buste, et parfois du travail bras levés, répétés de nombreuses fois chaque jour. Les risques de développement de TMS (troubles musculosquelettiques) sont majorés en fonction de la cadence de travail. Les dommages les plus fréquemment provoqués sont des lombalgies, des tendinites au niveau des épaules et des hygromas des genoux (INRS, troubles musculosquelettiques).
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Manutention des chariots, des sacs et du linge : le chariot de ménage et les produits de nettoyage doivent être déplacés, portés, etc. Les risques de lombalgie et d’atteinte de l’épaule sont majorés si le local de stockage est éloigné des zones à nettoyer. Le port de charges est encadré par les articles R.4541-1 et suivants du Code du travail, l’article R.4541-9 précisant qu’un travailleur ne doit pas porter de charge supérieure à 55 kilogrammes, et que les femmes ne peuvent en aucun cas excéder 25 kilogrammes.
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Risques biologiques liés aux déchets et aux sanitaires : le personnel manipule des poubelles non triées, vide des cuvettes souillées et peut retrouver toute sorte d’objets dans les sacs poubelles (ex : objets tranchants comme des rasoirs usagés). Les risques d’infection sont majorés en pleine saison, lorsque les volumes de déchets sont plus importants. Les dommages que cela peut occasionner sont des infections après coupure ou piqûre, des gastro-entérites et des dermatoses.
Entretien des espaces verts du camping
Cette unité de travail couvre l’entretien de la végétation du site (ex : tonte des emplacements, taille des haies, élagage des arbres, désherbage, arrosage, etc.) ainsi que l’évacuation des déchets verts.
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Élagage et travaux dans les arbres : les arbres (nécessaires pour apporter de l’ombre sur les emplacements) sont indispensables à un camping, et leur entretien est souvent réalisé en interne pour des raisons de coût. Les risques de chuter de hauteur sont majorés si le moyen d’accès à l’arbre est improvisé / inadapté (ex : échelle appuyée contre un tronc). Les dommages qui peuvent en résulter sont des fractures multiples, des traumatismes crâniens, voire le décès. Ce danger, signature du métier, fera l’objet d’un développement dédié.
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Machines de coupe et de tonte : tondeuse autoportée, débroussailleuse, taille-haie, tronçonneuse. Des risques de coupure et de happement existent surtout lors du débourrage, du changement de fil ou de lame et du nettoyage du carter, c’est-à-dire aux moments où l’on s’approche le plus des organes en rotation des machines. Ceux où une partie du corps est happée par la machine sont ceux qui laissent les séquelles les plus lourdes : coupures profondes, sections tendineuses voire amputations de doigts.
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Projections lors de la tonte et du débroussaillage : un camping est un terrain fréquenté où peuvent traîner au sol divers objets, notamment des sardines de tente, mais possiblement aussi des cailloux (ex : issus de jeux d’enfants). Lors de l’entretien, les risques de projection concernent en premier lieu les opérateurs, mais aussi les vacanciers présents à proximité, une pierre pouvant être projetée à plusieurs mètres. Les principaux dommages possibles sont des plaies, des atteintes oculaires voire des fractures.
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Bruit des machines thermiques : la débroussailleuse, le souffleur et la tronçonneuse exposent à des niveaux de bruit élevés pendant plusieurs heures d’affilée. Les risques sont majorés si la tonte se fait dans la précipitation, avant les arrivées du samedi, car c’est dans ces conditions de travail que les travailleurs prennent généralement le moins de temps pour s’équiper convenablement et assurer leur sécurité. Les dommages que cela peut engendrer sont une surdité progressive et irréversible.
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Agents biologiques du milieu extérieur : le travail en extérieur expose aux piqûres de tiques, de bourdons, de guêpes ou encore d’abeilles (hyménoptères), nichant dans les haies et les abris, ainsi qu’aux plaies souillées par de la terre. Les risques sont plus élevés au printemps et en été, c’est-à-dire pendant la saison d’exploitation du camping. Les dommages qui peuvent en résulter sont la maladie de Lyme (principalement causée par les tiques), le tétanos (principalement causé par la terre souillée et les piqûres de végétaux) et des réactions allergiques parfois sévères après piqûre d’insectes.
Maintenance des infrastructures du camping
Cette unité de travail couvre l’entretien technique du site (ex : piscine et local technique, installation et déplacement des hébergements locatifs, réseaux d’eau et d’électricité, toitures des bâtiments, etc.) ainsi que les petits travaux de réparation réalisés en régie.
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Traitement de l’eau des piscines : le dosage du chlore, la régulation du pH et le lavage des filtres imposent de manipuler des produits concentrés dans des locaux parfois mal ventilés. Les risques d’intoxication sont les plus importants lors du remplissage des bacs et du changement de bidon de consommable (une erreur de produit peut également provoquer des dégagements gazeux). Les dommages qui en résultent sont des irritations respiratoires, des brûlures chimiques, voire un œdème pulmonaire. Ce danger, qui est également un danger signature du métier, fera lui aussi l’objet d’un développement dédié.
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Calage et déplacement des hébergements locatifs : les mobil-homes sont livrés, calés, remis à niveau et parfois déplacés au fil des réorganisations d’emplacement. Des risques d’écrasement existent lors de chacune de ces opérations, et ils sont majorés si les appuis des mobil-homes sont instables ou, pire, si un salarié s’engage sous un mobil-home en train d’être soulevé. Le principal dommage qui peut en résulter est l’écrasement, provoquant l’asphyxie puis la mort. Ce danger, également signature du secteur, fera lui aussi l’objet d’un développement dédié.
