top of page

Document unique Épicerie :
guide et modèle à télécharger

Photo de Thony Maufay

Rédigé par : Thony Maufay, ingénieur sécurité au travail – IPRP - Créateur de Document Unique Facile.

Date de rédaction : 24 Août 2026.

Une épicerie est un commerce où, sur une petite surface, une même personne peut réceptionner une palette, ouvrir des cartons au cutter, remplir des rayons produit par produit, encaisser la clientèle, nettoyer les sols, et tout cela dans la même heure. Cette polyvalence est un trait de caractère particulier et propre aux épiceries. D’un côté cela rend le commerce vivant et réactif, mais de l’autre, cela expose le personnel (effectif très réduit) à des dangers de toutes natures. Les risques les plus fréquents sont notamment les manutentions manuelles répétées, l’usage d’outils tranchants, la présence de sols glissants, la nécessité d’accéder à des espaces en hauteur (parties hautes des gondoles), l’usage de produits d’entretien, la manipulation d’argent liquide en caisse, de possibles incivilités de la part de clients, etc.

Les chiffres d’accidentologie publiés par l’Institut national de recherche et de sécurité donnent l’ampleur du phénomène. Dans les commerces alimentaires de proximité, les accidents du travail et les maladies professionnelles occasionnent 285 000 journées de travail perdues par an. 51 % de ces accidents du travail sont liés aux manutentions manuelles (données Cnam issues de l’INRS ED 6401). La durée moyenne d’un arrêt de travail est de 87 jours, tandis qu’un arrêt maladie provoque en moyenne 269 jours d’arrêt. Si l’on considère une épicerie avec seulement deux ou trois salariés, un seul accident de travail est largement suffisant pour désorganiser l’établissement durant plusieurs mois.

Face à cela, le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) doit devenir l’outil de référence, pour recenser les dangers présents dans l’épicerie, pour évaluer les risques auxquels le personnel est exposé et détailler les mesures de prévention à mettre en place. Cet article présente, pour notre document unique épicerie déjà complété à télécharger, les unités de travail que nous avons retenues, les dangers identifiés dans chacune d’elles, la présentation détaillée de deux risques « signature » du métier, les équipements de protection et les formations à prévoir.

À partir de quand une épicerie doit-elle avoir un document unique ?

Dès qu’une épicerie emploie au minimum un salarié, et quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, saisonnier, apprentissage, stage hors stage d’observation), elle doit posséder un document unique d’évaluation des risques professionnels.

Cette obligation repose sur deux articles. L’article L.4121-3 du Code du travail impose à l’employeur d’évaluer les risques qui pèsent sur la santé et la sécurité des travailleurs. L’article R.4121-1 l’oblige à consigner le résultat de cette évaluation des risques dans un document unique. Le terme de travailleur est plus large que celui de salarié : il englobe les apprentis, les stagiaires hors stage d’observation et les personnes mises à disposition par une agence d’intérim.

 

En épicerie, le recours à une main-d’œuvre occasionnelle est fréquent : renforts du week-end, étudiants employés quelques heures, saisonniers en période de forte affluence. Or, cette main-d’œuvre a davantage de risques de se blesser au travail, car elle est souvent moins expérimentée et découvre les locaux / le matériel de travail peu de temps avant le début de sa mission. Le document unique doit alors servir à leur offrir un bon accueil sécurité au poste.

 

Il est possible de confier la rédaction du document unique à un tiers (ex : consultant, entreprise extérieure). Mais cela ne transfère pas la responsabilité légale : en tant que chef d’entreprise, vous demeurez le seul responsable du document unique aux yeux de la loi. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire de s’appuyer sur un professionnel compétent, et donc enregistré IPRP, comme Document Unique Facile.

L’absence de document unique est sanctionnée par l’article R.4741-1 du Code du travail : il s’agit d’une contravention de 5e classe, appliquée autant de fois qu’il y a de salariés concernés. Mais certaines situations sont bien pires que de recevoir cette amende. Prenons le cas d’un accident grave survenu sur un risque connu, mais sur lequel il n’y a jamais eu de mesure de prévention (ou pire, l’absence de document unique dans ces conditions). Aux yeux de la justice, cela constitue une faute inexcusable de l’employeur. Devant le conseil de prud’hommes, la sanction financière prononcée peut atteindre de tels montants qu’elle est susceptible de mettre l’entreprise en faillite.

Notre choix des unités de travail pour ce document unique épicerie.

Avant d’évaluer les risques, il faut découper l’activité de l’épicerie en unités de travail. Une unité de travail regroupe différentes tâches exercées au sein de l’entreprise qui exposent à des risques professionnels de même nature.

Pour notre document unique épicerie, nous avons retenu 6 unités de travail, avec un total de 31 situations à risque : réception de marchandises, mise en rayon, encaissement, contact clientèle, nettoyage des locaux et locaux de travail. Ce découpage s’intéresse à l’ensemble des tâches liées à la marchandise, du camion de livraison jusqu’au sac de provision du client, avec deux unités de travail transversales que sont l’entretien et l’état des locaux. Voici, pour chacune de ces unités de travail, les principaux dangers et risques que nous avons identifiés.

Réception de marchandises

Cette unité de travail couvre l’arrivée du livreur, le déchargement du camion, le contrôle des marchandises et leur rangement en réserve.

  • Manutentions manuelles : les livraisons arrivent en cartons, en colis filmés ou sur palettes. Le personnel de l’épicerie descend, déplace et range ces charges à la main, le plus souvent dans un espace réduit. Certains conditionnements sont particulièrement lourds et encombrants (ex : packs d’eau, sacs de riz ou de pommes de terre, cartons de conserves, etc.). Les risques sont majorés lorsque la charge est dépourvue de prise, lorsque la réserve se trouve en sous-sol ou lorsqu’il faut franchir des marches. Les dommages qui en résultent vont de la lombalgie aiguë à des troubles musculosquelettiques durablement installés. Ce danger, signature du métier d’épicier, fera l’objet d’un développement dédié.

  • Coupures lors du déconditionnement : pour ouvrir les cartons et retirer les films étirables, le personnel utilise des cutters, des couteaux ou des ciseaux. Les risques de coupure augmentent avec la précipitation, avec l’usage d’une lame émoussée et avec le détournement d’un outil par rapport à l’usage pour lequel il a été prévu. Les blessures les plus fréquentes que cela occasionne sont des coupures des doigts et des avant-bras, voire profondes si un tendon est touché.

  • Manutentions mécaniques et circulation : le transpalette, le diable, les rolls et le hayon élévateur du camion facilitent le déchargement, mais ils présentent également des risques. Ces risques sont présents au franchissement du seuil, sur la partie en pente, ou si les roulettes sont en mauvais état. Les dommages possiblement provoqués sont l’écrasement d’un pied, le heurt d’un membre inférieur et le renversement de la charge sur l’opérateur.

  • Co-activité avec le transporteur : un livreur est un salarié d’une entreprise extérieure qui intervient dans les locaux de l’épicerie. Cette situation doit faire l’objet d’un document écrit appelé « protocole de sécurité », prévu par les articles R.4515-4 et suivants du Code du travail. Les dommages les plus graves possibles résultent de heurts de personnes par le camion de livraison, ou par une chute de charge sur une personne lors d’une livraison.

  • Chutes de plain-pied : la zone de réception est encombrée lors des livraisons. Les risques sont majorés s’il y a présence de films plastique au sol, de cerclages coupés et de cartons vides. Comme le personnel se déplace fréquemment les bras chargés, sans visibilité, les risques de chuter sont majorés. Les dommages qui en résultent sont des contusions, des entorses de cheville et des plaies (ex : heurt d’un rayonnage, d’un angle de palette, etc.). (dossier INRS chutes de plain-pied).

  • Effondrement et chute d’objets stockés : en réserve, les marchandises sont empilées ou rangées sur des rayonnages métalliques. Les risques d’effondrement augmentent quand la hauteur de stockage est excessive, quand des cartons humides s’écrasent sous le poids d’autres cartons, ou quand un palettier n’est pas fixé solidement. Les dommages possibles sont des contusions et des fractures.

Mise en rayon

Cette unité de travail couvre le déconditionnement des produits, leur montée en rayon, le rangement des facings et le contrôle des dates limites.

  • Gestes répétitifs et postures contraignantes : chaque produit est saisi, orienté dans le bon rayon, puis posé à la main. En quelques heures de mise en rayon, le nombre de gestes répétés se compte en milliers. De plus, les rayons bas imposent un travail accroupi ou penché en avant, et les rayons hauts un travail bras au-dessus des épaules. Les risques sont majorés en fonction de la température du poste, le froid des meubles réfrigérés étant un facteur connu de développement de troubles musculosquelettiques. Ce danger, qui est également un danger signature du métier, fera lui aussi l’objet d’un développement dédié.

  • Chutes de hauteur : l’accès aux parties hautes des gondoles et des rayonnages de réserve se fait avec un escabeau, un marchepied ou, malheureusement, du mobilier inadapté (ex : chaise, table). Les risques de chuter de hauteur sont présents dès que la personne monte sur un objet quel qu’il soit et n’a plus les deux pieds au sol. La chute peut survenir à la montée, mais aussi à la descente, lorsque les mains tiennent un produit et qu’aucune ne peut tenir la main courante. Les dommages qui en résultent vont de l’entorse à la fracture, et jusqu’au traumatisme crânien en cas de chute sur la tête (dossier INRS chutes de hauteur).

  • Coupures : en rayon aussi, le personnel ouvre des cartons et des suremballages avec des outils à lame. Les risques sont majorés lorsque l’ouverture est réalisée en hauteur, à hauteur de visage, ou avec une seule main faute de plan de travail (dans ce cas, c’est la main qui maintient le carton qui est la plus exposée, et non celle qui tient l’outil). Les blessures possiblement provoquées sont des coupures au niveau des doigts et de la paume de la main. De manière plus rare, il peut également y avoir des projections dans l’œil si une lame casse (ex : lame de cutter).