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Présence d’amiante dans les bâtiments anciens : beaucoup de blocs sanitaires et d’abris techniques construits avant 1997 sont couverts en plaques d’amiante-ciment. Les risques d’inhalation de fibres apparaissent dès qu’un matériau est percé, découpé ou nettoyé sous pression. Dans tous les cas, ne jamais intervenir sur ce type de couverture, faire appel à une entreprise certifiée.
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Conduite d’engins et de véhicules techniques : différents engins techniques sillonnent le camping durant la journée. Cela peut être des voiturettes de golf, des quads, des voitures particulières, avec ou sans remorque, voire des mini-chargeurs et même des Manitou / tracteurs (utilisés pour déplacer des caravanes par exemple). Les risques de renversement de ces engins sont majorés en marche arrière, à proximité de fossés et de talus. Les dommages qui peuvent en résulter sont des fractures, des traumatismes de la colonne vertébrale, voire le décès par écrasement sous l’engin.
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Stockage de produits chimiques : le chlore, les correcteurs de pH, les carburants et huiles moteur des machines thermiques et les produits d’entretien se retrouvent souvent dans le même local technique. Les risques tiennent au stockage de produits incompatibles entre eux dans le même espace, et à l’absence de bac de rétention. Dans tous les cas, ne jamais stocker des produits chlorés à côté de produits acides (dégagement de gaz irritant en cas de mélange).
Bureau d’accueil du camping
Cette unité de travail couvre la relation avec la clientèle du camping (ex : réservation, accueil des arrivants, permanence téléphonique, état des lieux, encaissement, gestion des réclamations, etc.).
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Incivilités et agressions verbales : un emplacement critiqué parce que trop petit ou trop éloigné des sanitaires, un temps d’attente jugé trop important à l’arrivée des vacanciers après un long périple en voiture, une piscine fermée le temps d’une analyse d’eau, un voisin bruyant ou un refus de remboursement pour mauvais temps peuvent suffire à déclencher des montées de ton de la part de certains clients. Les risques sont majorés les jours d’arrivée massive (le samedi le plus souvent), lorsque les temps d’attente s’allongent. Même si la responsabilité en cas d’agression est toujours à attribuer au client, le camping peut agir sur ces causes afin d’en diminuer la probabilité. Les dommages qui peuvent en résulter sont du stress, de l’anxiété et une dégradation de l’ambiance au travail (pour de plus amples informations, voir le dossier de l’INRS, stress au travail).
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Agressions physiques : plus rares que les agressions verbales, elles restent possibles si un litige dégénère, notamment pour des faits plus graves (ex : exclusion pour tapage nocturne, problèmes récurrents de comportement liés à des états d’ébriété). Les risques sont majorés si une seule personne tient l’accueil, en particulier en soirée. Pour le salarié concerné, il peut en résulter différents dommages : des contusions, des plaies, des fractures, ainsi qu’un traumatisme psychologique important (ex : stress, angoisse, perte de sommeil, perte d’appétit, perte de confiance en soi, dépression, etc.).
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Manipulation d’argent liquide et clôture de caisse : les paiements en argent liquide restent fréquents (ex : services annexes disponibles au sein du camping). Des risques de vol et d’agression existent donc. Ils sont principalement présents lors du comptage de la caisse en fin de journée (et dans une moindre mesure lors du transport des fonds, en particulier s’ils suivent toujours la même routine : même heure, même sac de transport, même itinéraire, etc.).
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Travail sur écran et position assise prolongée : le logiciel de réservation sur ordinateur et la messagerie électronique (gestion des e-mails) sont les compagnons quotidiens des journées de travail du réceptionniste. Les risques de développement de TMS sont majorés si le comptoir n’a pas été pensé en termes d’ergonomie pour les personnes qui y travaillent. Les dommages les plus fréquemment provoqués sont de la fatigue oculaire, des cervicalgies et des douleurs au niveau des trapèzes.
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Amplitude horaire et travail en soirée : l’accueil d’un camping ouvre tôt le matin et ferme tard le soir, sept jours sur sept (durant le cœur de la saison), avec possiblement des astreintes de nuit. Les risques sont majorés en cas d’enchaînement de semaines, sans véritable coupure de repos. Les dommages que cela peut occasionner sont une dette de sommeil, une baisse de vigilance et un épuisement professionnel (en fin de saison).
Environnement de travail
Cette unité de travail couvre les conditions générales dans lesquelles s’exercent tous les métiers du site (ex : météo, circulation, saisonnalité, organisation collective, etc.).
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Épisodes de chaleur intense (canicule) : un camping est un établissement de plein air dont la pleine saison coïncide avec les mois les plus chauds. Les risques concernent l’ensemble du personnel travaillant en extérieur, et dans des locaux non climatisés. Les dommages qui peuvent en résulter sont une déshydratation, des crampes, voire un coup de chaleur, qui constitue une urgence vitale. Depuis le 1er juillet 2025, les articles R.4463-1 à R.4463-8 du Code du travail imposent d’évaluer expressément les risques liés aux « épisodes de chaleur intense » (canicule) et de définir des actions de prévention des risques appropriées.