  • Ambiances froides : le réapprovisionnement des meubles réfrigérés et les passages en chambre froide exposent à des écarts de température importants au cours de la journée de travail. Et il ne s’agit pas uniquement d’inconfort : le froid diminue la dextérité, augmente la force nécessaire pour accomplir un geste, et favorise le développement de troubles musculosquelettiques. Les dommages les plus fréquemment occasionnés sont des raideurs articulaires et des douleurs aux mains ainsi qu’aux poignets.

Encaissement

Cette unité de travail couvre le passage en caisse, la manipulation de l’argent liquide, et la tenue du fonds de caisse.

  • Gestes répétitifs et station debout prolongée : tenir la caisse nécessite des mouvements répétés du poignet et de l’épaule, en tenant une position debout quasi permanente, avec peu de déplacement (piétinement). Les risques sont majorés lorsque la caisse n’est pas à hauteur d’homme, et lorsque les produits lourds doivent être soulevés pour être scannés (codes-barres). Les dommages qui en résultent sont des tendinopathies de l’épaule et du poignet, ainsi que des varices dans les jambes en fin de journée.

  • Braquage et vol à main armée : la caisse d’une épicerie contient souvent de l’argent liquide. Les commerces de proximité constituent le secteur le plus exposé aux braquages, notamment parce qu’ils sont moins protégés que les grandes surfaces (fiche Cramif DTE 290-1, 2025). Les risques de braquage sont plus importants aux horaires de faible affluence, en particulier avant la fermeture. Les dommages provoqués sont à la fois physiques (ex : coups, bousculade, blessure par arme) mais surtout psychologiques, avec un état de stress post-traumatique qui peut persister des semaines voire des mois après le braquage. Ce danger, signature du métier d’épicier, fera l’objet d’un développement dédié.

Contact clientèle

Cette unité de travail couvre l’accueil, le conseil, le service au rayon et l’aide apportée aux clients jusqu’à leur véhicule ou leur domicile.

  • Incivilités et agressions verbales : un temps d’attente important en caisse, une erreur d’étiquetage, un moyen de paiement refusé ou une erreur sur un rendu de monnaie suffisent parfois à provoquer la colère d’un client. Ces risques sont présents tout au long de l’année, et augmentent aux heures de forte affluence. De plus, la personne en caisse est à ce moment-là seule face au client, et ne peut pas s’en aller de son poste de travail. Les dommages possibles qui en résultent sont de l’anxiété, une perte de motivation au travail, et à la longue, de l’épuisement professionnel.

  • Agressions physiques : plus rares que les agressions verbales, elles restent possibles lorsqu’un litige dégénère, notamment lorsqu’une personne soupçonnée de vol est interpellée. Les risques sont majorés en cas d’isolement (ex : si l’établissement est gardé par une seule personne durant certaines heures de la journée). Les dommages qui en résultent vont des blessures physiques (ex : coups, bousculades) à un traumatisme psychologique durable.

  • Exigences émotionnelles : le personnel doit rester disponible et aimable quel que soit le comportement du client, et quelle que soit sa propre fatigue. Des risques psychosociaux peuvent naître de ce décalage entre l’émotion que l’on ressent et l’attitude que l’on se doit d’afficher. De plus, les interruptions de travail sont continues (ex : une mise en rayon qui s’arrête parce qu’un client se présente). Les dommages les plus fréquents que cela occasionne sont de l’irritabilité, une baisse de la concentration qui favorise les accidents, et à terme un épuisement professionnel (dossier INRS sur le stress au travail).

Nettoyage des locaux

Cette unité de travail couvre le nettoyage des sols et des surfaces de vente, l’entretien des meubles réfrigérés, la gestion des déchets et l’entretien des sanitaires.

  • Produits d’entretien : détergents, dégraissants et désinfectants sont des agents chimiques dangereux (même ceux non destinés à un usage professionnel et vendus en grande surface). Transvaser des produits, ne pas mettre d’étiquette sur les contenants, ou encore faire des mélanges (ex : eau de Javel et détartrant acide, dégageant du gaz) constituent des facteurs de risques importants. Les dommages qui en résultent sont des dermatoses des mains, des irritations oculaires et des atteintes des voies respiratoires. (La fiche de données de sécurité de chaque produit doit rester accessible au personnel, en particulier la rubrique des numéros à contacter en cas d’inhalation / intoxication.)

  • Chutes de plain-pied sur sol mouillé : Durant le nettoyage, le lavage des sols augmente les risques de glisser et de chuter de plain-pied. Les risques sont majorés lorsque le nettoyage est réalisé pendant les heures d’ouverture, car les clients circulent alors sur des surfaces humides. Enfin, le raclage laisse des zones humides résiduelles invisibles. Les dommages possibles en cas de chutes sont des entorses, des fractures, ou encore des traumatismes du bassin.

  • Manutentions et postures de nettoyage : le nettoyage impose parfois de bouger du mobilier, de déplacer un seau rempli d’eau, de travailler à genoux sous les gondoles ou encore bras levés sur les vitrines. Les risques liés à ces opérations se cumulent à ceux de la journée, car le nettoyage des épiceries se fait le plus souvent en fin de journée, au moment où la fatigue est déjà présente. Les dommages principaux que cela tend à engendrer sont des lombalgies ainsi que des tendinopathies de l’épaule.

Locaux de travail

Cette unité de travail couvre l’état général du magasin, de la réserve et des circulations, ainsi que les installations qui les équipent.

  • Incendie : une épicerie est un établissement recevant du public (ERP), et elle stocke différentes matières pouvant servir de combustibles : cartons d’emballage, films plastique, palettes de bois, papier, etc. Les risques sont majorés en cas de stockage de déchets (évacués peu régulièrement), et par la présence de points chauds liés à des appareils fonctionnant en continu (ex : groupe froid, chauffe-eau, etc.). En cas de nécessité, l’évacuation peut être rendue plus difficile par les allées de circulation étroites, voire par l’encombrement des lieux de passage (ex : palette en attente de rangement). Les dommages principaux que cela peut engendrer sont des brûlures ainsi que des intoxications par les fumées.

  • Installations électriques : les épiceries occupent souvent d’anciens locaux dont l’installation électrique n’est pas forcément en adéquation avec les besoins en électricité (ex : froid alimentaire). Les risques sont majorés en l’absence de vérification périodique des installations électriques, et notamment des dispositifs de protection comme les disjoncteurs différentiels 30 mA (Les installations électriques doivent faire l’objet d’une vérification par une personne qualifiée tous les ans, notamment pour les établissements de type ERP.) Les dommages possibles en cas d’accidents sont l’électrisation (ne provoque pas la mort mais peut provoquer différents dégâts tels que des brûlures profondes) voire l’électrocution (provoque la mort). En cas d’échauffement de conducteurs électriques, il peut également y avoir des départs de feu par échauffement.

  • État et nature des sols : un mauvais revêtement de sol peut à lui seul constituer un grand facteur de chute : sol qui n’est pas antidérapant, présentant un dénivelé de quelques centimètres, ou présence d’une dalle / d’un carreau de carrelage descellé. Une différence d’adhérence trop marquée entre deux zones apporte également des risques de chute. Les principaux dommages qui en résultent sont des entorses, des contusions ainsi que des fractures.

  • Éclairage insuffisant : les réserves, les caves, et les escaliers d’accès sont fréquemment moins bien éclairés que les autres parties de l’épicerie, alors que c’est dans ces zones que l’on porte des charges. Un éclairement d’environ 300 lux est recommandé en zone de vente et de 500 lux en zone de caisse, contre 100 lux seulement pour un local de stockage. Les dommages possibles les plus fréquents sont des chutes, des heurts voire de la fatigue visuelle.

Prévenir les troubles musculosquelettiques chez les épiciers.

Les manutentions manuelles constituent la principale source de risques pour les épiciers. Elles sont présentes durant les livraisons, dans la réserve, en rayon et même à l’encaissement, ce qui les rend difficiles à isoler et à traiter.

La particularité d’une épicerie tient à l’accumulation de grandes quantités de poids unitaires. Un pack d’eau de 8 kilogrammes est loin de représenter une charge herculéenne. Mais ce qui use le corps, c’est de devoir en porter des dizaines dans une matinée, en descendant dans une réserve en sous-sol, puis suite à cela, de continuer la mise en rayon de conserves en bas de gondoles que l’on avait mise en suspens précédemment. Les manutentions manuelles sont à l’origine de 51 % des accidents du travail du secteur (données Cnam issues de l’INRS ED 6401). À l’échelle nationale, les troubles musculosquelettiques représentent à eux seuls plus de 80 % des maladies professionnelles reconnues (dossier INRS sur les TMS).

 

Sur le plan réglementaire, les manutentions manuelles de charges relèvent des articles R.4541-1 et suivants du Code du travail. Ces articles obligent l’employeur à chercher comment éviter les manutentions manuelles en premier lieu, puis, si elles ne peuvent pas être évitées, à en limiter les effets. L’article R.4541-9 fixe par ailleurs des limites, avec un seuil de poids maximum à 55 kilogrammes pour les hommes au-delà duquel une aptitude du médecin du travail est nécessaire (les femmes ne peuvent en aucun cas excéder 25 kg). En épicerie, ces seuils sont rarement atteints, mais ce sont les charges modérées et répétées qui produisent les maladies professionnelles du secteur.

Pour notre document unique épicerie, les mesures de prévention contre les manutentions manuelles et les troubles musculosquelettiques que nous avons retenues sont les suivantes :

  1. Agir sur le conditionnement : S’il est impossible de supprimer les charges, il est parfois possible de les aménager. Pour de petites quantités, optez pour des conditionnements moins volumineux, dotés de prises (ex : poignées) qui facilitent le port. Pour les grosses quantités, demandez à être livré sur palette afin de pouvoir mécaniser la manutention.

  2. Équiper l’épicerie d’aides à la manutention : un transpalette (électrique si la réserve le permet), un diable, un chariot à hauteur variable et une table de travail à hauteur d’homme (si possible réglable en hauteur) suppriment bien des risques et augmentent le confort de travail. Pour la mise en rayon, les équipements de mise en rayon (EMER) permettent de travailler en hauteur et en sécurité. Ces équipements doivent rester facilement accessibles pour être utilisés.