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Circulation des véhicules et co-activité avec les vacanciers : le personnel se déplace à pied, à vélo ou en voiturette sur des allées où manœuvrent des voitures (avec / sans caravane attelée) et des camping-cars conduits par des personnes qui découvrent parfois les lieux pour la première fois. Des risques de heurt et d’écrasement par des véhicules en circulation existent tout au long de la journée, et ils sont majorés les jours d’arrivée et de départ, ainsi que par mauvais temps (ex : orages violents). Les dommages qui peuvent en résulter sont des contusions, des fractures, voire le décès en cas de coincement contre un obstacle.
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Saisonnalité et renouvellement des équipes : un camping recrute chaque année de nouveaux saisonniers qui doivent être opérationnels en quelques jours, au moment où les encadrants sont eux-mêmes le plus occupés. Les risques sont les plus importants durant les deux premières semaines de travail, par manque de connaissance des lieux et du matériel. Les dommages sont ceux des autres risques, mais avec une probabilité d’accident supérieure.
Locaux de travail
Cette unité de travail couvre les bâtiments et espaces dédiés au personnel (ex : atelier technique, local technique de piscine, réserves, buanderie, local des produits d’entretien, vestiaires, salle de pause, etc.).
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Installations électriques du site : un camping comporte un tableau électrique général, des réseaux enterrés, des bornes d’emplacement, un éclairage extérieur et des coffrets électriques soumis à l’humidité (et parfois à des chocs en cas de manœuvres malencontreuses des vacanciers). Les risques sont notamment présents lors des réenclenchements de disjoncteurs, et des dépannages (nécessité d’avoir l’habilitation électrique correspondante au domaine de tension et d’intervention). Les dommages sont soit l’électrisation (passage du courant dans le corps) soit l’électrocution (décès par électrisation), auxquels s’ajoutent les brûlures profondes en cas de coup d’arc (arc électrique).
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Départ de feu et évacuation : un camping stocke le plus souvent des bouteilles de gaz et du carburant pour ses machines, comporte des bâtiments en structure légère, et voit sa végétation s’assécher en été (particulièrement ces dernières années en raison de canicules de plus en plus longues et fortes). Les risques de départ de feu sont majorés en cas d’installations électriques vieillissantes (en particulier si elles ne sont pas vérifiées périodiquement, comme le nécessite un ERP) et lors de l’utilisation de nombreuses rallonges électriques en cascade. Les dommages qui peuvent en résulter sont principalement des brûlures, le décès de personnes et la destruction des installations du camping.
Prévenir les risques de chuter de hauteur dans les campings.
Peu de salariés considèrent que nettoyer un auvent ou changer une ampoule / un néon au plafond d’un sanitaire peut être à risque, tant cela constitue des opérations courantes. Pourtant, le travail en hauteur est responsable de nombreux accidents dans le secteur de l’hôtellerie de plein air.
Les chiffres du secteur permettent de mieux s’en rendre compte : les chutes de hauteur sont à l’origine de 14 % des accidents du travail au sein des campings, mais parfois, ces accidents sont mortels ! La CARSAT des Pays de la Loire a publié un guide d’évaluation des risques dédié à l’hôtellerie de plein air qui reprend des cas d’accidents graves réellement survenus au sein du secteur, extraits de la base EPICEA de l’INRS. On y apprend qu’un ouvrier d’entretien de 47 ans a été retrouvé mort au pied d’une échelle appuyée contre un arbre de trois mètres de haut, tronçonneuse à ses pieds, sans casque, sans chaussures de sécurité. Autre accident mortel : un ouvrier d’entretien de 44 ans se déplaçait sur une branche pour un simple contrôle sur un câble d’alimentation d’une lampe fixée à cinq mètres de hauteur dans un platane. Il a alors chuté de l’arbre et est décédé des suites de ses blessures, quinze jours plus tard (les pompiers ne sont arrivés que trente minutes après sa chute).
Contrairement à de nombreuses croyances, une chute de faible hauteur peut suffire à provoquer une fracture ou un traumatisme crânien. Le Code du travail encadre d’ailleurs le travail en hauteur plus strictement que ne peuvent le penser la plupart des gérants de camping. L’article R.4323-62 impose ainsi de donner la priorité aux équipements de protection collectifs sur les protections individuelles. L’article R.4323-63 précise qu’il est interdit d’utiliser les escabeaux et marchepieds, mais surtout les échelles comme poste de travail, sauf impossibilité technique de recourir à une protection collective, ou lorsque l’évaluation des risques établit que les risques sont faibles et qu’il s’agit de travaux de courte durée ne présentant pas de caractère répétitif.
Pour notre document unique camping, les mesures de prévention contre les chutes de hauteur que nous avons retenues sont les suivantes :
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Externaliser l’élagage des arbres de grande hauteur : c’est la mesure la plus efficace, puisqu’elle supprime le danger à la source. Une entreprise d’élagage dispose de matériel de grimpe, de nacelle et de certification que l’équipe technique d’un camping n’a pas. L’intervention peut être planifiée en amont de la saison estivale, ce qui la rend alors moins coûteuse, et hors public.
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Interdire l’usage de la tronçonneuse depuis une échelle ou un arbre : cette règle doit être écrite et connue de tous, car elle vient à l’encontre d’habitudes particulièrement ancrées chez certaines personnes. Une tronçonneuse ne s’utilise que les deux pieds au sol, ou depuis un moyen de travail en hauteur équipé d’un plancher plat et de garde-corps. Un seul cas de mauvaise utilisation peut suffire à provoquer un accident grave.
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Bannir le mobilier traditionnel et les moyens de fortune pour travailler en hauteur : une chaise, une table, une remorque ou un moyen de fortune improvisé (ex : empilage de palettes) ne doit jamais constituer un moyen de travail en hauteur. Si possible (question de place disponible et d’accès), utilisez préférentiellement une plateforme individuelle roulante avec garde-corps, qui couvre la majorité des besoins courants (ex : dispositifs d’éclairage, gouttière, auvent, etc.). Si c’est impossible, et dans ce cas seulement, il est nécessaire d’utiliser un escabeau ou un marchepied conçu pour cet usage (INRS, équipements d’accès en hauteur). Vérifiez bien, avant chaque utilisation, que l’équipement est en bon état et correctement stabilisé au sol.
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Interdire l’accès aux toits des bâtiments : les toitures des blocs sanitaires ou encore les toits de mobil-homes ne sont pas des surfaces permettant de supporter le poids d’une personne sans risquer de céder sous son poids. Dans tous les cas de figure, il ne faut jamais monter sur ces installations, pour quelque raison que ce soit (ex : nettoyage, réparation, etc.). Ces travaux sont à réaliser depuis une nacelle, ou par une entreprise extérieure équipée en conséquence.
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Traiter séparément le cas des matériaux amiantés : les plaques de fibro-ciment (amiante) des bâtiments antérieurs à 1997 ne se découpent pas et ne se percent pas faute de quoi ils relâchent des fibres qui sont susceptibles d’être inhalées. L’intervention et le retrait de ces matériaux relève d’entreprises certifiées.
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Organiser l’alerte pour les travaux éloignés : un camping s’étend sur plusieurs hectares, et un travailleur inanimé suite à un accident ne peut être découvert que longtemps après. Pour les campings qui disposent de plusieurs salariés, les travaux doivent préférentiellement se faire à deux lorsque c’est organisationnellement possible. Dans le cas contraire, un dispositif de communication (ex : téléphone, talkie walkie) et un dispositif d’alarme pour travailleur isolé (DATI) permettent de réduire les délais de secours. À conserver en permanence sur soi.
Prévenir les risques d’écrasement lors du calage et du déplacement des mobil-homes.
Les opérations de calage et de déplacement de ces hébergements locatifs sont une source de danger à part entière, et souvent sous-estimée, de la part des exploitants de campings. Une résidence mobile de loisirs pèse plusieurs tonnes et repose sur quelques points d’appui seulement.
Un cas concret d’accident de travail a été recensé par la CARSAT des Pays de la Loire. Un manœuvre de 31 ans devait déplacer un mobil-home avec deux collègues. La structure reposait sur quatre appuis formés de parpaings empilés et de cales en bois, et devait être soulevée par quatre crics. Constatant qu’il manquait une cale à l’avant droit du mobil-home, l’équipe a remonté le cric correspondant de quelques centimètres et la victime s’est glissée sous le mobil-home pour insérer la cale. Celui-ci a glissé et l’a écrasée. La personne est décédée par asphyxie (étouffement).
Le secteur de l’hôtellerie de plein air a dédié un document à ce sujet. Il s’agit de la fiche pratique de la FNHPA consacrée au calage et au décalage des résidences mobiles de loisirs. Elle décrit les opérations à réaliser étape par étape et présente les dangers importants, notamment ceux d’écrasement. Elle précise que les risques identifiés et les actions à mettre en place doivent être inscrits dans le document unique.
Pour notre document unique camping, les mesures de prévention contre les écrasements lors des opérations sur les hébergements locatifs que nous avons retenues sont les suivantes :
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Ne jamais aller sous une charge pour quelque raison que ce soit : c’est la règle qui aurait permis d’éviter l’accident décrit plus haut. Aucune partie du corps ne doit être placée sous un mobil-home tant que celui-ci ne repose pas sur ses appuis définitifs. S’il faut insérer une cale, utiliser un outil de mise en place à distance. Dans tous les cas, ne jamais mettre le moindre de ses membres sous la structure.
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Utiliser les points de levage prévus par le constructeur : le nombre / l’emplacement des points de calage varient en fonction des modèles de mobil-home, et sont indiqués sur le châssis. Ne jamais improviser un point d’appui (ex : sous une paroi ou sous un plancher) au risque de transpercer un support et que la structure s’écroule.
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Remplacer les empilages de parpaings par des supports stables : les plots béton préfabriqués et les cales en matériau imputrescible sont des points de support parfaitement reproductibles, alors qu’un empilage de parpaings / de bois ne l’est pas, voire, peut se déplacer / tasser au fil du temps. De plus, ces supports sont spécifiquement prévus pour résister aux conditions extérieures et au temps qui passe.
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Préparer et niveler l’emplacement avant l’opération : un terrain meuble, en pente ou détrempé peut faire basculer le mobil-home lors du levage. Le nivellement, le compactage et la vérification de la portance du sol doivent être réalisés en préalable à l’arrivée du mobil-home, et non durant la manœuvre. La consultation de la météo à l’avance fait également partie des prérequis, car de par sa taille, un mobil-home offre une prise au vent considérable. En cas de doute sur la possibilité de mener l’opération dans de bonnes conditions, celle ci devra être reportée.
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Sécuriser le tractage : un mobil-home se déplace avec un véhicule adapté (ex : 4x4, tracteur) grâce à sa barre de traction, ancrée à la structure par les boulons du constructeur. Interdire la présence de public durant l’opération, et rappeler à chacun qu’il ne faut absolument jamais passer derrière un véhicule en pleine manœuvre afin de prévenir les écrasements, sont des prérequis.