  3. Revoir l’implantation de la réserve : rangez les produits les plus lourds et les plus vendus à mi-hauteur (cuisse – épaule d’une personne), et non à ras du sol ni en partie haute. Ne pas stocker en hauteur les objets les plus lourds. Si possible, réduisez la distance entre la zone de stockage et les rayons pour limiter les déplacements.

  4. Encadrer les livraisons par un protocole de sécurité : établissez avec chaque transporteur régulier de votre épicerie un protocole de sécurité écrit (obligatoire en vertu de l’article R.4515-4 et suivants). Il devra préciser les consignes de livraison, la zone de dépose de la marchandise, les modalités d’accès au site, le lieu de stationnement, les engins éventuellement utilisés ainsi que les moyens de secours à contacter en cas de problème. Il est aussi utile pour fixer une plage de livraison qui soit en dehors de vos horaires d’affluence.

  5. Aménager le poste d’encaissement : choisissez un siège réglable en hauteur, et une caisse qui permet de faire glisser les produits lourds au lieu de devoir les soulever. Un siège assis-debout permet d’alterner les positions de travail tout en restant sur le même poste de travail. Enfin, prévoyez une alternance de tâches au sein du personnel de l’épicerie afin qu’une même personne ne reste pas en caisse toute la journée.

  6. Former le personnel à la prévention des risques liés à l’activité physique : la formation PRAP permet d’apprendre les bons gestes et les bonnes postures de travail à adopter pour limiter les risques, mais elle apprend aussi au salarié à repérer dans son propre travail ce qui l’expose. Il est nécessaire que tous les salariés de l’épicerie fassent l’effort de l’appliquer au quotidien, gérant compris, pour que cette habitude s’ancre sur le long terme.

Prévenir les agressions et les braquages chez les épiciers.

C’est le danger le plus brutal auquel l’on peut être exposé en tant qu’épicier. On ne peut pas le prévoir à l’avance, il ne dure que quelques secondes, et pourtant ses conséquences sur la santé mentale peuvent durer des mois.

Les braquages de commerces de proximité présentent des caractéristiques constantes, décrites par la Cramif : ils visent des établissements moins bien protégés que les supermarchés, ont lieu très rapidement, portent sur des sommes faibles (quelques dizaines ou centaines d’euros), et leurs auteurs sont souvent très jeunes. Les facteurs qui facilitent le passage à l’acte sont connus : un magasin librement accessible (sans service de sécurité), un établissement dans la pénombre, de l’argent liquide disponible dans la caisse, des effectifs réduits, et des horaires atypiques avec peu de clients (ex : fin de soirée avant la fermeture, etc.).

La consigne la plus habituelle, qui consiste à remettre l’argent sans opposer de résistance, reste malheureusement la plus efficace pour protéger efficacement l’intégrité physique des salariés. Mais elle a un effet secondaire : elle incite les auteurs à récidiver dans le même commerce. Un salarié peut donc se faire braquer plusieurs fois dans la même année, ce qui augmente fortement le risque de développer des troubles psychologiques de long terme. Les répercussions vont de l’état de sidération à un état de stress post-traumatique chronique, avec reviviscences, troubles du sommeil, évitement du poste de travail et parfois désinsertion professionnelle.

Pour notre document unique épicerie, les mesures de prévention contre les agressions et les braquages que nous avons retenues sont les suivantes :

  1. Réduire l’argent liquide disponible dans la caisse : c’est la mesure qui supprime l’objet de la convoitise. Par exemple, supprimez tout seuil de paiement par carte bancaire (ou alors fixez un seuil très faible) et acceptez le paiement sans contact par téléphone (Apple Pay / Google Pay). Encaissez les titres à endosser (ex : ticket restaurant) dès le passage en caisse.

  2. Sécuriser le poste d’encaissement : une caisse sécurisée équipée d’un automate de gestion des espèces rend les liquidités inaccessibles au personnel comme aux voleurs. Si vous n’en avez pas, intégrez un tiroir-caisse sécurisé au poste d’encaissement. Paramétrez une alarme du logiciel de caisse dès l’atteinte d’un seuil de liquidités. Veillez aussi à limiter la visibilité du tiroir-caisse côté client. (En Île-de-France, la Cramif propose une subvention prévention « Caisse sécurisée » aux commerces de proximité de moins de 50 salariés.)

  3. Concevoir des locaux dissuasifs : la caisse ne doit jamais être placée de manière à ce que le caissier tourne le dos à l’entrée du magasin. Installez une vidéosurveillance dans l’épicerie et reportez les images sur un écran visible par la clientèle (un malfaiteur qui se sait filmé renonce souvent). Enfin, signalez les dispositifs de surveillance à l’entrée de l’épicerie via des affiches, autocollants de grande taille sur les portes, etc.

  4. Organiser l’ouverture et la fermeture : ce sont les deux moments auxquels l’épicerie est la plus exposée de la journée. Organisez le planning pour qu’elles ne soient pas réalisées par une personne seule. Si les effectifs ne le permettent pas, équipez le salarié d’un dispositif d’alarme pour travailleur isolé (DATI) couplé à un téléphone mobile. En cas de présence d’un individu louche au moment d’ouvrir ou de fermer l’épicerie, ne pas hésiter à reporter l’opération et à composer le 17 (police).