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Désigner un chef de manœuvre : ces opérations se font généralement à plusieurs, et chacun peut penser que l’autre a vérifié un point crucial alors que personne ne l’a fait. Il est donc utile qu’une seule personne donne les ordres de guidage, et qu’elle vérifie que tout le monde est bien à distance avant chaque déplacement, pour éviter des accidents facilement évitables.
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Former les intervenants avant la première opération : même si l’opération semble triviale pour le personnel habitué à ce genre de manœuvres, il est toujours utile de rappeler brièvement les différentes étapes, et les règles de sécurité que nous venons de voir précédemment, y compris pour des personnes expérimentées (en particulier si elles ont été habituées à des méthodes de travail dictées par d’autres établissements).
Prévenir les risques chimiques liés au traitement de l’eau des piscines des campings.
Le local technique de la piscine est le seul endroit du camping où l’on manipule quotidiennement des produits capables de provoquer une intoxication en quelques minutes. C’est aussi le local que l’on confie souvent à un agent polyvalent formé sur le tas.
L’Anses a analysé les expositions accidentelles aux produits chlorés destinés aux piscines dans un rapport de toxicovigilance. En population professionnelle, l’exposition résulte le plus fréquemment d’une erreur portant sur les produits, d’une erreur de manipulation ou d’un incident sur le système de filtration, et elle survient souvent dans des locaux confinés. Le rapport relève que ces produits craignent l’humidité et peuvent libérer des gaz chlorés à l’ouverture, avec des risques de projection brutale, voire d’explosion. Le mélange d’un simple galet de chlore avec de l’acide chlorhydrique produit des dégagements de chlore gazeux, sans aucun délai de latence.
Pour notre document unique camping, les mesures de prévention contre les risques chimiques de la piscine que nous avons retenues sont les suivantes :
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Séparer physiquement les produits incompatibles : le chlore et les correcteurs de pH acides ne doivent pas être stockés à proximité et pouvoir tomber dans le même bac de rétention. Il faut deux zones distinctes, identifiées par un affichage. Le mieux est que les bacs de dosage soient espacés et repérés par des couleurs différentes. En ce qui concerne le rangement, les bidons les plus lourds devront être placés en bas et les plus légers en haut.
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Ventiler le local technique en permanence : les gaz chlorés sont plus lourds que l’air et s’accumulent au ras du sol, là où se trouvent les bacs et les vannes. Une ventilation avec prise d’air à proximité du sol, associée à un dispositif de détection avec alarme sur l’extérieur, constitue la protection collective de référence.
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Interdire l’ouverture d’un conditionnement dégradé : un bidon gonflé ou un seau de galets de chlore ayant pris l’humidité peut projeter du gaz lors de son ouverture. Si à l’ouverture d’un couvercle on sent qu’il faut forcer de manière inhabituelle sur celui-ci, alors il est préférable de mettre le produit de côté et de voir avec le fournisseur s’il n’est pas préférable de le faire reprendre.
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Écrire et afficher une procédure de dosage : elle précise le produit en question, la quantité à utiliser, l’ordre des opérations à suivre et ce qu’il ne faut surtout jamais faire. Cette procédure s’appuie en partie sur le contenu des fiches de données de sécurité qu’il vous faut absolument collecter auprès des fournisseurs (importance capitale de la section des numéros à contacter en cas d’inhalation ou d’intoxication). Pour ces produits, il sera recommandé de stocker les FDS à l’accueil du camping avec les autres FDS, mais aussi dans le local. (Note : Le risque chimique est encadré par les articles R.4412-1 et suivants du Code du travail.)
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Réserver ces opérations à des personnes désignées et formées : le traitement de l’eau, avec des produits aussi critiques, ne peut pas faire partie des tâches à confier à du personnel de passage. Une liste nominative des personnes autorisées (revue à chaque changement de personnel) limite drastiquement les risques d’accidents. Une seule erreur peut produire un accident grave voire mortel.
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Installer un rince-œil / une douche de sécurité à proximité : un rinçage immédiat et prolongé de l’œil peut éviter une cécité totale définitive en cas de projection oculaire. Ces équipements (rince-œil / douche de sécurité) devront être accessibles rapidement, facilement, et vérifiés en début de saison, car ils peuvent être défaillants suite à une période de gel hivernal.
Les EPC et EPI indispensables pour tout camping.
Dans un camping, la protection passe d’abord par l’aménagement du site et par le matériel mis à disposition, bien avant la fourniture d’équipements de protection aux salariés, même si ceux-ci restent parfois indispensables pour certaines tâches.
Cela tombe bien : cette hiérarchie suit le principe de base posé par l’article L.4121-2 du Code du travail, qui impose de combattre les risques à la source et de donner la priorité aux mesures de protection collective sur les mesures de protection individuelle.
Les protections collectives qui nous paraissent indispensables pour tout camping sont :
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Un plan de circulation écrit, avec sens uniques, vitesse limitée, signalisation visible et chemins piétons de chaque côté des routes dédiées aux véhicules, afin de séparer piétons et véhicules.
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Un éclairage suffisant des allées, des abords des blocs sanitaires et du local technique. En plus de réduire les risques, un bon éclairage augmente le confort de travail.
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Des moyens d’accès en hauteur adaptés : plateformes individuelles roulantes, nacelles élévatrices, escabeaux, marchepieds (à privilégier dans cet ordre). L’échelle reste à proscrire en tant que plateforme de travail : elle doit uniquement servir de moyen d’accès à des zones situées en hauteur.
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Des supports de calage conformes aux préconisations des constructeurs de mobil-home, avec des plots béton préfabriqués plutôt que des empilages de parpaings et morceaux de bois.
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Une ventilation mécanique du local technique de la piscine avec prise d’air à proximité du sol, associée à une détection de gaz avec alarme en extérieur, assurant l’alerte, même si personne ne rentre dans le local.
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Des bacs de rétention et des zones de stockage distinctes pour les produits chlorés et pour les produits acides.
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Un rince-œil / une douche de sécurité à proximité immédiate du local technique et du local des produits d’entretien, permettant un rinçage immédiat en cas de projection.
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Des protecteurs et des carters en bon état sur l’ensemble des machines dédiées à l’entretien des espaces verts, que l’on interdira formellement au personnel de retirer pour quelque raison que ce soit.
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Une structure de protection en cas de renversement pour les engins sans toit (ex : tracteur, chargeur) avec ceinture de sécurité à mettre absolument. Dans tous les cas, ne pas laisser les arceaux en position rabattue (ex : passage sous un hangar).
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Des disjoncteurs différentiels 30 mA assurant la protection des personnes sur l’ensemble des bornes d’emplacement et des coffrets électriques extérieurs.
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Des aides à la manutention pour le ménage (ex : chariot à roues, dessertes roulantes).
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Des extincteurs adaptés, signalés et vérifiés périodiquement (ex : une fois par an), avec un débroussaillage des zones exposées au risque de feu de végétation (Attention : il est possible avec des lames en métal de mettre le feu à la végétation en provoquant une simple étincelle en période de sécheresse).
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Un local de pause permettant d’adopter une position antagoniste à celle que l’on a au travail, et hors de la vue du public pour pouvoir vraiment couper efficacement, ainsi que des vestiaires et des sanitaires réservés au personnel, y compris saisonnier.
Les protections individuelles qui nous paraissent indispensables pour tout camping sont :
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Des chaussures de sécurité antidérapantes (Type EN ISO 20345) pour la maintenance et l’entretien des espaces verts (chaussures fermées à semelle antidérapante pour le nettoyage des sanitaires).
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Des gants de protection contre les risques mécaniques (Type EN 388) pour la manutention, la maintenance et le ramassage des déchets.
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Des gants de protection contre les risques chimiques (Type EN ISO 374) à manchettes longues pour les produits d’entretien, la collecte des sacs poubelles, et pour le traitement de l’eau des piscines.
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Des lunettes-masque de protection (Type EN 166) pour toute tâche présentant des risques de projections de matière ou de produit dans les yeux.
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Des protections auditives de différents types (ex : casque antibruit, bouchons d’oreilles, arceau) pour l’usage de machines thermiques. Il est possible d’équiper le personnel permanent de bouchons d’oreilles moulés pour le confort.
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Un casque de protection (Type EN 397) de préférence avec jugulaire pour les travaux en hauteur.
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Un pantalon anti-coupure et une visière pour utiliser la tronçonneuse et la débroussailleuse. (Attention : l’utilisation de machines à chaînes telles que la tronçonneuse requiert le port d’EPI spécifiques. Pour plus d’informations, consulter notre article sur l’élagage.)
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Des vêtements ou un gilet de haute visibilité (Type EN ISO 20471) pour les déplacements dans les allées et lors des manœuvres d’engins, en particulier de nuit ou au petit matin.
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Un dispositif d’alarme pour travailleur isolé (DATI) pour les interventions réalisées seul et éloignées de toute personne, permettant de déclencher les secours en cas de malaise ou de chute.
Il est également recommandé de fournir des protections solaires (ex : couvre-chef à l’effigie du camping) pour le travail en extérieur, qui expose particulièrement le personnel durant les épisodes caniculaires qui sont de plus en plus longs et fréquents.
Ces équipements devront être mis gratuitement à disposition des salariés par l’employeur, qui devra également en assurer l’entretien voire le remplacement si nécessaire, conformément à l’article R.4321-4 du Code du travail. De son côté, le salarié est tenu de les utiliser conformément aux consignes reçues, en application de l’article L.4122-1. Un contrat de courte durée (ex : saisonnier) ne dispense en rien de fournir ces équipements.
La formation et la sensibilisation aux risques des salariés d’un camping.
La formation des salariés à la sécurité est une obligation à part entière de l’employeur. Les articles L.4141-1 et suivants du Code du travail imposent d’organiser une formation pratique et appropriée à la sécurité au poste de travail de chacun des salariés lors de l’embauche, en cas de changement de poste, ou après un arrêt de travail prolongé. Cette obligation ne connaît pas d’exception, y compris pour les contrats courts.
Les formations et sensibilisations que nous recommandons pour un camping sont les suivantes :
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Accueil sécurité systématique de tous les nouveaux membres du personnel, y compris des non-permanents : saisonniers, apprentis, stagiaires et renforts, le jour de leur arrivée, en s’appuyant sur les risques identifiés dans le document unique et avec visite de site (ex : local technique, atelier, coupures d’électricité et d’eau, extincteurs, points de rassemblement, etc.).
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Formation à la conduite en sécurité des engins, en amont de la délivrance de l’autorisation de conduite prévue à l’article R.4323-55 du Code du travail (ex : tracteur, mini-chargeur, tondeuse autoportée). Une autorisation de conduite écrite devra être délivrée par l’employeur.