  5. Écrire un protocole de gestion de crise et l’intégrer au document unique : la Cramif recommande de définir à l’avance une procédure d’accompagnement des victimes en cas de braquage, et d’intégrer ce protocole au document unique (fiche Cramif DTE 290-2). Il prévoit la personne qui doit donner l’alerte, la fermeture du magasin suite à l’incident, le soutien psychologique à apporter le jour même à la victime, et la déclaration d’accident du travail à faire même en l’absence de blessure physique, notamment pour les risques psychosociaux.

  6. Former et informer le personnel : informez les nouveaux arrivants des potentiels risques d’agressions lors de l’embauche, et donnez les consignes à tenir en fonction du type d’agression. Une équipe formée sera moins angoissée en cas de survenue d’incident et saura parfaitement quoi faire dans les minutes qui suivent.

Les EPC et EPI indispensables pour toute épicerie.

Une épicerie utilise peu d'équipements de protection individuelle. L'essentiel de la protection se joue dans le revêtement de sol, l'implantation des rayonnages et les aides à la manutention mises à disposition. Les EPI (ex : gants, chaussures etc.) viennent ensuite, mais pour des tâches précises comme l'ouverture de colis ou le nettoyage de locaux.

L’article L.4121-2 du Code du travail fixe l’ordre à respecter en prévention des risques : éviter le risque, puis l’évaluer s’il ne peut pas être évité, le combattre à la source, puis donner la priorité aux mesures de protection collective sur les mesures de protection individuelle. Appliqué à une épicerie, agir à la source consiste à commander des conditionnements plus légers et munis de poignées, à exiger des palettes pour les grosses charges, à privilégier les cartons prédécoupés pour moins utiliser le cutter et à supprimer autant que possible le stockage d’argent liquide.

Les protections collectives qui nous paraissent indispensables pour toute épicerie sont :

  • Un revêtement de sol antidérapant et facile à nettoyer, dans la surface de vente mais aussi dans la réserve.

  • Des aides à la manutention adaptées (ex : transpalette manuel ou électrique, diable, chariot à hauteur variable, table à hauteur réglable, etc.).

  • Des moyens d’accès en hauteur sécurisés : de préférence un marchepied, un escabeau avec garde-corps et main courante ou une plateforme individuelle roulante légère (PIRL), et à défaut un escabeau bas à une ou deux marches. L’usage d’échelle, de mobilier conventionnel, voire l’escalade des rayonnages sont à proscrire.

  • Des cutters de sécurité à lame rétractable, complétés par une boîte de collecte spécifique aux lames usagées.

  • Des rayonnages en bon état, fixés au mur ou au sol, dont les charges admissibles et les hauteurs de stockage sont respectées.

  • Une caisse sécurisée avec automate de gestion des espèces, ou à défaut un tiroir-caisse sécurisé.

  • Une vidéosurveillance des zones sensibles, signalée à la clientèle, avec report d’image visible dans le magasin, à la caisse.

  • Un éclairage suffisant partout, y compris dans la réserve (ou cave, escaliers, etc.) avec une intensité lumineuse et une couleur adaptées.

  • Des moyens de lutte contre l’incendie adaptés et vérifiés régulièrement (contrôle des extincteurs annuel dans le cadre de l’ERP), un éclairage de secours, et des issues de secours balisées / dégagées.

Les protections individuelles qui nous paraissent indispensables pour toute épicerie sont :

  • Chaussures de sécurité à semelle antidérapante et embout renforcé (Type EN ISO 20345).

  • Gants de protection contre les risques mécaniques (Type EN 388) pour la manutention des palettes, des cageots et des cartons.

  • Gants de protection contre les risques chimiques (Type EN ISO 374) à manchettes longues pour les opérations de nettoyage et le contact avec les détergents.

  • Gants imperméables contre le froid (Type EN 511) pour la manipulation des produits surgelés.

  • Vêtements chauds et respirants pour le travail en chambre froide (Type EN 342) et le réapprovisionnement des meubles réfrigérés (Type EN 14058).

  • Lunettes de protection (Type EN 166) lors des opérations de nettoyage avec risque d’éclaboussure ou de projection de produits chimiques.

  • Vêtements de travail (ex : blouse, tablier, etc.) dont le nettoyage devra être pris en charge par l’entreprise.

Ces équipements devront être mis gratuitement à la disposition des salariés par l’employeur, qui doit également s’assurer de leur bon état ou à défaut de leur entretien / remplacement, conformément à l’article R.4321-4 du Code du travail. De son côté, le salarié est tenu de les utiliser, et conformément à leur usage, en application de l’article L.4122-1.

La formation et la sensibilisation aux risques des salariés en épicerie.

En épicerie, presque tout s'apprend en regardant : ouvrir un carton, descendre une palette, tenir la caisse. Mais cela ne constitue pas une formation à la sécurité en tant que telle, comme l’exige le Code du travail. En effet, fournir une formation au poste, à chacun des salariés, est une obligation à part entière.