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Formation au traitement de l’eau des piscines, avec manipulation réelle sous supervision et conduite à tenir en cas de dégagement gazeux, pour savoir évacuer immédiatement et ne jamais porter secours à un collègue sans porter de protection respiratoire individuelle.
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Formation au calage et au décalage des résidences mobiles pour toutes les personnes appelées à y participer, y compris ponctuellement, afin que chacun connaisse l’ordre exact des opérations et sache où il doit se tenir.
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Sensibilisation au travail en hauteur, pour comprendre pourquoi l’échelle n’est pas un poste de travail et comment utiliser une plateforme individuelle roulante.
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Formation PRAP (prévention des risques liés à l’activité physique) adaptée au ménage et à la buanderie, pour apprendre les bons gestes à effectuer, lors des manutentions notamment.
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Sensibilisation aux épisodes de chaleur intense (canicule), avec les signes d’alerte, l’organisation des horaires et la conduite à tenir en cas de coup de chaleur.
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Formation à la gestion des litiges et à l’agressivité des clients. Il est possible de faire des mises en situation tirées de cas réels, rencontrés au sein du camping.
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Sensibilisation aux risques biologiques et vérification des vaccinations recommandées par le médecin du travail (ex : tétanos).
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Exercice d’évacuation et manipulation des extincteurs, avec répartition des rôles et prise en compte de la présence de la clientèle. Des exercices devront être réalisés (ex : tous les six mois).
À cela peut s’ajouter la formation SST (sauveteur secouriste du travail), afin de connaître les gestes permettant de se mettre en sécurité et de porter secours en cas de problème.
Chaque formation suivie devra être tracée. Elles devront alimenter le passeport de prévention, prévu à l’article L.4141-5 du Code du travail, qui recense les attestations, certificats et diplômes obtenus par le travailleur en matière de santé et de sécurité au travail. Le Service de santé au travail de la région nantaise a par ailleurs publié un livret de prévention dédié au travail en camping, utile comme support d’accueil des saisonniers.
Dans quels cas mettre à jour le document unique de votre camping ?
Un document unique doit être mis à jour à chaque fois que la réalité de l’entreprise s’écarte de ce qui y est décrit : une nouvelle activité, un nouvel équipement, un nouveau poste de travail, ou encore un risque que l’on n’avait pas répertorié.
L’article R.4121-2 du Code du travail prévoit trois cas de mise à jour du document unique :
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Au moins une fois par an dans les entreprises de 11 salariés et plus. En dessous de ce seuil, aucune fréquence minimale n’est imposée.
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Lors de toute décision d’aménagement modifiant les conditions de santé et de sécurité, ou les conditions de travail. Applicable à toute entreprise peu importe ses effectifs.
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Lorsqu’une information supplémentaire concernant l’évaluation d’un risque est portée à la connaissance de l’employeur. Applicable à toute entreprise peu importe ses effectifs.
Un camping qui emploie onze salariés en pleine saison est concerné par la mise à jour annuelle, même si ses effectifs sont moins importants le reste de l’année. Le moment utile pour reprendre le document se situe en amont de la saison, avant l’arrivée des saisonniers : cela permet d’intégrer les enseignements de la saison précédente, de décider des achats nécessaires avant ouverture, et de disposer d’un support à jour pour l’accueil sécurité.
En ce qui concerne le troisième cas de figure impliquant la mise à jour du document unique, le presqu’accident doit rester LE déclencheur privilégié. Prenons un cas concret afin de l’illustrer : un agent d’entretien monte sur une table pour décrocher une guirlande lumineuse. Il est soudainement déséquilibré, et se rattrape de justesse sans chuter. Aucun accident du travail n’est à déclarer, personne n’est en arrêt, mais il faut éviter que la situation se présente à nouveau et qu’un véritable accident survienne : il faut donc inscrire ce danger dans le document unique et trouver une ou plusieurs actions correctives pour ne plus que cela arrive (ex : utilisation systématique du marchepied pour cet usage, et rappel de l’interdiction de monter sur du mobilier traditionnel pour ce genre de tâche à toute l’équipe).
C’est pour ces mises à jour que nos documents uniques sont fournis au format Excel : vous pouvez tout modifier par vous-même, entreprendre vos propres mises à jour, facilement et rapidement, sans devoir payer à nouveau. Notre guide dédié à la mise à jour du document unique détaille la marche à suivre.
Mettre en place les mesures de prévention des risques de votre document unique dans votre camping.
Une fois les risques évalués et les actions de prévention des risques définies, il reste à les mettre en place sur le terrain. C’est cette étape qui transforme l’« obligation administrative » décrite par tant de chefs d’entreprise, en un véritable gain pour l’entreprise.
L’article L.4121-3-1 du Code du travail est justement relatif à cette étape. Les entreprises d’au moins cinquante salariés doivent établir un programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail (PAPRIPACT). En dessous de ce seuil (qui correspond à la quasi-totalité des campings) l’employeur devra uniquement définir des actions de prévention et les inscrire dans le document unique. (Ce même article du Code du travail impose la durée de conservation du document unique et de ses versions successives à quarante ans minimum.)