Les articles L.4141-1 et suivants du Code du travail imposent donc d’organiser une information / formation pratique à la sécurité à chaque travailleur. Cette obligation s’applique à l’embauche, en cas de changement de poste ou de technique, et après un arrêt de travail prolongé.

Pour notre document unique épicerie, les actions de formation et de sensibilisation que nous avons retenues sont les suivantes :

  • L’accueil sécurité à la prise de poste, réalisé le premier jour et pour chaque nouvel arrivant, y compris un renfort de quelques heures (ex : localisation des issues de secours, de la trousse de secours et de la coupure générale d’électricité, etc.).

  • La prévention des risques liés à l’activité physique (formation-action PRAP), avec un travail sur les situations réelles du magasin (ex : descente d’une palette en réserve, mise en rayon des packs d’eau, etc.).

  • L’utilisation des aides à la manutention et des équipements de travail (ex : transpalette, table élévatrice, hauteur de prise d’un roll, etc.).

  • Le déballage en sécurité et l’usage des outils tranchants (ex : ouvrir un carton à ouverture facile sans cutter, dessouder un feuillard plastique en tirant à son extrémité, changer une lame de cutter émoussée, etc.).

  • Le travail en hauteur avec les moyens disponibles dans le magasin (ex : dépliage complet d’un escabeau, vérification du loquet de sécurité, rappel de l’interdiction d’utiliser du mobilier, ou d’escalader un rayonnage, etc.).

  • Le risque chimique et la lecture des étiquettes de produits (ex : reconnaître les pictogrammes, ne jamais mélanger deux produits, ne jamais transvaser dans un contenant de type alimentaire, etc.).

  • La conduite à tenir en cas d’incivilité, d’agression ou de braquage, ainsi que les numéros à composer (ex : désamorcer un litige, ne jamais retenir physiquement une personne soupçonnée de vol, etc.).

  • La sécurité incendie et l’évacuation du public, l’épicerie étant un établissement recevant du public (ex : manipulation d’un extincteur, guidage des clients vers la sortie, etc.).

À cela peut s’ajouter la formation de sauveteur secouriste du travail (SST), afin de connaître les gestes permettant de se mettre en sécurité et de prendre en charge une victime en cas de problème.

Pensez enfin à conserver la trace de ces formations. Elles devront alimenter le passeport de prévention prévu par l’article L.4141-5 du Code du travail. En cas de contrôle de l’inspection du travail ou d’accident, elles constituent la preuve que l’obligation de formation a bien été respectée.

À quel moment faut-il mettre à jour le document unique de votre épicerie ?

Un document unique doit être mis à jour à chaque fois que la réalité de l’entreprise s'écarte de ce qui y est écrit : une nouvelle activité, un nouvel équipement, un nouveau poste de travail, ou encore un risque que l'on n'avait pas répertorié.

L’article R.4121-2 du Code du travail prévoit trois cas de figure entraînant la mise à jour :

  • La périodicité : au moins une fois par an dans les entreprises de 11 salariés et plus. En dessous de ce seuil, aucune fréquence minimale n’est imposée.

  • L’aménagement important : toute décision qui modifie les conditions de travail. Applicable à toute entreprise peu importe ses effectifs.

  • L’information nouvelle : dès qu’une nouvelle information sur un risque apparaît. Applicable à toute entreprise peu importe ses effectifs.

Ce troisième cas est souvent oublié, alors que c’est celui qui coûte le moins cher à traiter. Une information nouvelle, c’est le plus souvent un presque-accident. Par exemple, une pile de cartons s’effondre en réserve dix minutes après le passage d’une personne : la hauteur de stockage était excessive. Aucun accident du travail n’est à déclarer, personne n’est en arrêt, mais la situation ne peut pas rester identique jusqu’à ce qu’un véritable accident survienne : il faut donc inscrire ce danger dans le document unique et trouver une ou plusieurs actions correctives pour ne plus que cela survienne.

C’est aussi la raison pour laquelle nos documents uniques sont au format Excel et non au format PDF : vous pouvez de ce fait tout modifier par vous-même, entreprendre vos propres mises à jour, sans devoir payer à nouveau. Notre guide de la mise à jour du document unique détaille la marche à suivre pas à pas.

Mettre en œuvre dans votre épicerie les actions de prévention inscrites dans le document unique.

Une fois les risques évalués et les actions de prévention des risques définies, il reste à les mettre en place sur le terrain. C’est cette étape qui transforme une obligation administrative en gain réel pour l’entreprise.

L’article L.4121-3-1 du Code du travail distingue deux obligations différentes en fonction des effectifs. À partir de 50 salariés, l’employeur établit un programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail (PAPRIPACT). En dessous de 50 salariés, ce qui est le cas de la quasi-totalité des épiceries, l’employeur devra juste définir des actions de prévention et les inscrire dans le document unique. (Ce même article du Code du travail impose la durée de conservation du document unique et de ses versions successives à quarante ans minimum.)

Chez Document Unique Facile, nous sommes convaincus que le calendrier est efficace pour passer à l’action sur le terrain. C’est pourquoi nos documents uniques intègrent tous un calendrier de type PAPRIPACT : chaque mesure de prévention se voit attribuer une échéance de mise en place : au cours du premier semestre, au cours du deuxième semestre, ou peut-être l’année prochaine. (Note : si vous avez moins de 50 salariés, vous n’êtes pas obligé d’utiliser cette partie de nos documents uniques)

L’étalement des mesures de prévention dans le temps est indispensable, notamment pour les gros investissements. Par exemple, le remplacement d’un poste d’encaissement par une caisse sécurisée avec automate de gestion des espèces : il faut se renseigner sur les produits, établir des devis, voir s’il existe des financements (ex : subvention prévention de l’Assurance Maladie), et il n’y a rien d’anormal à ce que cela prenne du temps. Ce qui compte en cas de contrôle de l’inspection du travail, ce n’est pas que tout soit réalisé : c’est que le parcours soit fléché et suivi.

FAQ sur le document unique en épicerie.

C’est quoi le document unique dans une entreprise ?

C’est le document dans lequel l’employeur transcrit le résultat de son évaluation des risques professionnels. Il recense, unité de travail par unité de travail, les dangers présents dans l’entreprise, évalue les risques pour les salariés et indique les mesures de prévention.

Le document unique est-il obligatoire pour une épicerie ?

Oui, dès le premier salarié. La forme juridique du commerce, sa surface et son chiffre d’affaires n’entrent pas en ligne de compte. Seul l’épicier travaillant totalement seul, sans aucun salarié, apprenti ni stagiaire, en est dispensé.

À quoi sert le document unique dans une épicerie ?

Il sert à identifier les dangers présents pour les salariés, à les hiérarchiser, puis à décider des mesures de prévention adaptées pour protéger les salariés.

Les manutentions doivent-elles apparaître dans le document unique d’une épicerie ?

Oui, et elles y occupent une place centrale. Elles sont à l’origine de la moitié des accidents du travail du secteur. L’évaluation doit distinguer le déchargement d’une palette, la descente en réserve, la mise en rayon des produits lourds, la station debout en caisse, etc. car chacune appelle des mesures différentes.

Faut-il inscrire le risque d’agression et de braquage dans le document unique d’une épicerie ?

Oui. Les violences externes sont des risques professionnels comme les autres, et l’employeur doit les évaluer et les prévenir au titre de son obligation de sécurité. La Cramif recommande d’aller plus loin en intégrant au document unique le protocole de prise en charge des victimes, afin qu’il soit consultable par les salariés à tout moment.

Qui doit établir le document unique d’une épicerie ?

C’est l’employeur, donc le gérant de l’épicerie. Il peut le rédiger lui-même ou en confier la réalisation à un prestataire, mais il en reste responsable devant la loi dans tous les cas. Lorsqu’il fait appel à un tiers, mieux vaut s’assurer que celui-ci est compétent, et donc enregistré comme intervenant en prévention des risques professionnels (IPRP).

Qui peut consulter le document unique d’une épicerie ?

Les salariés y ont accès librement, ainsi que les membres du comité social et économique lorsqu’il en existe un. Le médecin du travail et l’ensemble du service de prévention et de santé au travail peuvent également le demander, tout comme les agents de l’inspection du travail et les agents des services de prévention de la Carsat (ou de la MSA). Un ancien salarié peut lui aussi en obtenir communication pour les périodes durant lesquelles il a travaillé dans l’entreprise.

À quelle fréquence faut-il mettre à jour le document unique d’une épicerie ?

Une mise à jour annuelle s’impose à partir de 11 salariés. En dessous de ce seuil, il n’existe pas de fréquence minimale, mais la mise à jour reste obligatoire à chaque aménagement important des conditions de travail et à chaque information nouvelle concernant un risque (ex : lancement d’une nouvelle activité).

Qui doit mettre à jour le document unique d’une épicerie ?

La responsabilité de la mise à jour revient au chef d’entreprise, comme la rédaction initiale. Il peut la déléguer à un tiers, sans que cela ne le déresponsabilise aux yeux de la loi. C’est aussi pour cette raison que nous livrons nos documents uniques dans un fichier Excel modifiable, qui permet de faire ses propres mises à jour soi-même, contrairement au format PDF proposé par d’autres entreprises du secteur.

Téléchargement du document unique pour épicerie gratuit.

Ci-dessous, vous pouvez télécharger notre modèle de document unique gratuit pour épicerie. Il se présente sous la forme d’un fichier Excel de 5 pages :

  • Une page d’illustration pour les épiceries.

  • Une page d’informations sur l’épicerie.

  • Une page de présentation de la méthode d’évaluation des risques professionnels.

  • Une page d’évaluation des risques professionnels.

  • Une page de prévention des risques professionnels, accompagnée de son calendrier de mise en œuvre.

Notre document unique épicerie déjà complété reprend cette même structure, avec 31 situations à risque réparties dans 6 unités de travail, leur évaluation et les mesures de prévention associées. Il est disponible immédiatement en téléchargement, comme nos autres documents uniques par métier.

Paiement Sécurisé SSL

Carte Bancaire

Service Support Réactif
Réponse mail : 24h

Large Catalogue.
Disponibilité immédiate.
Téléchargement rapide.

Ingénieur conseil, à l'écoute de vos besoins par téléphone et par mail.

bottom of page