Chez Document Unique Facile, nous sommes convaincus que ce type de calendrier est efficace pour passer à l’action sur le terrain. C’est pourquoi nos documents uniques intègrent tous un calendrier de type PAPRIPACT : chaque mesure de prévention se voit attribuer une échéance de mise en place : au cours du premier semestre, au cours du deuxième semestre, ou peut-être l’année prochaine. (Note : si vous avez moins de 50 salariés, vous n’êtes pas obligé de l’utiliser, cela reste facultatif)
Cette approche a du sens pour un camping, du fait d’investissements qui sont parfois lourds. Le remplacement d’un toit en fibro-ciment sur un bloc sanitaires, l’installation de dispositifs de sécurité dans le local technique de la piscine, ou encore l’acquisition d’une plateforme individuelle roulante ne se font pas du jour au lendemain. Il faut se renseigner sur les produits, établir des devis, voir s’il existe des financements (ex : auprès de la CARSAT ou de la Cramif), et il n’y a rien d’anormal à ce que cela prenne du temps.
Gardez à l’esprit que ce qui compte en cas de contrôle de l’inspection du travail, ce n’est pas que tout soit réalisé : c’est que le parcours soit tracé, car cela constitue une preuve tangible de votre bonne foi.
FAQ sur le document unique en camping.
C’est quoi le document unique pour une entreprise ?
C’est le document dans lequel l’employeur transcrit le résultat de l’évaluation des risques professionnels. Il recense les dangers présents dans l’entreprise, décrit les risques auxquels les travailleurs sont exposés et les hiérarchise du plus grave au moins grave. Il associe également à chacun de ces risques des mesures de prévention.
Est-ce que le document unique est obligatoire pour mon camping ?
Oui. Obligatoire dès le premier salarié, sans aucun seuil d’effectif ni considération de surface ou de nombre d’emplacements. Un saisonnier recruté pour deux mois, un apprenti ou un étudiant embauché en renfort déclenchent l’obligation au même titre qu’un salarié permanent à temps plein.
Quel est le rôle du document unique dans mon camping ?
Il sert à identifier les dangers qui exposent les salariés, à les hiérarchiser du plus grave au moins grave, puis à choisir les mesures de prévention utiles pour s’en protéger. Dans un camping, il rassemble dans un seul support des métiers qui n’ont rien à voir entre eux, du ménage à la maintenance de la piscine.
Comment évaluer les risques de chute de hauteur dans un camping ?
En partant des tâches réelles. Il faut recenser tout ce qui oblige quelqu’un à monter en hauteur, y compris pour quelques minutes, puis regarder avec quel matériel cela se fait. L’utilisation d’échelle en appui, la montée sur des structures légères, ou encore l’usage de mobilier inadapté sont particulièrement à risque.
Comment prendre en compte les saisonniers dans le document unique d’un camping ?
Les saisonniers ne doivent pas être classés dans une unité de travail à part. Ils occupent les mêmes postes que les permanents, mais leur exposition est majorée du fait de leur méconnaissance des lieux et du matériel. Sur le document unique devraient apparaître des mesures qui leur sont propres, notamment en matière de formation (ex : accueil sécurité le jour de l’arrivée, désignation d’un référent) et d’accès aux tâches (ex : interdiction de réaliser certaines tâches dangereuses jusqu’à ce que leurs compétences soient dûment démontrées).
Qui doit établir le document unique de mon camping ?
C’est l’employeur qui en porte la responsabilité. Il peut le rédiger lui-même s’il en a les compétences, ou à défaut faire appel à un professionnel compétent, et donc enregistré IPRP.
Comment rédiger le document unique de mon camping ?
La démarche se déroule en quatre étapes : découper l’activité en unités de travail, identifier les dangers propres à chaque unité, évaluer les risques à partir de plusieurs paramètres (ex : occurrence, exposition, gravité, maîtrise), puis définir les actions de prévention. Notre page consacrée à l’évaluation des risques professionnels détaille chacune de ces étapes.
Qui peut consulter le document unique de mon camping ?
Les salariés, y compris les saisonniers, les membres du CSE lorsqu’il y en a, le médecin du travail, l’inspection du travail et les agents des services de prévention de la CARSAT. Un ancien saisonnier peut également demander à consulter les versions en vigueur pendant sa période d’activité.
Où stocker le document unique de mon camping ?
Il doit être accessible sur demande à toute personne ayant le droit de le consulter. Cela peut être sur support papier, ou bien sur support informatique, sur un poste commun auquel le personnel peut accéder par exemple.
Qui doit mettre à jour le document unique de mon camping ?
La responsabilité de la mise à jour appartient au chef d’entreprise. Il peut également la confier à un prestataire, mais cela ne le déresponsabilise pas aux yeux de la loi. C’est pour faire ces mises à jour que nous livrons nos documents uniques au format Excel, qui est un format modifiable, contrairement au format PDF proposé par d’autres entreprises du secteur. Notre guide de rédaction du document unique détaille la méthode que nous utilisons.
Téléchargement du document unique pour camping gratuit.
Ci-dessous, vous pouvez télécharger notre modèle de document unique gratuit pour camping. Il se présente sous la forme d’un fichier Excel de 5 pages :
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Une page d’illustration pour les campings.
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Une page d’informations sur le camping.
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Une page de présentation de la méthode d’évaluation des risques professionnels.
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Une page d’évaluation des risques professionnels.
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Une page de prévention des risques professionnels, avec son calendrier de mise en œuvre.
Ce modèle est gratuit et totalement modifiable, comme nos autres documents uniques par métier déjà complétés, tel que notre document unique camping à retrouver ici.













